• Eternity, espoir tome 1 chapitre 1

     

    Chapitre 1


    De toutes les personnes qui entouraient sa vie, il ne s’attendait pas à ce que « celle-ci » puisse tomber
    malade. Lorsqu’il était enfant, il s’était mis dans l’idée qu’elle vivrait éternellement à ses côtés. Elle était
    son mentor, sa bouée d’oxygène, sa confidente, sa meilleure amie et par-dessus tout…
    - Grand-mère ?
    Joshua scruta la chambre d’hôpital. Au centre de la pièce se trouvait un lit médicalisé avec des draps
    d’une blancheur éclatants ainsi qu’un adaptable. Contre la fenêtre était collé un fauteuil. Joshua fut
    parcouru d’un frisson. Comment un endroit qui sauvait des vies pouvait être aussi lugubre ? Ne
    pouvaient-ils pas repeindre les murs ? Mettre un peu de couleur ? Pas étonnant que la plupart des patients
    déprimaient sur leur lit d’hôpital.
    - Grand-mère ? Appela-t-il de nouveau.
    - L’infirmière m’a dit qu’elle était descendue au hall 2.
    Joshua regarda son frère jumeau. Comment faisait-il pour être aussi calme et serein alors que la personne
    qui les avait élevés était mourante ?
    - Comment ça se fait qu’elle ait pu quitter son lit comme ça ?
    - Une aide-soignante l’a amené. Ils se sont dit que ça lui ferait du bien de sortir de sa chambre.
    - Elles sont connes ou quoi ?! Elle est malade ! Ils n’auraient pas dû la déplacer comme ça !
    - Calme-toi. Ils savent ce qu’ils font et puis qu’est-ce que tu veux qu’il lui arrive de grave ? Elle est déjà
    dans un hôpital.
    Joshua serra les poings se retenant de les balancer à la figure de son frère. Son manque de réaction le
    foutait vraiment hors de lui.
    - Le hall n°2 est au rez-de-chaussée. poursuivit son frère. Allons-y.
    - Vous êtes perdus ? Demanda une femme en blouse blanche.
    - Nous cherchons le hall n°2.
    - Il vous suffit de suivre la musique et vous y serez.
    Voyant qu’ils la regardèrent tous les deux en fronçant les sourcils elle rajouta.
    - C’est tout droit, au bout du couloir, dit-elle en s’éloignant.
    - Les médecins d’ici sont vraiment bandants, répondit le frère de Joshua.
    Joshua secoua la tête. Comment pouvait-il penser à baiser dans ce genre d’endroit !
    - C’est quoi cet attroupement ?
    Joshua suivit du regard son frère. Une vingtaine de personne étaient assemblées autour d’une jeune femme
    qui était en train de jouer un morceau.
    - Cette musique… Ce n’est pas la chanson que grand-mère écoute en boucle ses temps-ci ? Demanda
    Joshua.
    - Qu’est-ce que j’en sais ? Elle est là. Dit-il en pointant du doigt une vieille dame sur un fauteuil roulant
    qui bougeait la tête en rythme.
    - Grand-mère. Qu’est-ce que tu fais ici ?
    - Et vous que faites-vous ici ?
    - On est venu te voir !
    - Pourquoi faire ?
    - C’est ce que je lui ai dit, maugréa Will.
    - Tu comptais nous dire que tu étais malade quand ? Demanda Joshua en ignorant la remarque de son
    frère.
    - Je vais bien.
    - Je ne plaisante pas ! Tu as un cancer…
    - Tu dramatises toujours, morveux.
    - Je dramatise ? Tu es mourante !
    La musique se tue ainsi que la foule rassemblée autour d’eux. Pourquoi les regardaient-ils ainsi ? Joshua
    regarda la personne assise à côté de lui. Celui-ci était dans un fauteuil roulant, dépourvu de cheveux et de
    sourcils. Il jeta un coup d’oeil à la pièce et remarqua que la plupart des gens dans la pièce étaient dans le
    même état. Il tourna la tête et croisa le regard de la musicienne.
    - Félicitation frangin, murmura Will en enfonçant sa casquette sur la tête. Tu sais comment plomber
    l’ambiance.
    Pourquoi diable avaient-ils la tête tournée vers eux ? Ils ne les avaient pas insultés ! Et cette fille…
    Pourquoi continuait-elle à le fixer ainsi. La jeune femme posa sa guitare sur sa chaise et s’avança vers
    Joshua. Lorsqu’elle arriva devant lui, elle sortit un stylo de nulle part, attrapa la main du jeune homme, et
    se mit à écrire dessus avant de regagner le siège dans lequel elle se trouvait quelques secondes plus tôt.
    - Elle a noté son numéro de téléphone ? Demanda Will en prenant la main de son frère pour regarder.
    C’est quoi ça ? Pourquoi elle a dessiné un smiley qui sourit ? Y a marqué quoi à côté du smiley ?
    - Espoir. Répondit Joshua sans détacher du regard la jeune femme qui s’était remis à jouer.
    - Pourquoi est-ce qu’elle…
    Will cligna des yeux et tourna la tête vers la musicienne surpris par son timbre de voix.
    - Comment une fille aussi moche peut avoir une telle voix ?
    - La ferme, William.
    - Dommage qu’elle ne soit pas jolie. On aurait pu lui faire intégrer le groupe, poursuivit-il.
    - Tu crois que c’est le moment de se lancer à la recherche d’un nouveau membre ?!
    - Roh, ce n’est pas possible. Si vous êtes venus tous les deux pour vous disputer et m’emmerder, rentrez à
    Miami immédiatement.
    - Grand-mère.
    - Taisez-vous. Dit-elle d’une voix autoritaire.
    - À la regarder comme ça, on ne dirait vraiment pas qu’elle va passer l’arme à gauche. Maugréa William.
    - Gamin, si tu continues comme ça tu vas…
    - Allons-y. Dit-il en tirant le fauteuil de leur grand-mère qui commençait à lever la main.
    - Où tu m’amènes, rouspéta la vieille femme. William Storm ! Fais demi-tour.
    - Il est temps de te reposer, grand-mère.
    Joshua lança un dernier regard vers la jeune femme avant de se retourner et suivre son frère.
    - Voici votre autorisation de sortie Mme Storm. N’oubliez pas de passer à l’accueil pour retirer votre
    dossier médical.
    - Qu’est-ce qu’elle raconte ? Questionna la vieille dame.
    - Merci. Dit Will en prenant le papier des mains de l’infirmière.
    - Je rentre chez moi ?
    - Tu rentres avec nous, grand-mère...
    - À Miami, poursuivit William avec un sourire diabolique.
    - Pourquoi diable irais-je à Miami ?! Mon médecin est ici !
    - Nous t’avons trouvé un chirurgien plus compétent, grand-mère.
    - Mon chirurgien est compétent !
    - Ton chirurgien a eu son doctorat dans un paquet de Kinder Surprise, ricana William.
    La vieille dame attrapa le magasine télé enroulé et se mit à taper son petit-fils avec.
    - Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir des petits fils aussi mal élevé ?! dit-elle en continuant à le taper.
    Comment oses-tu parler ainsi d’un médecin !
    - Grand-mère. Tu peux arrêter deux secondes !
    Joshua attrapa le magasine des mains de sa grand-mère et le balança à la poubelle.
    - Nous ne pouvons pas te laisser toute seule ici. Et ce docteur est le meilleur de tout le pays.
    - Je m’en contre fiche. Il est hors de question que j’aille à Miami !
    - Grand-mère…
    - Je vous connais tous les deux. Dit-elle en pointant son index vers Joshua. Vous complotez quelque
    chose !
    - J’abandonne, souffla Joshua.
    - Laisse-moi faire.
    Will se pencha vers la vieille femme et lui gueula au visage.
    - Tu as le choix mémé. Soit on te fou dans l’hospice pour vieux de l’hôpital ou soit tu viens à Miami avec
    nous.
    La vieille dame attrapa cette fois-ci sa canne et se mit à le taper avec.
    - Bordel de merde ! Ça fait mal ! rouspéta William.
    - Je t’en foutrai des mémés et des hospices pour vieux ! Espèce d’ingrat !
    - Je crois qu’elle m’a péter le poignet, rouspéta William.
    - Tu l’as bien cherché.


    - Vous désirez quelque chose à boire ?
    Les deux jeunes hommes tournèrent la tête vers l’hôtesse.
    - J’ai soif mais pas d’eau mon canard, dit William avec un sourire aguicheur.
    - Ses yeux sont plus hauts. Répondit Joshua en poussant son frère au fond du fauteuil. Un Whisky et une
    bière.
    - Et pour madame ?
    - Elle est stone, mon canard. Je doute qu’elle veuille boire quelque chose.
    - Elle a le mal des transports. Dit précipitamment Joshua.
    - Je vois.
    La Stewart leva les yeux vers le fond de l’allée et se mit à se dandiner sur elle-même.
    - Je sais que c’est déplacé de ma part mais… pourrais-je avoir vos autographes.
    Joshua attrapa le calepin que lui tendait l’hôtesse, signa et le passa à son frère.
    - Merci. Ma soeur est une fan de votre groupe…
    - Merci. Est-ce qu’on pourrait avoir notre commande ?
    - Bien sûr.
    - Merci, dit Will en prenant le verre de Whisky que lui tendait l’hôtesse.
    - Voici votre bière.
    - Merci.
    - J’ignorai que vous aviez un tatouage sur la main. Dit la Stewart surprise.
    Joshua baissa les yeux vers sa main et regarda le smiley ainsi que le mot espoir qui était toujours inscrit
    dessus. Il fallait vraiment qu’il s’occupe de ça quand il sera arrivé à Miami. Il avait essayé de l’enlever
    avec du dissolvant mais cette fille avait utilisé un stylo indélébile dernier cri…
    - Vous voulez voir mes tatouages à moi. J’en ai un extrêmement bien placé. Dit-il avec un sourire
    malicieux.
    - Non merci. Dit-elle sèchement avant de partir.
    - Elle est dingue de moi.
    - Dans tes rêves.
    - Tu es jaloux parce que je suis plus beau que toi.
    - Oui, la nature ne m’a vraiment pas gâté… dit-il en regardant sa montre.


    - Vous avez trouvé quelqu’un pour garder Nanie ? Demanda Lana en mettant son téléphone dans sa poche.
    - Qui voudrait garder une vieille harpie comme elle ?
    - William un peu de respect pour ta grand-mère.
    - Ma grand-mère ? Je te rappelle que c’est la tienne aussi Alan.
    - Tu comptes allez la voir quand d’ailleurs ? Questionna Joshua. Ça fait un mois qu’elle est à Miami et
    pas une seule fois tu es passé la voir.
    - Je suis occupé.
    - Occupé à quoi ?
    - À aider notre manager à réparer vos conneries.
    - Nous n’avons pas fait de connerie dernièrement.
    Alan pointa du doigt Joshua :
    - Bagarre dans un bar, boite de nuit. Tu as frappé un automobiliste et tu t’es envoyé en l’air avec les 3
    filles d’un des actionnaires de l’agence !
    - C’est elles qui m’ont sauté dessus.
    - J’aurais bien aimé être à ta place, petit veinard. Dit William songeur.
    - Toi, je me ferai petit à ta place. Poursuivit Lana.
    - Qu’est-ce que j’ai fait ? Demanda-t-il innocemment.
    - Tu crois que je ne suis pas au courant de tes parties de jambe en l’air avec les personnes féminines du
    taf ?
    - Faut bien que je m’amuse un peu pour relâcher la pression.
    - Je te prierai de te relâcher avec d’autres filles qui ne travaillent pas avec nous.
    - Tu es jalouse ? Tu veux que je m’amuse un peu avec toi ?
    - Trésors. Même si tu étais le dernier mec sur terre, je ne coucherai jamais avec toi. Je ne m’envoie en
    l’air qu’avec des hommes qui ont des couilles. Dit-elle avant de partir.
    - Quelle tigresse. J’adore.
    - Ne t’avise pas de la toucher. Tu m’entends ? Dit Alan d’une voix menaçante. On a déjà assez
    d’emmerde avec un membre en moins. Je n’ai pas envie de partir à la recherche d’un manager.
    - Hé ! Ce n’est pas ma faute si Isabelle s’est barrée après avoir trompée Joshua.
    Joshua fusilla son frère du regard et sortit du studio.
    - Tu ne sais jamais quand la fermer.
    - C’est bon. William, à ton tour. Dit le régisseur.
    William attrapa ses baguettes et se dirigea dans la pièce insonorisé.
    - Qu’est-ce que ça donne ? Demanda Alan en s’asseyant sur le fauteuil vide.
    - Bien. Mais il faudrait que vous vous dépêchiez à trouver une chanteuse ou un chanteur pour seconder
    Joshua.
    - On y travaille.


    - Joshua où tu vas ? cria Lana derrière lui.
    - Je vais voir ma grand-mère.
    - Je viens avec toi.
    - Tu n’as pas besoin de faire ça.
    - Nanie est comme une grand-mère pour moi ! Allons-y.
    - Quand est-ce que tu vas te décider à l’appeler Annie au lieu de Nanie ?
    - Quand les poules auront des dents.
    - Elles en ont… Joshua descendit les escaliers qui menaient vers le parking.
    - Ce n’est pas ta faute, tu sais.
    - De quoi ?
    - Isabelle…Cette fille était une garce. Elle nous a poignardés dans le dos à tous ! Tout ce qui est arrivé
    n’est pas ta faute. Alors continue à avoir foie en l’espèce humaine et arrête de voir les choses aussi
    sombrement.
    - On dirait une psy qui parle.
    - Dépêchons-nous d’aller voir grand-mère Annie. Elle doit surement faire péter un câble aux aides soignants.
    Il sortit de ses poches les clés de sa voiture et appuya sur un bouton.
    - Tu as changé de voiture ? Demanda Lana ébahit devant l’immense pickup noir.
    - L’autre voiture a rendu l’âme après que William ait fait du tout terrain avant-hier sur la plage, maugréa
    Joshua.
    - Comment ça se fait que je ne sois pas au courant de ça alors que je suis votre manager ? Questionna la
    jeune femme.
    - C’est pour t’épargner d’énorme migraine.
    Ils arrivèrent 20 minutes plus tard sur le parking de l’hôpital.
    - Tu aurais pu te garer plus près. Rouspéta la jeune femme en faisant de l’air avec sa main droite. Putain
    qu’elle chaleur.
    - Tu aurais pu mettre ta casquette.
    - Pourquoi faire.
    - Parce que tout le monde nous dévisage.
    - C’est normal, bébé. On est des célébrités. dit-elle en imitant William. Enfin toi…
    - Je suis entouré de barge.
    - Où tu vas ? Sa chambre est au premier.
    - Je vais me chercher à boire. Je te rejoins.
    - Je n’en veux pas merci de le demander !
    Joshua se dirigea vers la machine à soda, sortit des pièces de sa poche et les inséras dans la machine.
    - Allez, viens voir maman.
    Le jeune homme baissa les yeux et fit un pas à reculons en s’apercevant la présence d’une femme allongé
    face contre terre, la tête et l’avant-bras droit enfouit sous un immense fauteuil rouge. Que faisait cette
    femme dans cette position ? Il fit un autre pas à reculons et pencha la tête de côté tout en regardant le reste
    du corps qui n’était pas caché. Ses yeux se posèrent sur les fesses de la jeune femme.
    - Aïe.
    - Euh… Vous voulez de l’aide ? Demanda Joshua sans détacher des yeux le corps qui commençait à se
    tortiller.
    - Seul un magicien pourrait m’aider.
    - Pardon ?
    - Si vous êtes un magicien, je veux bien votre aide. Si vous êtes un simple humain, poursuivez-votre route
    car vous ne me serez d’aucune aide. Répondit-elle en s’enfonçant plus loin sous le fauteuil.
    - Vous allez rester coincer si vous continuez à avancer sous ce fauteuil.
    - Vous en faites pas, j’ai des réserves. Je peux tenir ainsi pendant 1 mois… Aïe.
    - C’est pas vrai… maugréa-t-il.
    Il posa sa canette sur une table, se pencha, agrippa les chevilles de l’inconnue et la tira en arrière.
    - Hé ! Protesta-t-elle. J’y étais presque !
    - Poussez-vous.
    L’inconnue se leva et s’épousseta ses vêtements tandis que Joshua prit sa place. Il tendit la main et attrapa
    la seule chose qui se trouvait sous ce satané fauteuil.
    - C’est quoi ce chiffon ? Demanda-t-il une fois redresser sur ses deux pieds.
    - Ce n’est pas un chiffon, c’est une peluche. Répondit l’inconnue.
    - Vous vous battez avec ce fauteuil pour un chiffon ? Répéta-il en ignorant la remarque de la jeune femme.
    - Chaque chose mérite qu’on se batte pour elle.
    Joshua lâcha le chiffon au sol sous le cri choqué de la jeune femme, puis se dirigea vers la bouteille de
    solution hydroalcoolique qui se trouvait à côté de la machine à soda pour se désinfecter les mains.
    -Cet hôpital est remplie de barge, maugréa-t-il en se frottant les mains énergiquement pour supprimer la
    moindre trace de bactérie.
    - Seul un barge peut en reconnaitre un autre. En êtes-vous un ?
    Joshua cligna des yeux et regarda l’inconnue. Celle-ci avait les cheveux noirs, courts d’un côté et un peu
    plus long de l’autre. Les yeux marron foncés, une bouche pulpeuse et un nez fin qui s’accordait
    harmonieusement avec son visage un peu rond. Pourquoi avait-il l’impression de l’avoir vu quelque
    part ? Ce n’était pourtant pas le genre de fille qu’il côtoyait… Il mettait un point d’honneur à ne pas
    parler à ce genre de fille. Non pas parce qu’elles avaient des rondeurs mais parce qu’il les trouvait
    ennuyeuse. La jeune femme attrapa la main du jeune homme et se mit à dessiner sur sa main. Décidément
    pourquoi tout le monde écrivait sur sa main ses temps-ci ! Lorsqu’elle eut fini de griffonner sur la main
    de Joshua, elle se retourna et parti sans dire un mot. C’était quoi ce cirque. Était-elle du pavillon
    psychiatrique ? Où était passé les soignants qui s’occupaient d’elles ? Devait-il informer qu’une barge
    avec un chiffon se promenait en liberté dans l’enceinte de l’hôpital ?
    - Tu en as mis du temps, Josh. Tu as été cherché ta boisson en Italie ou quoi ? Demanda Lana qui se
    trouvait assise sur un fauteuil.
    - Je crois qu’on devrait te transférer dans un autre hôpital grand-mère.
    - Qu’est-ce qui se passe ? Questionna Lana.
    - Cet hôpital est rempli de barge qui se promène en liberté.
    - Arrête-toi de te regarder dans un miroir et tu n’en verras plus, balança Lana avant de mordre dans un
    biscuit.
    - Très drôle.
    - C’est quoi cet émoticône sur ta main ? demanda-t-elle la bouche pleine de nourriture.
    Joshua baissa les yeux sur sa main et regarda le dessin. C’était un émoticône qui faisait un clin d’oeil. En
    dessous était marqué : « Respire ».
    - C’est marrant. On dirait le même dessin que tu avais lorsque tu es rentré de Portland il y a un mois.
    Joshua regarda la jeune femme se demandant de quoi elle voulait parler.
    - Tu avais aussi un émoticône sur la main. Tu as galéré à l’effacer parce que c’était un stylo indélébile,
    insista Lana.
    - Lana combien de fois dois-je te dire de ne pas parler la bouche pleine, soupira la vieille dame en posant
    son livre sur l’adaptable.
    - Pardon Nanie, dit-elle après avoir avalé.
    - Attends un peu. Cette fille chantait dans l’hôpital Portland et maintenant elle chante ici à Miami, tu ne
    trouves pas ça bizarre ? Questionna Joshua. Pareil, c’est une fan hystérique.
    La vieille dame attrapa le téléloisir et frappa son petit-fils avec.
    - À force de prendre la grosse tête, elle va finir par exploser ! Tu te crois pour le centre du monde ou
    quoi ?!
    - Aïe.
    - Non mais regardez-moi ça. Maintenant que monsieur est une célébrité, il se sent plus pisser. Une fan
    hystérique ?! Non, mais je te jure !
    - Grand-mère !
    Joshua lui arracha le téléloisir des mains et le balança à la poubelle.
    - Tu ne peux pas faire comme n’importe quelle grand-mère du monde et parler au lieu de taper, maugréa-t-il..


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