• Les Héritiers de Rapsody, Tome 1, chapitre 3

    Chapitre 3

     

    Hope se réveilla en sursaut et poussa un cri de douleur. Pourquoi avait-elle l’impression d’être passé dans un étau ? Et où diable se trouvait-elle ? La journée d’hier lui revient en mémoire, la musique que sa sœur avait de chanter pour la rassurer venant du garage à voiture, les vigiles lui tombant dessus et la passant à tabac, le cachot et ensuite… L’image du prince la portant hors de sa cellule, à travers le château puis plus rien. Elle fit parcourir son regard et le posa sur une peinture dans lequel était représentée une jeune femme souriant vêtue d’une jolie robe du 17ième siècle. Elle essaya de se mettre au bord du lit lorsqu’elle y parvint une douleur fulgurante lui parcouru les côtes.

    • Enfoiré de suceur de sang, maugréa Hope une main sur ses côtes.

    Elle se mit sur ses pieds, enroula le drap autour d’elle, du moins elle essaya car elle trébucha sur le drap et se rattrapa in extrémiste à la tête de lit. Elle se mordit la joue intérieure lorsque son orteil percuta la table de chevet.

    • Antigone, murmura la jeune femme en prenant le livre qui trouvait devant elle. Où est-ce que je suis tombée…
    • Dans ma chambre.

    Hope eut un hoquet de surprise en entendant la voix du prince dans son dos.

    • Votre mère ne vous a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ? Demanda-t-il en reprenant le livre de ses mains.

    Hope se retourna et retient sa respiration en voyant le visage du prince à quelques centimètres du sien. Elle se perdit l’espace d’une seconde dans ses yeux bleu lagon puis perdit la connexion lorsque celui-ci se pencha pour reposer le livre à sa place.

    • Jamais, puisque la curiosité est de famille.

    La jeune femme aperçut un léger sourire sur les lèvres du prince avant de disparaître derrière un visage de marbre.

    • Pourquoi vous m’avez sorti de ce cachot ?
    • À vous entendre on dirait que j’aurais du vous y laisser, répondit-il en s’enlevant son Sweet révélant un marcel blanc qui épousait parfaitement sa musculature.
    • N’est-ce pas là où un esclave fugueur devrait être ?
    • Étant donné que vous n’avez pas essayé de fuir, je ne vois pas pourquoi je vous aurais laissé là-bas.
    • Vous me croyez ? demanda-t-elle septique.
    • Vous êtes colérique, ingérable, mal poli, exaspérante…
    • À chaque fois qu’il ouvre la bouche c’est pour mieux me décaniller, marmonna Hope.
    • mais je doute que vous soyez une menteuse.
    • Vous n’allez pas me demander ce qui s’est passé ?
    • Cela ne m’intéresse pas, répondit-il en enlevant son marcel avant de le jeter au sol.
    • J’ai une autre question.
    • Si je vous disais que je ne veux pas l’entendre vous tiendrez votre bouche close ? Demanda-t-il d’une voix lasse.
    • Pourquoi je n’ai pas de vêtements sur moi ?

    Hope retient sa respiration en voyant le Prince s’avancer vers lui. Elle pouvait sentir son souffle chaud caresser son visage et son regard glacial lui glacer le sang.

    • Qui suis-je ?
    • Est-ce une question piège ?
    • Précisez…
    • Si je dis ce que je pense vous allez me balancer à travers la fenêtre. Si je mens alors vous allez vite le voir. Vous allez vous énerver parce que j’ai osé vous mentir et ensuite vous aller me faire voler à travers la fenêtre. Dans les deux cas, je serais morte.

    Hope déglutit en voyant le prince remettre une de ses mèches de cheveux derrière ses oreilles. Un frisson la parcouru lorsque ses doigts glacés vient lui caresser l’entaille sur son cou.

    • Je ne vous ferai pas voler par la fenêtre. Je vous torturerai d’une façon dont vous me supplierez d’abréger vos souffrances, dit-il d’une voix calme et sensuelle.

    Hope se mordit la lèvre inférieure en sentant l’excitation monter en elle. Que lui arrivait-elle ? Pourquoi était-elle excitée à l’idée de savoir ce qu’il ferait d’elle ? C’était un vampire il allait la torturer en la faisant saigner à blanc et non en lui donnant de multiple orgasme ! Hope sursauta en entendant le prince murmurer à son oreille.

    • Qui suis-je ?
    • Un gamin capricieux, narcissique et violent, répondit-elle au tac au tac.

    Hope ferma les yeux attendant la sentence de la torture frapper mais rien ne se produit. Elle entendit à la place un rire mélodieux. Lorsqu’elle les ouvrit de nouveau, elle vit le prince rire au éclat révélant sur ses deux joues deux adorables fossettes.

    • Vous êtes vraiment unique, vous savez ? dit-il en s’éloignant d’elle. C’est bien la première fois qu’un esclave ose me dire la vérité en face sans trembler une seule fois.
    • Vous…
    • La réponse à ma question est : votre maître. Ce qui veut dire que si je veux vous voir toute nue alors vous vous mettez toute nue. Si je vous dis de sauter alors vous sautez. Si je vous dis de vous taire alors vous vous taisez. Même si cette dernière chose risque d’être un problème pour vous, ricana-t-il avant de s’engouffrer dans la salle de bain.

    Hope compta jusqu’à 10 pour étouffer son envie meurtrière mais ne pu atteindre 5. Elle déboula dans la salle de bain plus furieuse que jamais. Elle savait qu’elle risquait de se faire tuer sur le champ mais il était hors de question qu’elle soit le jouet sexuel de sa seigneurie. Plutôt mourir immédiatement !

    • Vous êtes…

    Hope s’arrêta dans la lancé en voyant les fesses rebondit du prince devant ses yeux. Elle étouffa un grognement lorsqu’elles disparurent dans la baignoire. Elle regarda le Prince pousser un soupir de satisfaction avant d’appuyer la tête contre la baignoire et fermer les yeux. Elle s’approcha de lui et s’aperçut que celui-ci avait enfilé des écouteurs. Elle fit un autre pas vers lui, se pencha et regarda d’un peu plus près son visage pour mieux l’analyser. Un visage de porcelaine, des yeux en amande, un nez fin épousant parfaitement les traits de son visage. Une bouche charnue et sensuelle. Si ce type n’avait pas été un vampire qui plus est le futur roi de Rapsody elle aurait pu devenir une de ses admiratrices. Espérer même plus. En parlant d’espoir. Comment se faisait-il que depuis son arrivée, elle n’avait vu aucune fille se pavaner à moitié à poil dans ses appartements privés ou s’accrocher comme une sangsue à son bras ? Il fallait bien le reconnaître, ce monstre était assez beau gosse en dehors du fait qu’il était un abruti caractériel… Hope lâcha un hoquet de surprise en voyant qu’il avait les yeux grands ouverts. Elle s’attendait à ce qu’il la réprimande mais celui-ci ne disait rien et la fixait du regard.

    • Je vais vous laisser.

    Hope s’apprêta à s’enfuir à toute jambe mais trébucha une fois de plus sur se satané draps. Elle tendit le bras pour essayer d’amortir la chute mais une main froide et puissante la tira en arrière l’amenant direct droit dans la baignoire. Elle sentit un corps dur sous elle puis deux bras musclés l’encercler par la taille. Hope essaya de sortir de la baignoire mais les deux bras autour d’elle la sérère comme un étaux la rapprochant un peu plus de son corps musclé.

    • Votre altesse ?

    Hope tourna la tête vers la porte et pria intérieurement pour que le majordome n’ouvre pas la porte. Prière qui tomba à l’eau lorsque le Prince l’invita en entrer.

    • Pardonnez mon intrusion mais Mademoiselle Irina est arrivée. Souhaitez-vous la voir de suite ou après ?
    • Amenez là dans ma chambre qu’elle soit prête lorsque j’arriverai.
    • Comme il vous plaira, dit le majordome avant de s’incliner et sortir de la salle de bain.
    • On dirait qu’Irina tombe à point nommé. Levez-vous, dit le prince en desserrant son étreinte.

    Hope sortit maladroitement de la baignoire et poussa un léger cri en se rendant compte que le drap de soie était devenu transparent et laissait entrevoir sa nudité. Elle attrapa une serviette et l’entoura autour d’elle mal à l’aise.

    • Qu’est-ce que vous cachez ? Ce n’est pas comme s’il y avait quelque chose à voir, répliqua-t-il en se levant de la baignoire sans prendre la peine de se cacher.

    Il tendit la main et arracha la serviette d’Hope pour se frotter son corps avec.

    • Je suis en enfer, maugréa la jeune femme qui cachait ses seins de sa main droite et ses parties intimes de sa main gauche tout en se dandinant sur une jambe.
    • L’enfer est plus doux que le paradis, esclave, répliqua-t-il en attrapant une serviette avant de lui lancer au visage.

    Hope la rattrapa de justesse en lâchant un léger cri de douleur. Avec tout ça elle avait oublié qu’elle avait un mal de chien partout. Elle enroula la serviette autour d’elle et regarda le Prince sortir, la serviette passée autour de sa taille. La jeune femme regarda la porte de la salle de bain puis sa tenue précaire. Devait-elle sortir ou rester cacher ? Elle prit une grande inspiration et choisis la première option. Pourquoi devrait-elle se cacher ? Elle était certes trempe et nue sous cette serviette mais personne ne pourrait s’imaginer des choses. Après tout elle n’était pas son genre de fille et qui plus est elle était humaine alors que lui non… Elle ouvrit la porte et sortit sur la pointe des pieds.

    • J’ignorais que vous étiez aussi en manque votre altesse. Si j’avais su, je serais venue plus tôt, gloussa-t-elle.

    Hope déglutit en voyant le regard gris métallique du prince. Était-il furieux qu’elle soit sortit de la salle de bain sans son accord ? Aurait-elle du se cacher et attendre qu’il finisse avec cette blondasse de vampire ? La femelle vampire se frotta contre Christopher et lui mordit le lobe de son oreille avant de l’embrasser dans le cou. Un sentiment de frustration envahit la jeune femme en voyant qu’il la fixait du regard sans rien dire alors que cette fille était à deux doigts de sauter sauvagement sur lui. Christopher attrapa la tignasse blonde de la fille dans sa main, puis embrassa sauvagement tout en continuant à fixer du regard Hope.

    La jeune femme détourna le regard puis sortit de la chambre furibonde. Elle se dirigea dans le salon et y trouva le majordome debout devant la porte d’entrée. Il tenait dans ses mains une poche qu’il tendit dans sa direction de façon nonchalante.

    • Le prince va être occupé pendant 3 bonnes heures. Mettez ceci et allez aider en cuisine.

    Hope arracha la poche des mains du vieillard et se rendit dans la misérable pièce qui lui servait de chambre. Elle sortit les vêtements de la poche et les étalas sur le lit.

    • Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

    Elle sortit un immense drap bleu ciel. À l’intérieur de la poche se trouvait un papier sur laquelle se trouvait en grand « Vêtement Rome antique ». Au revers du papier était inscrit la façon de mettre le vêtement.  Elle se débattit avec pendant plus de 30 minutes puis abandonna. De toute évidence, elle était loin d’être une couturière et encore moins une styliste du moyen âge. Elle enfila les sous vêtements bleus nuit avant d’enrouler le draps autour d’elle et de l’attacher avec des épingles. Une fois qu’elle eut fini de contrôler qu’aucun bout de chair était visible aux yeux de tous, elle descendit dans la cuisine. Lorsqu’elle franchit la porte une femme corpulente d’une soixantaine d’année vient l’accueillir et l’embaucher pour éplucher des patates. Elle se retrouva assis autour d’une table au côté d’une jeune femme d’une trentaine d’année aux cheveux longs noir.

    • On dirait que ton maître se prend un malin plaisir à s’amuser avec toi, dit-t-elle en montrant la tenue d’Hope.
    • Il ne s’amuse pas, c’est juste pour me punir d’avoir une trop grosse gueule.
    • Je m’appelle Ilana.
    • C’est ici qu’on t’a affecté ?
    • Je suis au service du garde du corps du prince.
    • Pourquoi es-tu ici alors ?
    • Pour la même raison que toi, je suppose.
    • Tu l’as traité de gamin capricieux, narcissique ?

    Ilana regarda Hope avant d’exploser de rire.

    • Il faut vraiment être suicidaire pour insulter un vampire de la sorte.
    • C’est ce qu’il m’a dit aussi, maugréa Hope.
    • Je suis ici parce qu’il a décidé qu’il ne voulait plus me voir. Ce doit être le genre de vampire à détester les humains… Je dois avouer que je ne m’en plains pas. Je préfère être ici plutôt qu’en présence de ce crétin.
    • Mais tu l’as servis avant non ? Alors pourquoi a-t-il décidé sur un coup de tête de ne plus te voir ? Si c’était à cause du fait que tu sois une humaine, il t’aurait renvoyé dès le premier jour.
    • Ceci est une très bonne question. Il était supportable au début mais à partir du moment où je l’ai vu tout nue dans la salle de bain il a disjoncté. Il est devenu furieux. Dit-elle en plongeant son regard dans le vide un léger sourire sur les lèvres. Si tu avais vu comment il est battit. C’est un dieu grec dans le corps d’un vampire insupportable. Avec des cicatrices dans le dos. Mais ça lui fait un petit charme, je dois avouer… Tu crois que c’est à cause de ça ? Les vampires doivent sûrement détester que les humains les voie à poil.

    Si ça avait été le cas alors le Prince l’aurait renvoyé dans les cachots ou aurait piqué une crise phénoménale lorsqu’elle s’était trouvé dans la salle de bain… Elle repensa à ses bras viriles encerclant sa taille au battement de son cœur s’accélérer légèrement contre son dos. Mais aussi à sa façon qu’il avait de la regarder avant d’embrasser cette vampire.

    • Je doute que ce soit ça, répondit Hope.

    Les deux jeunes femmes discutèrent ensemble pendant 2h de tout et de rien. Il se trouva qu’elle avait plus de point en commun qu’elle se l’aurait imaginé. Elles adoraient toutes les deux la musique, lire et détestaient au plus au point les vampires après qu’ils aient massacré un membre de leur famille. Le seul truc qui les dénotait c’était leur caractère. Ilana était du genre tête en l’air, rêveuse, et à laisser courir, tandis que Hope était réaliste et n’avait pas sa langue dans sa poche.

    • Mon maître est là, dit-elle en se dandinant sur la chaise.

    Hope leva furtivement les yeux vers le miroir crasseux en face d’elle et vit approcher le garde du corps privée du prince.

    • Jouet du prince.
    • J’ai un nom, répliqua froidement Hope.
    • Le Prince Christophe te demande.
    • Désolée mais je ne fais pas dans les parties à trois.

    Le garde du corps attrapa fermement le bras d’Hope l’intimant à se lever de son siège. Une douleur atroce se répercuta sur son côté droit.

    • Lâchez-la vous lui faites mal ! Cria subitement Ilana.

    Hope vit le corps du vampire se raidir et contracter la mâchoire. Il se tourna vers la jeune femme avant de déclarer froidement.

    • Si tu ne veux pas recevoir des coups de fouets. Je te conseille de rester à ta place.
    • Comme si vous allez le faire, ricana Hope qui comprit la raison pour laquelle il avait congédié la jeune femme.
    • Tu as la chance d’être le jouet du prince, dit-il en poussant la jeune femme devant lui l’obligeant à avancer.
    • Quand vous menacez Ilana de coup de fouet, vous l’imaginez attacher sur un lit ou sur un mur ?
    • Ferme là.
    • On dirait que j’ai touché un point sensible.
    • Je ne comprends décidément pas comment fait le Prince pour te supporter. Avance !
    • Oh, il ne le peut pas. À mon grand étonnement, il laisse couler à chaque fois au lieu de me tuer.
    • C’est ça que tu cherches en nous tenant tête ? À mourir ?
    • On peut dire ça oui.

    Dan fondit sur Hope la plaqua brutalement le dos contre le mur.

    • Si tu continues comme ça, j’exaucerai volontiers ton souhait.
    • Comme si ce gamin capricieux vous laisserez faire. Vous avez bien vu ce qu’il a fait à ses gardes ?

    Dan plissa des yeux se demandant si elle n’avait pas fait exprès de se faire prendre par les gardes pour espérer que le prince ne la laisse périr dans le cachot ou même qu’il la tue. Il lâcha la jeune femme et fit quelque pas en arrière en voyant le regard plein d’assurance de la jeune femme. Cette lionne n’était pas seulement sauvage de caractère, non, elle souhaitait mourir plutôt que de vivre en tant qu’esclave d’un vampire. Il devait en toucher un mot à Christopher car c’était ce genre d’humain les plus dangereux pour eux. Ils étaient imprévisibles et prêt à tout pour atteindre leur but, qui à foutre tout à feu et à sang.

    • Tu as laissé les gardes te passer à tabac dans l’espoir de mourir, n’est-ce pas ?
    • On dirait qu’il y a en fin de compte un vampire intelligent dans ce château, dit-elle avant de se remettre à marcher.

    Hope s’apprêta à pousser la porte des appartements privés du Prince mais celle-ci s’ouvrit laissant apparaître la vampire blonde à moitié fagoté. La vampire passa une main dans sa tignasse blonde comme pour essayer de se recoiffer puis passa devant Hope avant de la toiser de la tête au pied et de lâcher un sourire moqueur. Hope regarda la vampire descendre les marches en dandinant des fesses et un sentiment inattendu l’envahit. Celui de lui sauter dessus et la pousser dans les escaliers dans l’espoir qu’elle se brise la nuque.

    • N’y pense même pas, humaine, dit Dan avant de la pousser à l’intérieur.
    • De quoi ?
    • Tu as dans la tête de tuer cette vampire.
    • N’importe quoi.
    • Tu n’as pas besoin de parler. Tes yeux parlent d’eux même, humaine. Si tu pouvais avoir des flingues à la place des yeux tu la mitraillerais sur place.

    Hope s’imagina ce que ça ferait d’avoir ce genre de pouvoir  et se mit à sourire bêtement. Dan se pencha vers Hope et la regarda droit dans les yeux avant de chuchoter.

    • La question à se poser c’est : Est-ce que tu veux la tuer parce que tu as envie de mourir ou juste parce que le Prince s’est envoyé en l’air avec elle ?
    • Fermez là.
    • On dirait que j’ai touché un point sensible, ricana-t-il en s’éloignant d’Hope.
    • Quel point sensible tu as touché ?

    Hope tourna la tête et vit Christopher les bras croisés, appuyé nonchalamment contre l’encadrement de la porte de sa chambre. Il se redressa et alla se servir un verre d’eau sur la table du séjour. La jeune femme regarda le dos du Prince et arrêta son regard sur ses épaules magnifiquement sculptées et ses fesses rebondis.

    • Ta petite lionne avait l’intention de tuer la femelle vampire qui sortait de tes appartements.

    Hope tourna la tête et fusilla du regard le garde du corps qui avait un large sourire sur les lèvres. Le prince bu d’une traite le verre d’eau et se retourna vers la jeune femme en arquant ses sourcils, dubitatif.

    • Puis-je savoir ce qui vous a traversé l’esprit pour vouloir faire ça ?
    • Je n’aime pas les blondes, répondit-elle en plissant les yeux.
    • Devrais-je lui ordonner alors de se teindre les cheveux pour la prochaine fois ?
    • Faite donc. Vous aurez la fabuleuse découverte de voir à sa prochaine visite que son QI aura augmenté d’un chouya. Vous pourrez par la suite avoir une conversation un tant soit peu instructif avant de vous comportez comme des animaux.

    Hope se mordit la lèvre inférieure se maudissant intérieurement d’avoir continué dans son élan. Elle tourna légèrement les yeux et vit le garde du corps afficher un air triomphant. Elle était tellement occupée à maudire ce tas de muscle ambulant qu’elle ne vit pas le prince se déplacer pour se placer derrière elle. C’est au moment où elle sentit le parfum viril du prince qu’elle réalisa où il se trouvait.

    • Serais-ce de la jalousie ? lui chuchota-t-il à l’oreille.  

    Le corps entier de Hope fut parcouru d’un frisson lorsqu’il posa ses doigts sur l’épingle à nourrice de son épaule.

    • Devrais-je me comporter comme un animal avec vous aussi ? demanda-t-il en défaisant l’épingle.

    Hope arrêta de respirer lorsqu’il se posta devant elle. Les yeux bleus du prince virèrent au gris lorsque le drap sur son épaule droite tomba laissant apparaître la bretelle bleue de son soutien-gorge. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, essayant de se retenir pour ne plus le provoquer. S’il y avait bien une chose qu’elle avait apprise c’était qu’il ne fallait en aucun cas l’énerver lorsqu’il avait les yeux de cette couleur. Certes elle voulait en finir mais pas au point de mourir en agonisant. Pas la gorge à moitié arrachée gisant dans son propre sang…

    • Autant me jeter du haut du balcon que de reconnaître mon mépris envers votre race pour de la jalousie, ne pu-t-elle s’empêcher de lâcher.

    Hope s’attendit à ce qu’il la frappe à mort où l’égorge mais celui-ci afficha un sourire froid avant de se pencher à son oreille et de lui murmurer sèchement.

    • Je sais à quoi vous jouez mais vous apprendrez vite à rester à votre place. À moins que vous ne vouliez que ma race aille faire un tour dans votre village pour exterminer tout le monde.

    Hope ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Comment pouvait-il bien savoir son plan ? Et par-dessus tout depuis quand le savait-il ? Elle ne criait pas sur tous les toits qu’elle prévoyait de se sacrifier. Sacrifice qui s’était soit dit en passant extrêmement difficile vu que personne n’osait poser un doigt sur elle à cause de son nouveau statut de jouet du prince. Et ça allait l’être encore plus après qu’il ait tué les trois gardes qui l’avaient frappés… Elle tourna la tête vers le garde du corps se demandant s’il avait balancé leur discussion de tout à l’heure. Elle secoua la tête négativement. Comment aurait-il pu lui dire, il n’en avait pas fait illusion et à ce qu’elle sache les vampires n’avaient pas la capacité de lire dans les pensées des gens…

    • Me suis-je bien fait comprendre ? demanda-t-il en s’éloignant de son oreille.
    • Votre altesse.

    Hope poussa un soupir de soulagement lorsque le Prince tourna la tête vers son majordome. Elle ne pu s’empêcher de remarquer que ses yeux étaient redevenus bleu.

    • Quoi ? demanda-t-il sèchement.
    • Pardonnez mon intrusion, mais votre styliste pour la soirée vient d’arriver.
    • Revoyez le. Je suis occupé, répondit-il en reportant son attention sur Hope.
    • C’est que votre emploie du temps ne vous permettra pas de le placer à un autre moment.
    • Faites les venir, soupira-t-il avant de se diriger vers le canapé d’une démarche lasse.

    Le majordome disparu derrière la porte d’entrée et réapparu accompagné d’une dizaine de personnes. Hope se plaça sur le côté et les regarda s’affairer dans la pièce. Un type au cheveux violet qui devait certainement être le styliste se tenait recourbé devant Christopher et lui montraient les vêtements qu’il avait sélectionné pour la soirée de demain. Christopher qui se trouvait toujours sur le canapé regardait à moitié les tenus que le styliste lui montrait. Celui-ci était plongé dans un dossier sur lequel était inscrit sur la première page A/125.

    • Votre altesse. Pardonnez ma requête mais voudriez-vous essayer les tenus pour voir ce qui vous sierra le mieux. Bien que je n’ai aucun doute sur le fait que tout vous aille, dit-il précipitamment.

    Hope vit le prince pousser un soupir avant de se lever et d’arracher des mains la tenue que le styliste avait dans les mains.

    • Venez avec moi, dit-il à l’attention d’Hope.

    Il se dirigea dans sa chambre suivit de près par le styliste et la jeune femme.

    • Vous dehors, dit-il à l’attention du styliste. Mais apportez moi avant vos tenues.

    Le styliste s’inclina avant de se diriger en courant vers le salon pour revenir avec un portique chargé de vêtement. Il attendit que la porte se ferme pour enlever son jogging et le balancer sur le lit. Hope dont le regard était restée bloqué sur le caleçon noir Calvin Klein du Prince se fit violence pour mettre ses yeux ailleurs. Lorsqu’elle réussit enfin à reprendre le contrôle de son cerveau elle remarqua que le Prince la fixait intensément. Elle se gratta la nuque puis se racla la gorge, se maudissant de s’être fait attrapé en flagrant de matage.

    • La vue vous plait-elle ? Demanda-t-il d’une voix provocante.
    • Pourquoi m’avez-vous fait venir ici ?
    • Je préfère vous avoir à l’œil. Qui sait, vous pourrez sauter sur le styliste pour m’avoir un peu trop caressé le bras.

    Hope se raidit lorsque le prince tendit le bras vers elle pour attraper le premier vêtement qui se trouvait sur le portique. Il attrapa le pantalon à flanelle puis la chemise à carreau rouge et noire. Il arqua un sourcil puis balança la tenue au loin.

    • Rendez-vous utile et aidez moi à en finir avec ce calvaire.

    Hope attrapa le second cintre, où se trouvait un pantalon court marron clair et une chemise blanche.

    • Tenue suivante.

    C’est au bout de la 5ième tenue que le prince décida enfin d’enfiler les vêtements. Il avait du enlever le débardeur noir au grand malheur d’Hope qui ne cessait de fantasmer sur ses abdominaux parfait lorsqu’il avait le dos tourné.

    • Qu’avez-vous donc ? Pourquoi ne dites-vous rien depuis plus d’1h ? Vous qui avez la langue aussi fourchu qu’un serpent venimeux pourquoi gardez vous ainsi le silence ?
    • Vous m’avez ordonné de rester à ma place. J’exécute donc votre demande.
    • Et je vous ordonne de répondre.
    • Je préfère m’abstenir et garder le silence.
    • Si vous ne parlez pas maintenant vous garderez le silence jusqu’à la fin de votre vie. Parlez ou je vous soude ses magnifiques lèvres avec un fer chaud.
    • Vous ressemblez au bouffon du roi dans cette tenue.
    • J’abandonne, dit-il en s’enleva les vêtements pour les jeter au loin. Choisissez-vous et on restera sur ce choix.
    • Que je choisisse moi ? Demanda-t-elle en arquant son sourcil droit.
    • Vous voyez une autre personne dans la pièce ? questionna-t-il en s’allongeant dans son lit, les bras au dessus de la tête.

    Hope dévisagea le jeune homme de la tête au pied et lâcha une injure en voyant ses muscles se contracter à chaque respiration. Est-ce que les vampires n’avaient jamais froid ? Pourquoi diable ne renfilait-il pas ses vêtements au lieu de se tenir en caleçon sur son lit. Était-il en train de la punir de lui avoir dit que les vêtements qu’il choisissait étaient horribles ? Si c’était le cas cette punition était à la fois merveilleuse mais aussi un vrai supplice pour ses yeux. Hope attrapa un pantalon blanc sur le dernier cintre puis une chemise ainsi qu’une veste blanche et lui balança dessus sans la moindre délicatesse. Christopher ouvrit les yeux puis regarda les vêtements avant de reporter son attention sur la jeune femme.

    • Je m’attendais à ce que vous mettiez plus de temps que ça.
    • J’étais tellement écoeuré de vous voir à moitié nu que je voulais m’éviter la peine de vomir.

    Christopher se leva et se dirigea d’une démarche féline vers Hope.

    • Vous n’aviez pas vomi pourtant lorsque nous étions dans la baignoire tout à l’heure.
    • J’étais beaucoup trop concentrée sur ma douleur que sur votre petite personne. Vous m’en voyez navré.

    Hope manqua un battement lorsqu’elle vit le prince afficher un sourire amusé sur les lèvres.

    • Il semblerait qu’on ait trouvé cette foutu tenue, dit le prince une fois les vêtements enfilés.

    La jeune femme cligna des yeux et s’avança vers lui tout en ne quittant pas le reflet du prince dans le miroir. Comment un monstre pareil pouvait ressembler à un ange avec ce genre de vêtement ? Elle lui avait donné cette tenue dans l’espoir de se moquer de lui mais son plan s’était retourné contre elle.  

    • Suis-je tellement beau que vous en avez perdu la langue ?
    • Oui… Enfin non. Vous êtes affreusement laid. On ferait mieux de choisir autre chose, dit-elle en se tourna vers le portique.

    Hope déglutit en sentant le corps du Prince se coller contre son dos. Un frisson la parcouru lorsqu’il posa ses doigts sur son épaule pour ramener ses cheveux en arrière. Son cœur quand a lui commença à battre la chamade lorsqu’elle sentit son souffle sur sa peau.

    • Je croyais vous avoir dit que je détestais qu’on me mente.
    • Il y a beaucoup de chose que vous dites et qui me frôle pour aller se perdre dans le néant.
    • Devrais-je alors vous l’expliquer de façon à ce que ça ne vous frôle plus ? demanda-t-il en défaisant l’autre épingle qui se trouvait sur l’épaule gauche de Hope.

    Hope sentit un courant d’air frais parcourir ses épaules dénudées lorsque le drap tomba sur sa poitrine. Elle savait qu’elle devrait le repousser et remettre ce foutu vêtement mais son corps entier refusait de bouger. Ce traître demandait même à ce qu’il enlève entièrement ce chiffon qui lui servait de vêtement. Elle ouvrit la bouche pour lui envoyer une réplique cinglante mais rien ne sortit. Elle pencha la tête légèrement sur le côté et ferma les yeux lorsqu’il fit courir ses doigts le long de sa gorge pour s’arrêter sur l’entaille de sa nuque.

    • Votre altesse ? Appela le majordome derrière la porte avant d’entrée.
    • Quoi ? Demanda le prince froidement.
    • Vous allez être en retard à votre réunion.
    • Comme si ces vieux croûtons ne pouvaient pas attendre…

    Christopher poussa un long soupir avant de s’éloigner d’Hope. Il attrapa son jogging puis son débardeur et sortit en trombe de la chambre laissant la jeune femme en plan.

    • Ressaisis-toi Hope. Cet enfoiré est un vampire, dit-elle en regardant la porte derrière laquelle le prince venait de partir.

    Hope attrapa des bouts du drap et fit un nœud derrière sa nuque avant de sortir de la chambre.

    • Où allez-vous ? Demanda le styliste en voyant Hope se diriger vers la sortie.
    • Au cuisine.
    • Très drôle.

    Le styliste incita la jeune femme à s’asseoir sur le canapé puis se dirigea vers un portique sur lequel des tenues étaient cachés dans des housses.

    • Si vous voulez choisir un manteau pour le prince vous devriez voir avec lui, dit-elle sur ses gardes lorsqu’elle vit deux femmes apparaître avec deux grosses mallettes grises.
    • Ceci n’est pas pour le Prince Christopher mais pour vous.
    • Pour moi ? Vous devez certainement vous tromper de fille. Celle que vous cherchez vient de partir y à 2h. Elle est blonde, prétentieuse, et vulgaire. Vous la trouverez facilement. Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai des choses à faire.

    Un raclement de gorge attira son attention. C’était le majordome qui se tenait derrière elle.

    • Vous tombez bien. Vous pouvez dire à Bozo le clown qu’il se trompe de fille ?
    • Commencez par la coiffure et ensuite le maquillage, dit le majordome à l’attention des deux jeunes femmes avec les mallettes.
    • Commencez quoi ?
    • Vous êtes le jouet du Prince. Votre façon de vous comporter, de vous habiller, de parler, d’être, à des répercussions sur la réputation du Prince.
    • Vous…
    • Et si par malheur vous ternissez cette réputation. Je prendrai un malin plaisir à vous laisser parmi les vampires de troisième rang.

    Hope grinça des dents en entendant cette menace. Les vampires de troisième rang étaient des animaux sanguinaires. Ils étaient tenaillés par la soif et lorsqu’ils avaient l’autorisation de se nourrir, ils se jetaient sur leurs proies les vidant de leur sang mais aussi mangeant la chair de leur victime pour ne rien gaspiller. Il y avait plus douce comme mort…

    • Me suis-je bien fait comprendre ?
    • Occupez vous d’elle.

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