• Premier et dernier amour - Toru : Chapitre 10

    Chapitre 10

     

    - Qui t’a amené à l’hôpital aujourd’hui ? Demanda Louna en photographiant un couple de personne âgé assis sur un banc un peu plus loin.

    - Moi, répondit la jeune femme en pianotant sur son ordinateur.

    - Comment ça toi ? Je leur avais bien dit…

    - Tu leur avais bien dit et ils ont certainement du obéir à ta menace.

    - Pourquoi tu y es allée toute seule alors ?

    - Je n’avais pas envie d’avoir un chaperon sur le dos… Écoute ça. Un lecteur me demande s’il y a un âge à se marier. J’ai la tronche d’un psy ? Maugréa-t-elle en mettant la lettre dans son sac rageusement.

    - Le patron t’a donné le thème d’une nouvelle chronique ?

    - Peut-on aimer en silence. Il a eu l’inspiration en lisant une lettre d’un lecteur. Je dois être maudite !

    - Ce serait mentir de te contredire. Pauvre de toi… dit-elle en prenant une photo d’un couple en train de courir.

    - Louna. Pourquoi est-ce que tu fais que prendre des couples depuis tout à l’heure ?

    - C’est le nouveau thème de la semaine prochaine, répondit-elle en rangeant son appareil photo dans son sac. Je dois aller à la bibliothèque. Tu veux que je te ramène ?

    - Non. C’est bon. Je vais finir quelques lettres avant de rentrer.

    - Tu es sur ? Il va bientôt faire nuit…

    - Je suis sûr. Vas-y. Je t’appelle dès que je suis rentrée.

    - Je maintiens que tu devrais revenir à la maison et ne pas rester chez lui.

    - Les journalistes campent devant l’immeuble…

    - Tout ça est la faute de ce crétin ! Je me demande pourquoi il a fait ça tout d’un coup.

    - Qu’est-ce que tu veux dire ?

    - Tu ne trouves pas ça bizarre que du jour au lendemain il crie haut et fort que tu es sa fiancée alors qu’il n’avait pas besoin de faire ça ?

    - Surement un caprice de star.

    - Si tu le dis… J’y vais.

    - Amuse toi bien à la bibliothèque.

    Laia regarda son amie partir vers sa voiture puis repensa à ce qu’elle venait de dire. Elle n’était donc pas la seule à se demander pourquoi il avait fait ça ? Il aurait très bien pu démentir comme la fois où des articles étaient apparus à leur sujet à leur retour d’Osaka. Alors pourquoi avoir fait ça ? Elle sortit de ses réflexions lorsqu’elle entendit la sonnerie de son téléphone portable.

    - Je te manque déjà, rayon de soleil ? Demanda-t-elle sans regarder qui l'appelait.

    - Rayon de soleil ?

    Laia se figea en entendant la voix froide de Toru à travers le combiné.

    - Où es-tu ? Shun t’a cherché dans toute la ville.

    - Shun ?

    - C’est la personne avec qui tu devais aller à l’hôpital.

    - Je n’ai pas besoin d’un chaperon. Je me suis débrouillée seule durant ses 28 dernières années et ça ne va pas changer maintenant.

    - Où es-tu ? répéta-t-il d’une voix sèche.

    - Qu’est-ce que tu as ? Tu as peur que je me fasse encercler par les journalistes ? Rassure-toi il y en a pas où je suis.  

    - Je n’ai pas le temps de jouer avec toi, Nishi. Je travaille. Dis-moi où tu es de suite que je t’envoie quelqu’un pour venir te chercher.

    Laia leva les yeux et fut surpris de voir la dernière personne qu’elle n’aurait jamais pensée revoir de sa vie. C’était le bel étalon d’Osaka...

    - Je suis avec la plus belle paire de fesse de tout le japon. Ça te va comme localisation ? C’est assez précis ? Dit-elle avant de raccrocher au nez.

    - La plus belle paire de fesse de tout le japon ? Rigola le jeune homme. On m’en a donné des surnoms pour me qualifier mais jamais celui-là. C’était ton petit ami ?

    - Non. Juste un chien qui fait que s’accrocher à ma jambe.

    Laia rangea son ordinateur dans sa sacoche et se leva.

    - Tu es de passage à Tokyo ? demanda Laia.

    - J’habite à Tokyo.

    - Sérieux ?

    - Oui. Désolé, de te dévisager ainsi mais je ne m’attendais pas à te voir de nouveau. Même dans mes rêves les plus fous.

    - On dirait que le beau parleur a actionné son bouton séduction.

    - Je ne l’ai pas encore activé, dit-il en la regardant intensément.

    - Tu dois mettre beaucoup de fille dans ton lit alors lorsque tu l’actives.

     

    Toru faisait les 100 pas dans son appartement depuis plus d’1h.

    - Quoi ? La plus belle paire de fesse de tout le japon ? dit-il énervé. Cette espèce de…

    Toru ferma les yeux et pris une grande inspiration. Comment avait-elle osé lui faire perdre son temps ? S’il avait su qu’elle était avec un gars, il n’aurait pas passé son après-midi à la chercher ! Comme s’il avait que ça à faire ! À cause d’elle, il avait accumulé le travail qu’il devait faire. Il entendit le bruit d’une clé dans la serrure et se précipita sur le canapé après avoir pris sa guitare. Dès qu’il commença à jouer, la porte s’ouvrit faisant apparaitre une Laia joyeuse.

    - Où tu as mis la plus belle paire fesse du japon ? Demanda Toru en écrivant une note sur la partition.

    - Il est rentré chez lui se changer après avoir joué avec moi, répondit Laia en posant sa sacoche sur la chaise avant de se diriger vers le frigo.

    Toru dérapa sur les cordes de sa guitare produisant un son horrible.

    - Joué avec toi ? Joué à quoi ?

    - Essaye d’imaginer.

    Toru secoua la tête pour chasser les images torrides de la jeune femme nue en sueur dans les bras d’un type qui avait sa tête à lui. Il valait mieux pour sa santé mentale qu’il ne laisse pas son imagination divaguer…

    - Où est ton atèle ? finit-il par demander après avoir repris le contrôle.

    - Le médecin m’a autorisé à l’enlever.

    Laia disparu dans sa chambre puis dans la salle de bain avant de réapparaitre devant Toru quelques minutes après.

    - Qu’est-ce que tu veux ?

    - J’ai besoin d’aide pour me laver les cheveux.

    - Tu as cas aller au coiffeur demain matin.

    - Tu crois vraiment qu’avec le salaire que j’ai, je peux aller me laver les cheveux trois fois par jour au coiffeur ?

    - Comment tu as fait la dernière fois ?

    - J’ai demandé à Louna…

    - Tu as cas lui demander demain alors.

    - Je ne peux pas. Je dois me les laver ce soir.

    Toru posa sa guitare à côté de lui et croisa ses bras.

    - Pourquoi ?

    - Je dois sortir.

    Toru se leva et se dirigea dans sa chambre avant de claquer la porte derrière lui.

    - Je suppose que c’est un non… Espèce d’égocentrique, dit-elle en faisant semblant de lancer la bouteille d’eau dans sa direction.

     

    - Ah ! C’est froid ! C’est froid ! C’est froid ! Ah !

    - Bordel.! Maugréa Toru en arrêtant l’enregistrement qu’il était en train de faire. Qu’est-ce que cette folle est en train de foutre !

    Toru sortit de sa chambre, prêt à lui gueuler dessus pour qu’elle fasse moins de bruit mais fut attaqué par un jais d’eau froide.

     - Qu’est-ce que…

    Toru entra dans la salle de bain et se dirigea vers le robinet.

    - Je peux savoir ce que tu fais ! Cria-t-il trempé de la tête au pied.

    - Ça ne se voit pas ? J’essayais de faire une piscine dans ta salle de bain. Il manque plus que le tremplin et tu feras pâlir de jalousie toutes les piscines de Tokyo.

    - Je vais devenir dingue, souffla Toru. On ne s’ennuie vraiment pas avec toi ! Va mettre un maillot de bain.

    - Pourquoi ?

    - Tu préfères te doucher à poil ? Je n’en vois pas d’objection mais tu risques d’être mal à l’aise.

    Laia sortie de la salle de bain et revient avec un bikini deux pièces noir. Toru qui était en train de remettre le tuyau du pommeau de douche s’arrêta brusquement en voyant ce qu’il avait sous les yeux.

    - T’as jamais vu de fille en maillot ou quoi ? Dit Laia en prenant une serviette pour s’enrouler dedans.

    - J’ai jamais vu une fille porter aussi mal un maillot effectivement, répondit Toru en réussissant à fixer le tuyau. Ramène-toi ici.

    - Tu ne te change pas ?

    - Je suis déjà trempé à cause d’une écervelée qui a eu l’idée de changer ma salle de bain en pataugeoire…

    - Ça ne serait pas arrivé si tu avais accepté de m’aider.

    - Comment ça se fait que tu ne puisses pas te laver les cheveux alors que tu n’as plus le bras en écharpe ? Demanda-t-il en lui mouillant la tête sans prévenir.

    - Le médecin m’interdit de lever le bras gauche. Et je ne peux pas lever le bras droit parce que ça tire sur mes cervicales…

    Toru attrapa le shampoing et vida la moitié de la bouteille sur sa tête avant de frotter.

    - C’était toi qui conduisais ? Le jour du carambolage…

    - On était dans un taxi.

    - On ?

    - Louna et moi. C’est arrivé le jour où on est rentré d’Osaka.

    - Tu as été la seule blessée ?

    - Louna a eu quelques égratignures. Le chauffeur lui a eu moins de chance. Une barre de fer a traversé le pare-brise et l’a transpercé, dit-elle en se touchant une petite cicatrice qui se trouvait sur son épaule. S’il n’avait pas été là. S’il n’avait pas eu le réflexe d’agripper cette barre avant de mourir je serais plus de ce monde aussi.

    Toru s’arrêta de lui frotter la tête en entendant son récit. Elle avait donc bien failli mourir dans cet accident de voiture ?

    - Tu sais ce qu’est le plus frustrant là-dedans ? C’est que quelques mois plus tôt, il avait perdu toute sa famille dans un incendie. Cet homme aura eu une vie triste jusqu’au bout…

    - Je ne vois pas les choses de cet avis.

    - Hein ?

    - Cet homme a eu la chance d’aimer quelqu’un et d’être aimé en retour. Même après avoir perdu toute sa famille, il a continué à vivre malgré sa souffrance. Et dans ses dernières heures, il a même eu le réflexe de sauver une inconnue qui a pris son taxi… Cet homme n’a pas eu une triste vie. Il a juste vécu. Vécu en accomplissant un acte héroïque dans ses dernières heures.

    - Aïe ! Aïe ! Aïe !

    - Qu’est-ce que t’as ?

    - Shampoing ! Shampoing ! Shampoing ! Dit-elle en sautillant sur place.

    - Qu’elle gamine sérieux ! Arrête de bouger !

    - Ça pique ! C’est comme ça que tu te laves les cheveux ? Comment tu fais pour ne pas devenir aveugle !

    - Si ça te vas pas, tu avais cas aller au coiffeur ! maugréa Toru en lui rinçant la tête.

    - Je ne suis pas crésus comme toi. Mon dieu. Ça y ait ! J’ai perdu la vue !

    - Arrête de gesticuler !

    - Ça brûle !

    - Arrête de faire l’enfant et ouvre les yeux ! dit Toru en bloquant le visage de ses deux mains.

    Laia ouvrit les yeux et retient sa respiration en voyant le magnifique spectacle qu’elle avait devant les yeux. Les cheveux du jeune homme tombaient en cascade sur son visage. Son t-shirt blanc tant qu’à lui était collé contre son buste et laissait tout paraitre.

    Ce con égocentrique était vraiment une bombe sexuelle… Laia se mordit la lèvre inférieure pour chasser la pulsion qui était en train de l’envahir. Elle dû se faire violence pour ne pas se jeter à ses lèvres lorsque ses yeux se posèrent sur sa bouche si charnue.

    - C’est bon. On a fini, dit Toru qui avait remarqué le changement de température de la pièce.

    - Merci… répondit Laia sans quitter des yeux ses lèvres.

    - Arrête de faire ça.

    - Je ne peux pas.

    - Regarde ailleurs.

    - J’ai peur de perdre la vue si je regarde ailleurs.

    - Espèce de folle dingue… maugréa-t-il avant de sortir de la douche.

    - Toru ?

    Le jeune homme se figea sur place en l’entendant prononcer son prénom.

    - Quoi ? Demanda-t-il au bout de quelques secondes de silence.

    - Il faut vraiment que tu apprennes à vivre un peu. Aussi non tu finiras vieux garçon avant l’heure.

    Toru se retourna pour lui demander où elle voulait en venir par-là mais la jeune femme l’en empêcha en lui déposant un baiser sur ses lèvres avant de murmurer :

    - Bon anniversaire.

    Le jeune homme cligna des yeux surpris et regarda la jeune femme sortir de la salle de bain avant de s’enfermer dans sa chambre. Que venait-il de se passer ? Il porta sa main à ses lèvres et se repassa la scène dans sa tête.

    - Bon anniversaire ? Depuis quand c’est mon anniversaire…

    Il regarda la date qui était affiché sur sa montre : 10 février 2017.

    - Le 10 février…

    Il se dirigea dans sa chambre, ouvrit son ordinateur et regarda le logiciel qu’il utilisait depuis qu’il était gosse et où il inscrivait tout. Il rechercha la date du 10 février et finit par la trouver.

     

    * 10 février 1999 à 18h *

    J’ai vu un ange pour la première fois de ma vie aujourd’hui. Elle s’appelle Laia. Son visage ne cesse d’apparaître devant mes yeux. Ça fait seulement qu’une heure que je l’ai quitté et je n’ai qu’une envie être à demain pour aller la revoir. Laia…

     

     Toru sortit de ses pensées en entendant toquer à sa porte.

    - Quoi ?

    - J’ai encore besoin de ton aide, dit Laia derrière la porte.

    - Si c’est pour te sécher les cheveux mets un bonnet.

    - Ce n’est pas pour mes cheveux, répondit Laia en entrant dans la pièce.

    - Qui t’a autorisé à rentrer ! cria Toru en refermant le claper de son ordinateur.

    - Quoi ? Tu regardais du porno ?

    - Tu…

    Toru déglutit en voyant ce qu’il avait devant les yeux. La jeune femme avait enfilé une robe rouge fendu au niveau de la cuisse et qui épousait parfaitement ses formes, mettant en valeur sa poitrine généreuse.

    - Vous êtes tous les mêmes ! Fais-moi voir, dit Laia en se dirigeant vers l’ordinateur.

    - J’ai une tronche à regarder du porno ?

    - Oui ! Fais-moi voir !

    - Ne t’approche pas, espèce de nymphomane, dit Toru en attrapant son ordinateur le tenant en l’air, hors de portée de la jeune femme.

    - Ce n’est pas en tenant les choses en l’air que tu m’empêcheras de regarder.

    Laia tendit la main et s’entreprit de défaire la ceinture du jeune homme.

    - Qu’est-ce que tu fais ? Cria-t-il en essayant d’empêcher la jeune femme de lui enlever la ceinture.

    - Tu finiras bien par baisser tes bras avant que tu ne termines à poil.

    - Tu… Il fallait le dire si tu voulais me voir à poil, Nishi.

    Laia se figea et écarquilla les yeux surprise par son calme Olympien mais aussi par le changement d’intonation. Elle qui pensait le faire flipper, le jeu c’était inversé. Elle éloigna ses mains subitement de Toru qui posa son ordinateur en haut de l’étagère avant de se diriger vers la jeune femme d’une démarche féline.

    - Pourquoi tu recules Nishi ? Tu n’as plus envie de jouer ?

    - Une autre fois peut être, dit-elle en affichant un large sourire avant d’essayer de s’enfuir de la chambre.

    - Pourquoi remettre au lendemain ce qu’on peut faire maintenant ?

    Toru se mordit la joue pour réprimer un sourire ce qui n’échappa à la jeune femme.

    - Toi ! T’es en train de me faire marcher ! Je t’en foutrai des « tu n’as plus envie de jouer ? » !

    Laia attrapa le coussin et le frappa avec.

    - Arrête ça. Tu vas te faire mal, dit-il en explosant de rire.

    - Espèce de pervers !

    Laia s’apprêta à lui donner un autre coup de coussin mais la jeune femme perdit l’équilibre et finit par tomber sur quelque chose de mou et musclé à la fois.

    - Il fallait le dire plus tôt que tu étais venue ici juste pour faire un câlin, dit Toru avec un sourire espiègle sur les lèvres.

    - Câlin mes fesses !

    - Laisse tes fesses où elles sont.

    Laia essaya de se relever mais Toru l’encercla de ses bras.

    - Ça fait longtemps qu’on n’avait pas fait de câlin comme ça.

    - Comme si on en avait déjà fait ! Lâche-moi, tu es tout mouillé !

    - Non. Je te lâcherai que si tu te souviens.

    - Me souvenir de quoi ? Demanda Laia qui avait fini par poser la tête sur le torse du jeune homme.

    - Le premier câlin de ce genre que tu m’as fait.

    - À quoi ça servirait de se souvenir de ce genre de chose. Le passé est le passé, dit Laia qui réussit à se libérer des bras du jeune homme. C’est malin. Maintenant je suis trempe, maugréa-t-elle en sortant de la chambre.

    - Laia ? Tu es derrière la porte ? Demanda-t-il au bout de quelques secondes après s’être approché de sa porte.

    - Non.

    Toru sourit en entendant la réponse de la jeune femme. Les années avaient beaux passées elles n’avaient pas réussi à changer son tempérament.

     

    Il se revit 16 ans auparavant. Le jour de l’enterrement de son grand-père avec qui il était très proche. Ce jour-là, il avait refusé de sortir de sa chambre ni de voir qui que ce soit. Pas même Laia. Il l’avait envoyé promener lorsqu’elle était venue à l’aube le voir. C’était tard dans la soirée, qu’il s’était aperçut que quelqu’un se trouvait derrière la porte…

    - Laia ? Tu es derrière la porte ?

    - Non, répondit-elle.

    Il avait alors ouvert la porte et l’avait retrouvé assise par terre. Il l’avait aidé à se relever et l’avait pris dans ses bras en la remerciant d’être restée. C’était le premier jour où il l’avait enlacé…

     

    Lorsqu’il ouvrit la porte, la jeune femme se trouvait de dos à la porte comme lorsqu’elle était enfant. Il tendit la main et remonta la fermeture éclair de la robe puis se posta devant elle et défit une à une les épingles qui retenaient ses cheveux.

    - Tu es beaucoup plus belle avec les cheveux détachés, murmura-t-il en enlevant la dernière épingle.

    Laia fut subitement envahit de frisson. Était-ce à cause de ses cheveux qui venaient de tomber sur ses bras dénudés ou était-ce à cause du regard pénétrant qu’il lui lançait ? Elle se mordit la lèvre inférieure pour s’empêcher de lui sauter dessus. Pourquoi était-ce si dur d’être dans la même pièce que lui ce soir ?

    - Tu devrais aussi arrêter de te mordre les lèvres.

    - Pourquoi ?

    - Parce que c’est une incitation à faire des choses indécentes avec toi.

    - Je ferais mieux d’y aller alors aussi non je risque d’être en retard.

    - Tu devrais oui, dit-il en plongeant son regard dans le sien.

    - À moins que tu me dises de ne pas y aller.

    Laia retient sa respiration espérant qu’il lui dise de ne pas y aller mais sa réponse fut ce qu’elle attendait.

    - Je ne suis pas ton père, Nishi… Ni ton copain.

    - Pas faux. Bonne soirée.

    Toru regarda la jeune femme attraper son sac à main et disparaitre derrière la porte d’entrée.

    - Et si tu étais juste… toi, le guitariste de wanokuroku ? Demanda Laia en surgissant au pas de la porte. Tu me laisserais y aller ?  

    Toru contracta sa mâchoire essayant de lutter contre l’envie de la laisser partir mais fut vaincu par KO.

    - Non.

    Il traversa la distance qui la séparait d’elle et l’embrassa à pleine bouche.


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