• Eternity espoir tome 1 chapitre 9

    Chapitre 9

    - Qu’est-ce qui s’est passé ? Questionna Nick en regardant le rockeur sortir d’un pas furibond.

    - Je lui ai dit que j’ai couché avec toi et avec d’autres personnes.
    - Pourquoi ?
    - Parce que c’est ce qu’il voulait entendre.
    - C’est ce qu’il voulait entendre ou c’est ce que toi tu voulais lui faire entendre ?
    Nick fusilla la jeune femme du regard. Elle était vraiment désespérante quand elle s’y mettait.
    - Tu pourrais te comporter comme une fille normale de temps en temps ?
    - Je ne suis pas normale, doc. Grand-mère a appelé ?
    - Ne change pas de discussion. Va le voir pour lui dire la vérité.
    - Je vais me doucher.
    - Neyla Prime, n’espère pas t’esquiver, dit Nick en la suivant à la salle de bain. Neyla ? Demanda-t-il inquiet en voyant la jeune femme lâcher le flacon de shampoing.
    - Ça va.
    - Tu es sur ?
    - Oui.
    - Quand ça a commencé.
    - Je te dis que ça va.
    - Neyla !
    - Doc ?
    - Tu es vraiment bornée, soupira-t-il.
    Neyla entra dans la douche, balança ses affaires par-dessus bord et activa le robinet. Pourquoi se sentait-elle aussi mal ? Elle repensa à la tête qu’avait fait Joshua lorsqu’elle lui avait dit tous ses mensonges. Si son coeur ne s’était pas érigé une forteresse alors il serait en 1000 morceaux à l’heure qu’il est…
    Elle entra la tête sous le jais d’eau et chassa ses doutes. Elle ne devait pas vivre dans le doute, ni dans l’incertitude...
    Quand elle eut terminé de se doucher, elle se sécha, enfila un pyjama puis se dirigea sous les couettes. Une fois dans son lit, elle éteignit la lumière et fixa le plafond de sa chambre tout en se remettant à voter le pour et le contre. Au final, elle se convainc qu’elle avait fait le bon choix. Car après tout elle n’avait pas de temps à perdre pour des choses futiles tel qu’un petit ami ou des disputes inutiles. Oui. Son temps était beaucoup trop précieux pour ça.

    5 jours passèrent. Neyla s’évertuait à faire comme si de rien était. Et Joshua s’évertuait à l’ignorer quand il la croisait ou se trouvait dans une même pièce. Il ne lui adressait plus la parole. Ne la regardait plus. En gros faisait comme si elle était invisible. Ça ne la gênait pas, du moins c’est ce qu’elle s’était dit au bout du 2ième jour…
    - Mon sucre d’orge ! Cria William en sautant au coup de Neyla.
    - Tu es en retard, dit froidement Joshua sans lever les yeux de sa guitare.
    Neyla afficha un léger sourire en entendant de nouveau la voix du jeune homme. 4 mots en 5 jours c’était un record.
    - Désolée du retard, petit pirate. Mais le chanteur du groupe BVA m’a pris dans l’ascenseur.
    - Tu baisais avec Denis ? Cria William. Pourquoi tu es allée le voir lui et pas moi ! Je peux te faire
    grimper au rideau autant que lui.
    - Si tu as envie de baiser fais-le en dehors du travail, dit-il froidement en se levant et sortant hors de la pièce.
    - Je peux savoir ce qui se passe ? Demanda Lana à l’encadrement de la porte.
    - Salut, dit Alan en voyant leur manager.
    - Qu’est-ce qui se passe ? dit Lana en ignorant le jeune homme.
    - Joshua a besoin de baiser, répondit le frère jumeau en s’asseyant dans le fauteuil.
    - Neyla. Voici les papiers que tu as demandés.
    - Merci.
    - J’ai été ravis de travailler avec toi.
    - Comment ça, tu as été ravis ? Demanda Alan.
    - Je m’en vais, grande asperge.
    - Quoi ?
    - Neyla a signé un contrat de remplaçante.
    - Qu’est-ce que ça veut dire ? Demanda William.
    - Ça veut dire que maintenant que l’agence a trouvé une musicienne pour le groupe, Neyla peut partir. Bien entendu, Neyla nous a donné son accord pour utiliser sa voix.
    - Je suis largué. Dit William.
    - Ça veut dire que mon travail est fini petit ninja.
    - Attends, un peu. Vous n’aviez jamais envisagé qu’elle fasse partie du groupe ?
    Lana hocha négativement la tête.
    - Pourquoi avoir fait ses photos alors ?!
    - C’était une clause du contrat de Neyla.
    - Une clause ? Répéta Alan.
    - Je voulais avoir un souvenir de vous trois avant de partir.
    - Pourquoi tu veux partir ? Demanda William. Tu es bien avec nous ! Reste ! Si tu t’en vas, je vais faire une dépression, ronchonna William.
    - Tu survivras ! maugréa Lana.
    - Elle ne peut pas partir, elle n’a pas fini d’enregistrer ses parties. Dit subitement Joshua dans le dos de Lana.
    Neyla retient sa respiration en voyant le regard glacial que lui lançait le jeune homme. Depuis quand était-il ici ? Qu’avait-il entendu ? Et elle qui espérait sortir par la grande porte incognito, c’était loupé.
    - Joshua ! hurla une voix féminine dans le couloir.
    Le jeune homme tourna la tête à temps avant de subir l’assaut d’une bouche d’une brune plantureuse.
    - Julia ? Demanda-t-il surpris. Tu es brune ?
    - Tu aimes mon coeur ? Je l’ai fait pour toi. Dit-elle en tournant sur elle-même avant de se coller sur son corps. Salut les mecs.
    - Qu’est-ce qu’elle fou là cette truie ? Ronchonna William.
    - Salut à toi aussi espèce de cloporte, répliqua-t-elle sèchement.
    - Ta tournée ne devait pas finir dans une semaine ?
    - On a du annulé, Jackson s’est fait une tendinite.
    - Tu permets morue mais on était en train de parler de chose sérieuse.
    - Joshua tu vas le laisser me parler comme ça ?
    - Will, parle-lui autrement.
    Il se tourna vers Julia et libéra son bras de ses mains baladeuses.
    - Attends-moi en salle de pause. Il faut qu’on parle.
    - Il n’y a rien à lui dire, petit pirate.
    - Je ne t’ai pas demandé ton avis.
    - Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Julia ravis de le voir parler aussi sèchement.
    - Fais ce que je te dis.
    Julia fit semblant d’être vexée et se dirigea vers l’ascenseur.
    - Tu finis d’enregistrer tes parties et tu te casses.
    - Au revoir, petit pirate.
    - Je ne plaisante pas.
    - Je te raccompagne. Dit Lana en fusillant Joshua du regard.
    Neyla attrapa sa guitare, fit un signe de la main à Alan et à William, puis passa devant Joshua sans lui accorder un moindre regard. Lorsqu’elle fut sortie du studio d’enregistrement un immense soulagement la submergea. Elle était libérée. Libérée de cette torture qui commençait à détruire ses défenses. Si elle était restée une minute de plus dans ce studio elle aurait finir par craquer.
    - Ça va ? Demanda Lana en voyant la jeune femme perdu dans ses réflexions.
    - Oui, répondit Neyla avec un large sourire.
    - Je veux dire comment tu te sens…
    Neyla s’arrêta de marcher et serra Lana dans ses bras pour la faire taire.
    - Merci. De n’avoir rien dit.
    - Vous avez couché ensemble, n’est-ce pas ? Demanda-t-elle subitement. Il ne m’a rien dit, s’empressa-telle de dire… on avait fait un pari. Je devais me tenir éloigner d’Alan, si j’échouai alors je devais lui acheter la première guitare B.B King qu’il avait toujours rêvé d’avoir. Joshua quant à lui devait se tenir éloigner de toi. S’il échouait, il devait me filer sa voiture. Au final, on a perdu tous les deux. En tout cas, j’ai gagné au change. Je n’ai pas eu besoin de lui acheter sa guitare puisque tu l’as fait… C’est toi qui lui as acheté, n’est-ce pas ?
    - Qu’est-ce qui te fait croire que c’est moi qui l’ai acheté.
    - J’ai été voir Grand-mère Annie. Elle m’a dit que tu avais acheté cette fameuse guitare et que tu lui avais dit d’écrire ce mot.
    Neyla afficha un léger sourire en entendant les dire de la jeune femme. Elle savait qu’elle mentait car la vieille dame ignorait que Neyla avait acheté cette fameuse guitare. La vieille dame pensait qu’elle avait acheté le premier ouvrage de Peter Pan. Chose qu’elle avait fait dès l’instant où elle lui en avait parlé. Une fois acheté, elle avait marqué le nom de William sur le papier cadeau et non de Joshua car elle avait autre chose en tête pour lui. Cette fameuse guitare dont il avait rêvé depuis qu’il était gosse. Comment l’avait-elle su ? Tout simplement grâce au moyen de communication le plus rapide. La page du groupe dédié à leurs fans. Page où une multitude de personne marquent toutes les choses sur leurs idoles. Au début elle pensait que c’était des ragots mais elle était tombée sur un commentaire que Joshua avait fait sur leur page et tout c’est éclairé. Elle devait trouver cette guitare. Et elle l’avait trouvé.
    - Tu es une piètre menteuse, petite fée, finit-elle par dire.
    - Pas autant que toi.
    Qu’est-ce qui la rendait aussi sur d’elle ? Elle n’aimait pas son regard perçant. Ses yeux ressemblaient un peu trop à son chat. Ne disait-on pas que les yeux d’un chat sont le reflet d’une âme ? Était-elle en train de lire en elle comme une télépathe ?
    - Il t’a donné sa voiture ? demanda-t-elle subitement.
    - Ouais. Et dieu seul sait qu’il adore sa voiture. Joshua tient toujours ses promesses. Quand il dit quelque chose il le fait vraiment. C’est ce que j’admire chez lui. Dit-elle en fixant Neyla.
    Pourquoi la regardait-elle ainsi. Essayait-elle de lui faire passer un message ? Elle détestait vraiment vivre dans ce monde… Il fallait qu’elle parte et vite. Qu’elle s’éloigne de cet endroit, de ses gens, et qu’elle revienne dans son monde. Elle était navrée de ne pas pouvoir tenir la promesse qu’elle avait faite à grand-mère Annie. Mais elle ne pouvait pas continuer. C’était beaucoup trop risqué. Si elle restait alors elle finirait par changer le coeur pur et innocent de Joshua en pierre. Et elle ne voulait pas ça…
    - Merci de m’avoir raccompagné, petite fée.
    - J’ai failli oublier. Dit-elle en lui tendant un carton. Je fête mon anniversaire demain. J’aimerai que tu viennes.
    Neyla attrapa le carton, l’analysa puis reporta son attention sur la jeune femme. Que manigançait-elle ? Cette petite fée était aussi diabolique qu’elle. Sa conscience lui criait d’être sur ses gardes mais son cerveau criait l’inverse.
    - Merci, petite fée.
    - Tu as intérêt à venir. Si je ne te vois pas avant 21h je viendrais te chercher par la peau du cul. dit-elle avant de partir.

     

    - Va te préparer, dit Abbygaelle en envoyant une robe au visage de Neyla.

    - Je suis déjà habillée, ma petite Abby.
    - Tu comptes aller à cette fête ? Demanda-t-elle en tapant des pieds impatients.
    - Et toi quand est-ce que tu comptes te remettre à écrire ? dit-elle en levant les yeux de son livre.
    - Je t’ai dit que je prenais une année sabbatique.
    - Retourne voir ta plume, petite Abby. Je n’ai pas besoin de nourrice.
    - Et toi, va à cette foutu fête.
    Neyla posa son livre, se leva et se dirigea vers la penderie pour ranger la robe qu’Abbygaelle lui avait lancé au visage.
    - Tu es en train de faire l’autruche Neyla et ça ne te ressemble pas.
    - Ma tête est hors du sable, petite Abby.
    Abbygaelle ferma les yeux et essaya de se contrôler pour ne pas frapper son amie avec son sac en forme de tête de mort. S’il y avait bien une chose qu’elle détestait c’était qu’on fasse référence à sa taille et Neyla se prenait un malin plaisir à la provoquer pour enclencher une dispute et ainsi changer de sujet. Il fallait qu’elle se contrôle. Ce n’était pas le moment de s’énerver. Elle ouvrit les yeux et se dirigea de nouveau vers sa penderie pour sortir une autre robe.
    - Tu sais très bien ce que je veux dire. Qu’as-tu fait de ta citation ; « je vie l’instant présent sans me soucier du lendemain » ?
    - Elle est partie à la poubelle. Répondit Neyla en reprenant son livre.
    - C’est vrai. J’avais oublié que ta nouvelle citation était « planque toi et vie le restant de ta vie comme une lâche ».
    - Ta citation n’est pas poétique, petite Abby.
    - Tu veux une citation poétique ? Si tu veux garder toutes tes dents arrête d’essayer de faire exploser mon âme de volcan.
    - Tu m’écriras un poème ? Tu ne m’as jamais écrit de poème. Faut que je le rajoute à ma liste…
    - Neyla !
    - Je n’ai pas envie d’y aller, Abby, murmura-t-elle.
    Abbygaelle vient s’assoir à côté d’elle et lui caressa le dos.
    - Tu as peur de les voir ensemble, c’est ça ?
    Neyla posa sa tête contre l’épaule de son amie et se mit à fredonner la berceuse que sa mère lui chantait lorsqu’elle était enfant.
    - Pourquoi tu lui as dit toutes ses choses alors qu’elles étaient fausses toi aussi ! soupira Abbygaelle.
    - Tu sais très bien pourquoi.
    - Ce n’est pas une raison valable ! Si Juliette avait réagi pareil que toi alors on n’aurait jamais eu de Roméo et Juliette !
    - Juliette était une bourgeoise, écervelée et complètement idiote.
    - Je ne veux même pas savoir comment tu perçois Roméo… grommela-t-elle. Lève-toi et habille-toi. On va aller à cette fête toutes les deux. On va picoler comme des trous, et faire en sorte que tes mensonges soient vrais.
    - Abby.
    - Tu risques d’aller tout droit en enfers avec tous ses mensonges que tu déblatères à longueur de journée. Autant faire en sorte que certains de tes mensonges deviennent vrais.

     

    - Puis-je prendre vos manteaux, dit un majordome à l’entrée.

    Abbygaelle lui tendit son manteau ainsi que son écharpe, puis se tourna vers Neyla pour lui enlever son manteau de force.
    - Arrête de te cacher, lui dit-elle avant de la tirer à l’intérieur.
    - Je vais me faire charger par des taureaux avec cette robe rouge.
    - C’est le but, ma poule. Je veux que les taureaux te regardent et puisse voir cette pancarte lumineuse au dessus de ta tête qui dit : « baisez-moi »
    - Je n’ai pas envie d’avoir une pancarte au-dessus de moi qui dit « baisez-moi », ronchonna Neyla.
    - Avance et sourit. Dit-elle en la poussant devant elle.
    - Tu veux que je souris alors que j’ai la moitié d’une robe dessus ? J’ai le dos à l’air, une fente au niveau de la cuisse, un décolleté plongeant et pas de culotte !
    - Tu portes un tanga, ma poule.
    - C’est comme si je portais rien du tout, maugréa-t-elle. Ah ! Je sens les courants d’air.
    - C’est génial. Tu auras les tétons qui pointent comme ça. Les mecs adorent ça. Avance.
    - Neyla ! Je suis contente que tu aies pu venir.
    - Petite fée, je te présente ma fée carabosse. Fée carabosse, voilà petite fée.
    - Abbygaelle, répondit Abby en donnant un coup de coude à Neyla avant de tendre la main vers Lana.
    - Lana Johns. Enchanté. Les rafraichissements sont par là. N’hésitez pas à vous servir. Il y en a assez pour tout le monde.
    Neyla se raidit en voyant les yeux de Lana se poser sur elle.
    - Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente que tu sois là.
    Que signifiait ce sourire en coin ? Allait-on lui tendre un piège ? Il fallait qu’elle parte d’ici et vite. Elle s’apprêta à prendre la poudre d’escampette mais tomba nez à nez sur William, Joshua et Julia.
    - Mon sucre d’orge ! Cria William en lui sautant dessus. J’ignorais que tu allais venir. Et cette tenue…
    William se mit à hurler à la lune.
    - Ce n’est pas vrai quel crétin, maugréa Julia aux bras de Joshua.
    Neyla chercha des yeux son amie et la trouva au niveau du bar en train de rigoler avec un gars de
    l’agence.
    - J’ai appris qu’on t’avait renvoyé. Tu m’en vois navré, dit-elle avec un sourire hypocrite.
    - Elle n’a pas été renvoyée mais est partie d’elle-même.
    Alan qui était apparu se pencha vers Neyla et l’embrassa sur la joue.
    - Tu es magnifique ce soir. Ma douce Sweety.
    Neyla afficha un sourire et remercia Alan tout en mettant ses mains devant elle pour éviter qu’un courant d’air ne fasse bouger sa robe ou plutôt sa moitié de robe. Elle leva les yeux vers Joshua lorsqu’elle entendit avoir un rictus :
    - Magnifique…
    Magnifique, fut également sa seule pensée lorsque ses yeux rencontrèrent les siens. Cette lueur de colère et de désir était une douce torture. Elle avait envie de lui sauter dessus pour l’embrasser et lui arracher ses vêtements mais le chien de garde accroché à son bras la mordrait avant qu’elle ne fasse un seul geste. Et puis elle avait pris sa décision. Elle avait choisi de continuer sans lui. Elle ne devait cette situation qu’à elle-même.
    - On dirait une prostituée, acheva-t-il froidement.
    - Une magnifique prostituée, hurla William.
    - Avec un sexappeal étonnement grand, poursuivit Alan en tendant les mains pour toucher une mèche de cheveux de Neyla.
    - Elle a autant de sexappeal que ma petite nièce, pouffa Julia.
    - Neyla.
    La jeune femme tourna la tête vers la personne qui l’appelait et aperçut Alf. Celui-ci se frayait un chemin parmi les invités. Lorsqu’il fut à porter de la jeune femme, il attrapa la main de Neyla et l’embrassa sur la joue.
    - Salut, Alf.
    - J’ignorais que tu venais…
    Alf fit un pas à reculons puis détailla de la tête au pied Neyla.
    - Tu es vraiment magnifique ce soir.
    - Où tu vas frangin ? Cria William.
    Neyla regarda Joshua s’éloigner vers le bar avec à son bras Julia. Au moins, il n’avait pas foutu son poing dans la figure ni insulter Alf… Peut-être que son coup de tête n’était pas une aussi bonne chose au final…

     

     


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