• Chapitre 5

     

    Hope entra dans la salle de bal, dix minutes plus tard. C’est le temps qu’elle du prendre pour se calmer. Dès le moment où elle avait descendu les marches, elle n’avait cessé de jeter des coups d’œil au prince. Il était tellement beau dans cette tenue qu’il était difficile pour elle de se contrôler. Elle était devenue en un bref regard un papillon attiré par la lumière incandescente. Elle s’était alors éloignée de lui en mettant le plus de distance possible entre eux .Chose qui fut peine perdu car dès qu’elle était arrivé à destination le Prince c’était matérialisé devant elle pour l’amener dans un magnifique jardin ornée de fleurs en tout genre.

    • Hope ! Murmura Ilana. Où étais-tu passé ?
    • J’étais dehors, dit-elle en cherchant du regard le prince.
    • C’est quoi ce collier ?
    • Un collier qui sert à éloigner les chiens errant apparemment, répondit-elle en voyant les pervers de tout à l’heure éviter son regard.
    • Attends un peu… c’est le collier que le prince t’a offert ?
    • Ne t’emballe pas. C’est un collier qui montre que je lui appartiens. Rien de plus. Rien de moins.
    • Tu crois que c’est pareil pour mon bracelet ? Demanda Ilana en levant son poignet.

    C’était une gourmette noir et argent avec en son centre un cadenas avec une croix celtique en son milieu.

    • Qui t’a donné ça ?
    • La maîtresse de maison m’a dit de le mettre avant de descendre.

    Hope tourna la tête et vit le garde du corps les fixer intensément Ilana. Ce tas de muscle avait marqué sa propriété avec le bracelet comme le Prince avait fait avec ce foutu collier.

    • J’ai essayé de l’enlever lorsque je suis sortit des appartements privés de ce crétin mais je n’ai pas réussi. Plus j’essayais de l’enlever et plus ça me brûlait la peau alors j’ai lâché l’affaire.
    • Ça te brûlait la peau ?
    • Essaye de me l’enlever… Mon collier.
    • Tu es sur ?
    • Vas-y. Il ne regarde pas de toute façon. Il est beaucoup trop occupé à faire les casanova.

    Ilana se posta derrière Hope et essaya de défaire le fermoir mais s’arrêta net en voyant le collier changer de couleur.

    • Il est devenu tout rouge, chuchota Ilana.
    • Espèce de…

    Une douleur fulgurante parcourue le cou d’Hope.

    • À ta place je garderai ma bouche sellée, dit une fille rousse à côté d’elles.
    • Je te demande pardon ?
    • C’est un collier de contrôle. Le prince n’a pas mis ce collier seulement pour dire que tu es son jouet. Il te l’a mis pour te dresser.
    • C’est quoi ses conneries ?
    • Lorsque tu diras du mal de ton propriétaire alors ça t’enverra une décharge.
    • C’est une blague ?
    • Et il n’y a pas que ça, murmura la rouquine. S’il te donne un ordre et que tu n’obéis pas. Si tu lui manques de respect où s’il est blessé alors tu ressentiras les mêmes douleurs que lui. En gros. Tu es relié à lui et si tu fais quelque chose qui ne lui plait pas il a juste à le penser et le collier exécute la punition.
    • Comment est-ce que tu sais tout ça ? questionna Ilana sur ses gardes.
    • Parce que mon maître m’en a mis un aussi, répondit-elle en baissant le col roulé de sa robe.
    • Me voilà réduit au même rang qu’un foutu clébard, maugréa-t-elle.

    Hope leva les yeux et croisa le regard du Prince qui affichait un large sourire avant de remuer les lèvres en silence.

    • Qu’est-ce qu’il a dit ?
    • Gentille fille.

    Hope s’apprêta à l’injurier mais se ravisa. Elle se tourna à la place vers le buffet plus furax que jamais et descendit quatre coupes de champagnes cul sec.

    • Vous devriez y aller doucement avec l’alcool.

    Hope se raidit en entendant la voix de Christopher dans son dos.

    • Ne vous inquiétez pas. J’ai une muselière autour du cou qui m’empêchera de dire du mal de vous lorsque je serais ivre.
    • Je dois avouer que je vous ai surestimé. Je pensais que vous comprendriez plus vite l’utilité de ce collier.
    • Navré de vous avoir de nouveau déçu, répondit-elle sarcastiquement.
    • Cela commence à devenir une habitude, ne vous inquiétez pas, dit-il en tendant sa main vers Hope.
    • Que voulez-vous ? Demanda-t-elle sur ses gardes.
    • Pourquoi n’invitez-vous pas la jeune femme avec qui vous étiez ?
    • Parce qu’elle n’est pas vous.

    Hope déglutit en voyant les yeux du prince virer au gris métallique.

    • Si je refuse. Je recevrai une décharge électrique ?
    • Il y a de forte chance.
    • Alors je dis non.

    Hope s’attendit à recevoir le jus mais rien ne se produisit. Est-ce que le collier dysfonctionnait ? Elle repensa à ce que la rouquine lui avait dit. Le Prince contrôlait le collier par la pensée. Si c’était le cas alors pourquoi ne l’avait-il pas activé ? Après tout il détestait qu’on lui tienne tête.

    • Je crains de ne pas avoir demandé votre avis, dit Christopher en la prenant par la main pour l’entraîner au milieu de la piste de danse.
    • Tout le monde nous regarde.
    • C’est normal. Je suis beau, riche, célèbre et prince. J’attire énormément les regards.
    • Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi narcissique que vous.

    Une femme d’une quarantaine d’année vient se poster à côté d’eux et fit une révérence.

    • Votre seigneurie.
    • Dame Vangueberg ?
    • Me feriez-vous l’honneur de m’accorder la future danse ?
    • Je suis navré mais je l’ai déjà accordé à quelqu’un d’autres. Demandez à votre mari. Il se fera une joie de danser avec vous.
    • Il préfèrerait danser avec votre esclave, dit-elle en toisant Hope de la tête au pied.
    • Il risque d’avoir du mal étant donné qu’elle ne peut danser avec personne d’autre que moi, répliqua-t-il sèchement.
    • Cette esclave doit être au ange d’avoir pu capter votre attention.
    • Je le suis tellement que je serais capable de donner ce magnifique collier qui orne mon cou, répliqua Hope.
    • C’est un collier pour esclave.
    • On dirait qu’elle n’est pas si…
    • Si vous voulez bien nous excuser Dame Vangueberg. J’aimerai terminer cette danse dans le calme, dit Christopher en s’éloignant d’elle.
    • Espèce d’Harpie.
    • C’est la femme d’un noble très influant et vous venez de vous la mettre à dos.
    • Grand bien lui fasse. Je ne vois pas ce qui pourrait m’arriver de pire qu’être votre jouet.
    • Est-ce vraiment un supplice de l’être ?
    • Dois-je vraiment répondre à votre question ?
    • Je vous sens énervé.
    • Est-ce le collier de Médor qui vous met la puce à l’oreille ou l’intonation de ma voix ?
    • Vos yeux. Vous avez une façon différente de regarder lorsque vous êtes énervée. Que vous arrive-t-il ?
    • Que m’arrive-t-il ? Essayez de mettre un collier électrochoc autour du cou et vous verrez si vous ne seriez pas énervé vous aussi.

    Hope retient sa respiration lorsque le Prince approcha son visage à quelques centimètres du sien.

    • Vous êtes jalouse, n’est-ce pas ?
    • Jalouse de quoi ?
    • Que je puisse aller voir ailleurs.
    • Je me contrefiche de qui vous voyez ou de ce que vous faites.
    • Ce n’est pas ce que dit le collier pourtant.

    Hope regarda le miroir sur sa droite et vit le collier passer du rouge à l’orange. Elle porta ses mains instinctivement à son cou. Se pourrait-il que le collier changeait de couleur suivant ses humeurs ? Le prince s’approcha à son oreille et lui murmura :

    • Dites-le.
    • Dites quoi ?
    • Que je suis irrésistible, répondit-il en s’éloignant un sourire aux lèvres.
    • C’est un vampire. C’est un vampire. C’est un vampire. C’est un vampire, répéta-Hope en fermant les yeux.
    • Ton collier à virer au bleu, dit Ilana qui réapparut avec la rouquine à ses côtés un verre de champagne dans sa main.
    • Il ne manquait plus que ça, maugréa-t-elle.
    • Quoi ?
    • Ce satané collier change de couleur suivant ce que le porteur ressent.
    • Je ne te l’avais pas dit ? Demanda la rouquine innocemment.
    • Effectivement tu as oublié de l’omettre.
    • Le rouge signifie que le porteur est en colère. L’orange c’est la jalousie, le noir c’est la tristesse, le violet pour la joie. Le vert pour le doute. Le bleu pour le désir…
    • Le désir ? Répéta Ilana.
    • Pour ce qui est des autres couleurs je ne m’en souviens plus.
    • Ton collier est bleu, Hope !
    • Ce collier doit dysfonctionner.

    Hope tourna la tête et vit une jeune femme aux cheveux longs et blonds se diriger sur la piste de danse avec pour cavalier Christopher.

    • Oh ! Il est passé à l’orange, dit Ilana d’une voix amusé.

    Elle s’apprêta à détourner les yeux pour envoyer sur les roses son ami quand elle croisa le regard du Prince. La jeune femme déglutit en sentant le regard pénétrant qu’il lui lança. Pourquoi la fixait-il ainsi ? Elle se remémora l’instant où il s’était retrouvé en compagnie de la bimbo et à sa façon de la regarder avant qu’il l’embrasse. C’était le même regard.

    • C’est impressionnant. Tu devrais voir ça, Hope. On dirait un arc en ciel. Tu passes d’une couleur à l’autre ! Oh ! Il s’est arrêté au bleu.
    • Je… Je ferais mieux d’y aller. A demain, dit-elle avant de précipiter vers la sortie.

    Elle passa en trombe devant Dan et Alfonse puis se dirigea directement dans sa chambre. Elle franchit la porte et la referma immédiatement derrière elle, tout en s’adossant contre.

    • C’est un vampire. C’est un vampire. C’est un vampire, répéta-t-elle les yeux fermés.

    Elle sursauta lorsqu’on frappa à la porte.

    • Ilana, je ne suis pas d’humeur à… Chris, murmura-t-elle surprise de le voir devant sa porte.
    • Pourquoi vous êtes partie ?
    • Je suis crevée.
    • Vilaine menteuse.
    • Vous n’avez rien de mieux à faire que de répertorier mes humeurs ?
    • Pourquoi êtes-vous partis ?
    • Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que je suis jalouse ? C’est le cas. Je suis jalouse de ses filles qui peuvent se pavaner librement avec des habits de luxe alors que je suis pieds et poing lier. Je suis jalouse également qu’elle puisse parler sans aucune retenue sans qu’un courant électrique ne les punisse d’avoir trop ouvert la bouche. Je suis jalouse de leur liberté.

    Hope baissa les yeux et secoua la tête négativement. Christopher plaça deux doigts sous son menton l’obligeant à relever la tête.

    • Et là ? Vous n’êtes en aucun cas rempli de désir à mon égard ? Chuchota-t-il.

    Hope se retient de respirer lorsqu’il ramena une de ses mèches derrière son oreille.

    • Vous n’êtes en aucun cas attiré par moi en cet instant ?

    Hope lâcha une injure silencieuse lorsqu’il s’approcha de son oreille :

    • Dites-le. Vous avez qu’un seul mot à dire et je ferai en sorte d’étouffer ce sentiment.

    Hope ouvrit la bouche mais la referma aux prix d’un effort surhumain.

    • Vous feriez mieux de rejoindre vos invités, votre altesse.
    • C’est vraiment ce que vous voulez ?
    • Ne me regardez pas comme ça.
    • Comme quoi ? dit-il d’une voix suave.
    • Comme si j’étais désirable.
    • C’est pourtant ce que vous êtes.
    • Je croyais que je ne l’étais pas.
    • J’ai mentit, dit-il en fondant ses les lèvres d’Hope.

    La jeune femme plaça ses bras autour du coup du Prince et se mis sur la pointe des pieds pour atteindre un peu plus sa bouche. Les mains de Christopher descendirent pour aller se placer autour de la taille de la jeune femme avant de la soulever pour l’amener sur le petit lit miteux. Il ne pu s’empêcher de lâcher un léger soupir lorsqu’elle ouvrit la bouche pour accueillir sa langue. Hope se raidit l’espace d’un instant lorsqu’elle sentit les mains froide de Christopher se poser sur sa cuisse et remonter vers le haut.

    • Votre altesse, appela Dan derrière la porte.
    • C’est pas vrai. Je vais tuer cet enfoiré ! Dit-il en foudroyant la porte du regard.
    • Votre altesse, appela de nouveau Dan.

    Christopher se redressa et se dirigea vers la porte furieux.

    • Quoi ! Cria-t-il.
    • Ton frère est arrivé, dit-il en chantonnant.
    • Il ne manquait plus que lui, soupira-t-il. Dis lui que j’arrive.
    • Tu ferais mieux de l’amener aussi. Il souhaite la rencontrer.
    • Elle n’est pas en état. Elle a trop bu.
    • C’est une demande de ton futur roi.
    • Je m’en contrefou. Dégage, dit-il en lui claquant la porte au nez.
    • Je suis désolé.
    • Désolé, de quoi ?
    • Tu ferais mieux de rester ici. Si mon frère te voit bourrer alors… reste ici.
    • Tu es désolé de quoi ? Répéta-t-elle.
    • Je dois y aller, dit-il en l’embrassant sur le front avant de disparaître.

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  • Chapitre 4

     

    Christopher tournait en rond dans son appartement comme un lion en cage. La réunion de hier l’avait énervé plus que d’habitude. Il était rentré chez lui dans l’espoir de trouver sa nouvelle distraction et ainsi se changer les idées mais il trouva à la place une vieille esclave flétrit qui tenait à peine sur ses jambes. Lorsqu’il lui avait demandé où elle se trouvait, la vieille humaine lui avait répondu qu’elle était retournée dans sa chambre. L’espace d’un instant, il lui avait traversé l’esprit d’aller la voir mais s’en était abstenue. Il était tellement à cran qu’il risquait de ne plus se contrôler et de lui sauter dessus rien que pour se changer les idées. Et seul Satan savait qu’il était difficile de retenir ses émotions lorsqu’il était en sa présence. Elle avait pris un malin plaisir à le torturer toute la journée d’hier. Dès l’instant où elle avait fini dans la baignoire avec lui jusqu’au moment où Alfonse était venu le chercher pour cette foutu réunion.

    • Tu es atteint de parkinson ? Demanda Dan en jouant avec son couteau comme à son habitude. Pourquoi fais-tu que trembler ? Tu es à cran ? Tu veux que je fasse venir Irina ?
    • Non ça ne servirait à rien, dit-il en contractant sa mâchoire.

    En effet, personne ne pourrait le calmer. Il avait d’ailleurs essayé avec Irina mais peine perdue. Il avait passé 2h avec la vampire à la faire crier de plaisir mais ça ne servit à rien. Il n’avait pas réussi à s’enlever cette esclave de la tête. À effacer le moment où il l’avait attiré dans la baignoire avant qu’elle ne se fracasse le crâne contre le carrelage. Pour une raison obscure, il l’avait encerclé avec ses bras la serrant contre son corps savourant la chaleur qui émanait de la jeune femme. Il s’arrêta devant la chaise de la porte d’entrée sur laquelle elle s’asseyait à chaque fois qu’elle venait et l’image de la jeune femme en train de se mordre sa lèvre inférieure lui revient comme un uppercut en pleine face.

    • Qu’est-ce qui m’arrive, bon sang, maugréa-t-il.
    • Quoi ?
    • Au fait. Tu es bien sur de vouloir amener cette lionne à la soirée mondaine ?
    • C’est mon jouet. Elle doit forcément y être. Si elle ne vient pas et que mon père l’apprend, il risque de se l’approprier.
    • Et ça serait un désastre ?

    Dan leva les mains devant lui lorsqu’il vit le regard assassin de Christopher.

    • J’ai rien dit. Calme-toi. Faut vraiment que tu t’envoies en l’air, mec. Si Irina n’est pas satisfaisante, je t’en trouverai une autre…
    • Je n’en veux pas d’une autre, maugréa-t-il.
    • Si je comprends bien. Tu ne veux pas Irina ni aucune autre fille. Qu’est-ce que tu as ?
    • Cette humaine commence à t’obséder. Pas vrai ? C’est pour cette raison que tu l’as laisse te parler ainsi…
    • Ferme là.
    • C’est une humaine.
    • C’est mon jouet, rectifia Christopher.
    • Et alors ? Tu comptes la baiser jusqu’à ce que tu t’en lasses ? Cette fille préfèrerai mourir plutôt que de s’envoyer en l’air avec un vampire. Qu’il soit prince ou non.
    • Une esclave n’a pas son mot à dire. Si j’ai envie de la baiser jusqu’à m’en lasser, je le ferai et ne demanderai certainement pas son avis.
    • Votre altesse, appela Alfonse derrière la porte.
    • Où est-elle ? demanda-t-il en voyant son majordome seul.
    • Dans sa chambre, monsieur.
    • Pourquoi y est-elle ?
    • J’ai demandé à ce qu’elle y reste jusqu’au bal. Ça permettra d’accueillir vos invités librement sans vous soucier de ses fais et gestes.
    • Voilà qui est bien attentionné de votre part, Alfonse. Mais je crois que le prince a besoin de se vider avant d’aller au bal.
    • Ferme là, dit-il en enfilant la veste blanche de son costume.
    • Vous êtes souffrant, votre altesse ?
    • Allons-y. Les invités ne peuvent attendre d’avantage.

    Christopher sortit de ses appartements privés pour se diriger devant l’entrée. Comme il s’y attendait une vingtaine de personnes étaient déjà arrivés et se trouvaient dans la salle de bal. Les plus jeunes avaient déjà commencé le buffet et était en train de boire au poignet des esclaves enfermés dans des cages suspendu en l’air.  Le représentant d’un village voisin dont Christopher ne se souvenait plus le nom arriva accompagné de sa femme et d’une jeune fille aux cheveux blonds.

    • Votre seigneurie, laissez-moi vous présenter ma fille, Mégalia.
    • Ravis de vous rencontrer enfin, notre altesse.

    Elle attrapa le pan de sa robe et fit une révérence digne d’une dame de la haute société.

    • Moi de même.

    Christopher lui attrapa la main et lui fit un baise main qui eu pour effet de faire rougir la jeune femme.

    • J’espère que nous aurons l’occasion de nous parler en toute intimité lors cette soirée.
    • J’en serais honoré.

    La jeune femme fit une nouvelle référence avant de rejoindre ses parents.

    • J’ignorais que les culs pincés étaient ton genre, murmura Dan.
    • Ça ne l’est pas.
    • C’est vrai. C’est plutôt celles qui ont des griffes affûtés et qui mord dès qu’on les touches, ricana le garde du corps.
    • Tu n’as pas personne d’autre à emmerder ?

    Un vampire aristocrate d’Europe arriva devant Christopher accompagné de sa jeune épouse

    • Votre seigneurie.
    • Baron Vangueberg.
    • Laissez moi vous présenter mon épouse, Asana.

    La femme du Baron s’inclina en faisant une révérence tout en fixant d’un regard rempli de désir le prince.

    • Votre altesse.
    • Dame Vangueberg.
    • C’est un honneur de vous rencontrer. Si vous avez besoin de quoi que ce soit surtout n’hésitez pas à me le demander, dit-elle en passant sa langue sur ses lèvres.
    • Je n’en manquerai pas.
    • Si vous avez d’ailleurs un…

    Christopher arqua son sourcil droit se demandant pourquoi le baron venait d’interrompre subitement la discussion. Il s’apprêta lui demander s’il allait bien lorsqu’il entendit son garde du corps lâcher une injure.

    • Qui est cette jeune beauté ? Demanda le Baron le regard rivé sur les marches.

    Christopher tourna la tête et manqua de s’étrangler en voyant  Hope descendre les marches avec un visage de marbre. Celle-ci portait une longue robe rouge vif décolleté débutant des épaule et cintré à la taille partant évasivement jusqu’au sol. Son regard s’attarda sur sa poitrine merveilleusement mise en valeur. Se soulevant et s’abaissant à chaque respiration. Ses yeux remontèrent vers son visage maquillé. Un trait d’eyeliner ornait ses yeux ainsi que ses lèvres rouge sang. Ses cheveux quant à eux étaient attachés dans un chignon avec quelques mèches rebelles se promenant librement.

    • Puis-je savoir ce qu’elle fait dans cet accoutrement ? demanda-t-il sans détacher son regard d’Hope qui descendait toujours les marches d’une démarche lente.
    • J’ai jugé nécessaire de la rendre un peu plus présentable pour qu’elle ne puisse ternir votre image, votre altesse.
    • Si vous ne vouliez pas qu’elle ternisse son image, il fallait plus se concentrer sur son sale caractère, ricana Dan.
    • Pardonnez mon incapacité à n’avoir pu résoudre ce problème, dit le majordome en s’inclinant.
    • C’est un honneur de vous rencontrer. Je suis le Baron Vangueberg, dit-celui-ci en attrapant la main droite d’Hope pour lui baiser la main.

    Christopher vit la jeune femme afficher une grimace de dégoût avant de s’essuyer le revers de sa robe

    • Puis-je savoir votre nom charmante demoiselle.
    • Je n’ai pas de nom. Mais si vous souhaitez m’en donner un, vous avez qu’à m’appeler esclave ou jouet du prince.

    Elle fit une légère référence avant de rajouter :

    • Si vous voulez bien m’excuser.

    Christopher regarda la jeune femme se diriger vers le fond de la salle, là où se trouvaient les esclaves des employés ayant un poste important.

    • Vous avez là une esclave des plus distrayante, rigola le Baron. Si vous vous souhaitez vous en débarrasser je serais heureux de vous faire un bon prix.

    Un sentiment de possessivité monta en Christopher qui se changea vite en rage. Il s’apprêta à sauter sur le Baron pour lui arracher la tête mais fut arrêté par Dan.

    • Je crains que ce ne soit une bonne idée, murmura-t-il.

    Christopher pris une grande inspiration pour se calmer et ajouta d’une voix froide.

    • Elle appartient à moi et à moi seule.
    • Je comprends, votre seigneurie. Si j’avais une déesse pareil à mon service, je ne m’en séparerais jamais également, dit-il en riant.

    Christopher afficha la tactique que son père lui avait apprise lorsqu’une personne de haut rang l’agaçait au plus haut point et qu’il ne pouvait pas tuer. Il ne dit rien et sourit. Alfonse, tendit son bras vers la salle de bal et invita le baron et sa femme à entrer.

    • J’arracherai bien la tête de cet enfoiré, maugréa Christopher.
    • Et qu’est-ce que tu donnerais comme excuse à ton père ? Que tu l’as décapité parce qu’il bavait un peu trop sur cette humaine ? demanda Dan en se remettant en retrait derrière le prince.
    • À quoi cela sert-il d’être prince si je ne peux pas tuer qui bon me semble ?
    • Tu ne peux tuer les gens qui rapportent de l’argent, mec.
    • Un en moins, qu’est-ce que ça changerait… maugréa-t-il.
    • Je crains qu’il n’y en aurait pas que un.

    Christopher regarda la direction que lui montrait Dan et vit Hope encerclé de noble. Celle-ci affichait un regard de marbre mais il voyait bien à ses yeux qu’elle était à deux doigts de les envoyer balader sans prendre des pincettes. Il se dirigea vers la jeune femme. Lorsqu’il arriva devant la foule il compta jusqu’à 10 pour reprendre son calme avant de se racler la gorge.

    • Si vous le permettez. Je souhaiterai récupérer mon jouet.

    Les nobles dont les yeux avaient virés au rouge s’inclinèrent et s’écartèrent pour laisser la jeune femme passer. Il attendit qu’elle se dirige vers lui mais elle ne fit rien. Elle le regardait sans bouger. Il essaya de décrypter son regard mais en vain. Jamais il n’avait vu cette expression sur son visage. Il s’avança vers Hope, lui donnant son bras. Il s’attendait à ce qu’elle le refuse mais elle plaça son bras sous le sien.

    • J’ignorai que vous serez ainsi vêtue. C’est une très bonne surprise que vous avez fait, dit Christopher en s’arrêtant à l’autre bout de la pièce loin de la foule.
    • La vue vous plaît-elle ? Demanda-t-elle en écartant les bras tout en tournant sur elle-même.
    • Essayez avec un sourire et je vous dirai ça de suite, répliqua-t-il en s’approchant sensuellement vers elle.
    • Je croyais que vous détestiez qu’on vous mente ? Si je souris alors je vous mentirais en prétextant d’être heureuse d’assister à votre bal.
    • Vous ne l’êtes pas ?
    • Vous croyez que je le suis ?
    • Vous avez été relooké de la tête au pied. Vous portez une robe et des bijoux hors de prix. Et vous n’êtes pas satisfaite ? Il semblerait que vous soyez une esclave extrêmement capricieuse.
    • À croire que vous déteignez sur moi.
    • Sans façon.
    • Votre façon de me tenir tête est agaçante, vous savez ?
    • Vous m’en voyez navré.
    • Souriez et vous pourrez quitter le bal.

    Christopher vit les yeux d’Hope s’illuminer avant de s’éteindre subitement.

    • Permettez moi de douter de vos dires.
    • Un prince ne revient jamais sur sa parole.
    • Les vampires oui.

    Christopher vit la jeune femme s’incliner avant de s’éloigner le plus vite possible de lui. Elle rejoignit une jeune femme avec les cheveux courts, châtain clair et des yeux verts.

    • Il semblerait qu’Alfonse ait commis une erreur en transformant le vilain petit canard en joli cygne, dit Dan dans son dos.
    • Allez me chercher le collier des esclaves et retrouvez moi dans le jardin.
    • Bien votre altesse.
    • Tu comptes faire quoi ? Demanda Dan.
    • Montrer à tout le monde que ce cygne caractériel m’appartient. Va me la chercher, dit-il avant de se rendre dans le jardin

    Christopher se dirigea dans le jardin suivit de près par Dan qui tenait fermement Hope par le bras. Une fois les portes du jardin franchis, Dan referma les portes et se posta devant.

    • Je peux savoir ce qui vous prend ? demanda-t-elle d’une voix énervée.
    • Je vous ai fait quitter le bal. N’est-ce pas ce que vous vouliez ?
    • J’étais en pleine discussion.
    • Avec une esclave ?
    • Avec un être humain. Le seul être humain soit dit en passant qui n’était pas un hamburger ambulant pour vos invités !
    • Nous y voilà.
    • Quoi ?
    • Voilà pourquoi vous n’êtes pas heureuse d’assister à ce bal ? Parce que des humains sont suspendus dans les airs ?
    • C’est exact ! Cria-t-elle. Vous croyez que je ferais des courbettes et sourirai comme si de rien était ? Autant m’envoyer direct en pâture au vampire de 3ième rang !

    Christopher s’éloigna d’Hope puis se passa les mains dans les cheveux rageusement. Il ferma les yeux et pencha sa tête en arrière pour essayer de se contrôler. La faire venir au bal avait été une mauvaise idée. Il aurait du l’enfermer dans sa chambre au risque de piquer la curiosité de son père. Lorsqu’il réussi à enfin contrôler ses pulsions meurtrières il ouvrit de nouveau les yeux et les plongea dans ceux d’Hope.

    • Les humains dans les cages se sont tous portés volontaire.
    • Je ne vous crois pas.
    • Ce sont des humains devenus accros aux morsures. Une fois qu’ils atteignent la limite on les ramène dans leur chambre pour qu’ils puissent récupérer.
    • Vous mentez. Aucun humain n’accepterait de se faire mordre volontairement.
    • Détrompez-vous, répondit Christopher le plus calmement possible. On peut vite devenir accro à une morsure.

    Christopher s’avança vers Hope, et caressa son cou du bout des doigts.

    • Lorsque les crocs transpercent la chair, une sensation de plénitude envahit la personne mordue. Elle finit par planer et à ne plus se soucier de rien, murmura-t-il en faisant courir ses doigts jusqu’au renflement de sa poitrine. Les problèmes, les ennuis… tout disparaît grâce à la toxine que les crocs libèrent.

    Christopher afficha un léger sourire en voyant la jeune femme déglutir. Un sentiment primitif l’envahit quelques secondes en sentant le désir d’Hope monter en elle. Il sentit son cœur battre la chamade sous ses doigts.

    • Vous avez l’air bien au courant de l’effet que ça produit… réussit-elle à articuler.
    • Ça vous étonne ?
    • Comment un vampire au sang pur qui plus est un prince serait au courant ?

    Il se pencha à son oreille et lui chuchota :

    • Il y a rien de mieux qu’une morsure lorsqu’on s’envoie en l’air.
    • Cette blonde vous a mordu ?
    • Cela fait bien longtemps qu’on ne m’a pas mordu.
    • À vous entendre on dirait que vous le regrettez.

    Christopher détourna son regard et le plongea au loin repensant à la dernière fois qu’il avait été mordu.

    • Votre altesse, dit la voix d’Alfonse. J’ai ce que vous m’avez demandé.

    Le majordome s’avança vers eux d’un pas clopinant puis tendit une boite rectangulaire de velours bleu nuit. Christopher ouvrit la boite et vit le collier qui avait été crée pour ses jouets personnels soit un collier noir se portant autour du cou avec un pendentif en forme de croix celtique en son milieu.  

    • Mettez le, dit-il en lui tendant.
    • Ça ne vous suffit pas de crier haut et fort que je suis votre jouet ainsi que votre esclave il faut aussi que vous me mettiez votre collier de chien autour du cou ? Allez vous également m’attacher une laisse au collier et me donner la fesser quand je n’obéis pas ?

    Christopher s’avança vers elle une lueur de défit dans les yeux.

    • Ne me tentez pas, dit-il d’une voix suave.

    Christopher sortit le collier de sa boite et se plaça derrière Hope pour lui mettre.

    • Je croyais que les vampires ne supportaient pas les objets religieux, dit-elle en posant ses doigts sur la croix.
    • C’est le cas.
    • Alors pourquoi me donner un collier avec une croix dessus.
    • Parce que la croix celte est mon emblème.
    • C’est plutôt ironique de choisir une croix. L’emblème de Satan n’était plus disponible ?
    • Parce que j’aime bien cet emblème.
    • Vous aimez un emblème que vous ne pouvez pas toucher… Ça ne va vraiment pas bien dans votre tête.

    Christopher tendit ses doigts et caressant la croix avant de les poser sur le cou d’Hope.

    • Comment… balbutia Hope surprise.
    • Je l’avoue. Je dois vraiment être cinglé, dit-il songeur.
    • Votre altesse. Je crois qu’il serait plus judicieux de retourner à la soirée. Vos invités vont se demander où vous êtes passé.
    • J’arrive, dit-il sans bouger d’un millimètre.
    • Vous devriez y aller.
    • Je le devrais effectivement.
    • Vous êtes toujours planté devant moi…
    • Quelque chose me dérange mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus… Vos cheveux…
    • Qu’est-ce qu’ils ont mes cheveux ? Demanda-t-elle en levant les mains vers sa coupe.

    Christopher se plaça devant Hope. Seul quelques millimètres les séparaient. Il pouvait sentir le bas de sa robe frotter contre son pantalon et le souffle tiède de la jeune femme sur sa peau. Il leva la main vers une épingle qui se trouvait et l’enleva. Il fit de même avec les autres, jusqu’à ce que les cheveux d’Hope tombent en cascades sur ses épaules dénudées.

    • Voilà qui est mieux, dit-il en rentrant dans le palais.
    • Tu joues les apprentis coiffeur maintenant ? dit Dan en se postant derrière lui.
    • Oui, votre Altesse ?
    • Virez moi le styliste.
    • Comme il vous plaira, votre Altesse.
    • Pourquoi tu veux le virer ?
    • À cause de cet enfoiré, je passe une mauvaise soirée.
    • Il l’a pourtant rendu potable.
    • C’est bien ça le problème, maugréa-t-il en rentrant dans la salle de ball. Il l’a rendu un peu trop désirable à mon goût.

     


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  • Chapitre 3

     

    Hope se réveilla en sursaut et poussa un cri de douleur. Pourquoi avait-elle l’impression d’être passé dans un étau ? Et où diable se trouvait-elle ? La journée d’hier lui revient en mémoire, la musique que sa sœur avait de chanter pour la rassurer venant du garage à voiture, les vigiles lui tombant dessus et la passant à tabac, le cachot et ensuite… L’image du prince la portant hors de sa cellule, à travers le château puis plus rien. Elle fit parcourir son regard et le posa sur une peinture dans lequel était représentée une jeune femme souriant vêtue d’une jolie robe du 17ième siècle. Elle essaya de se mettre au bord du lit lorsqu’elle y parvint une douleur fulgurante lui parcouru les côtes.

    • Enfoiré de suceur de sang, maugréa Hope une main sur ses côtes.

    Elle se mit sur ses pieds, enroula le drap autour d’elle, du moins elle essaya car elle trébucha sur le drap et se rattrapa in extrémiste à la tête de lit. Elle se mordit la joue intérieure lorsque son orteil percuta la table de chevet.

    • Antigone, murmura la jeune femme en prenant le livre qui trouvait devant elle. Où est-ce que je suis tombée…
    • Dans ma chambre.

    Hope eut un hoquet de surprise en entendant la voix du prince dans son dos.

    • Votre mère ne vous a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ? Demanda-t-il en reprenant le livre de ses mains.

    Hope se retourna et retient sa respiration en voyant le visage du prince à quelques centimètres du sien. Elle se perdit l’espace d’une seconde dans ses yeux bleu lagon puis perdit la connexion lorsque celui-ci se pencha pour reposer le livre à sa place.

    • Jamais, puisque la curiosité est de famille.

    La jeune femme aperçut un léger sourire sur les lèvres du prince avant de disparaître derrière un visage de marbre.

    • Pourquoi vous m’avez sorti de ce cachot ?
    • À vous entendre on dirait que j’aurais du vous y laisser, répondit-il en s’enlevant son Sweet révélant un marcel blanc qui épousait parfaitement sa musculature.
    • N’est-ce pas là où un esclave fugueur devrait être ?
    • Étant donné que vous n’avez pas essayé de fuir, je ne vois pas pourquoi je vous aurais laissé là-bas.
    • Vous me croyez ? demanda-t-elle septique.
    • Vous êtes colérique, ingérable, mal poli, exaspérante…
    • À chaque fois qu’il ouvre la bouche c’est pour mieux me décaniller, marmonna Hope.
    • mais je doute que vous soyez une menteuse.
    • Vous n’allez pas me demander ce qui s’est passé ?
    • Cela ne m’intéresse pas, répondit-il en enlevant son marcel avant de le jeter au sol.
    • J’ai une autre question.
    • Si je vous disais que je ne veux pas l’entendre vous tiendrez votre bouche close ? Demanda-t-il d’une voix lasse.
    • Pourquoi je n’ai pas de vêtements sur moi ?

    Hope retient sa respiration en voyant le Prince s’avancer vers lui. Elle pouvait sentir son souffle chaud caresser son visage et son regard glacial lui glacer le sang.

    • Qui suis-je ?
    • Est-ce une question piège ?
    • Précisez…
    • Si je dis ce que je pense vous allez me balancer à travers la fenêtre. Si je mens alors vous allez vite le voir. Vous allez vous énerver parce que j’ai osé vous mentir et ensuite vous aller me faire voler à travers la fenêtre. Dans les deux cas, je serais morte.

    Hope déglutit en voyant le prince remettre une de ses mèches de cheveux derrière ses oreilles. Un frisson la parcouru lorsque ses doigts glacés vient lui caresser l’entaille sur son cou.

    • Je ne vous ferai pas voler par la fenêtre. Je vous torturerai d’une façon dont vous me supplierez d’abréger vos souffrances, dit-il d’une voix calme et sensuelle.

    Hope se mordit la lèvre inférieure en sentant l’excitation monter en elle. Que lui arrivait-elle ? Pourquoi était-elle excitée à l’idée de savoir ce qu’il ferait d’elle ? C’était un vampire il allait la torturer en la faisant saigner à blanc et non en lui donnant de multiple orgasme ! Hope sursauta en entendant le prince murmurer à son oreille.

    • Qui suis-je ?
    • Un gamin capricieux, narcissique et violent, répondit-elle au tac au tac.

    Hope ferma les yeux attendant la sentence de la torture frapper mais rien ne se produit. Elle entendit à la place un rire mélodieux. Lorsqu’elle les ouvrit de nouveau, elle vit le prince rire au éclat révélant sur ses deux joues deux adorables fossettes.

    • Vous êtes vraiment unique, vous savez ? dit-il en s’éloignant d’elle. C’est bien la première fois qu’un esclave ose me dire la vérité en face sans trembler une seule fois.
    • Vous…
    • La réponse à ma question est : votre maître. Ce qui veut dire que si je veux vous voir toute nue alors vous vous mettez toute nue. Si je vous dis de sauter alors vous sautez. Si je vous dis de vous taire alors vous vous taisez. Même si cette dernière chose risque d’être un problème pour vous, ricana-t-il avant de s’engouffrer dans la salle de bain.

    Hope compta jusqu’à 10 pour étouffer son envie meurtrière mais ne pu atteindre 5. Elle déboula dans la salle de bain plus furieuse que jamais. Elle savait qu’elle risquait de se faire tuer sur le champ mais il était hors de question qu’elle soit le jouet sexuel de sa seigneurie. Plutôt mourir immédiatement !

    • Vous êtes…

    Hope s’arrêta dans la lancé en voyant les fesses rebondit du prince devant ses yeux. Elle étouffa un grognement lorsqu’elles disparurent dans la baignoire. Elle regarda le Prince pousser un soupir de satisfaction avant d’appuyer la tête contre la baignoire et fermer les yeux. Elle s’approcha de lui et s’aperçut que celui-ci avait enfilé des écouteurs. Elle fit un autre pas vers lui, se pencha et regarda d’un peu plus près son visage pour mieux l’analyser. Un visage de porcelaine, des yeux en amande, un nez fin épousant parfaitement les traits de son visage. Une bouche charnue et sensuelle. Si ce type n’avait pas été un vampire qui plus est le futur roi de Rapsody elle aurait pu devenir une de ses admiratrices. Espérer même plus. En parlant d’espoir. Comment se faisait-il que depuis son arrivée, elle n’avait vu aucune fille se pavaner à moitié à poil dans ses appartements privés ou s’accrocher comme une sangsue à son bras ? Il fallait bien le reconnaître, ce monstre était assez beau gosse en dehors du fait qu’il était un abruti caractériel… Hope lâcha un hoquet de surprise en voyant qu’il avait les yeux grands ouverts. Elle s’attendait à ce qu’il la réprimande mais celui-ci ne disait rien et la fixait du regard.

    • Je vais vous laisser.

    Hope s’apprêta à s’enfuir à toute jambe mais trébucha une fois de plus sur se satané draps. Elle tendit le bras pour essayer d’amortir la chute mais une main froide et puissante la tira en arrière l’amenant direct droit dans la baignoire. Elle sentit un corps dur sous elle puis deux bras musclés l’encercler par la taille. Hope essaya de sortir de la baignoire mais les deux bras autour d’elle la sérère comme un étaux la rapprochant un peu plus de son corps musclé.

    • Votre altesse ?

    Hope tourna la tête vers la porte et pria intérieurement pour que le majordome n’ouvre pas la porte. Prière qui tomba à l’eau lorsque le Prince l’invita en entrer.

    • Pardonnez mon intrusion mais Mademoiselle Irina est arrivée. Souhaitez-vous la voir de suite ou après ?
    • Amenez là dans ma chambre qu’elle soit prête lorsque j’arriverai.
    • Comme il vous plaira, dit le majordome avant de s’incliner et sortir de la salle de bain.
    • On dirait qu’Irina tombe à point nommé. Levez-vous, dit le prince en desserrant son étreinte.

    Hope sortit maladroitement de la baignoire et poussa un léger cri en se rendant compte que le drap de soie était devenu transparent et laissait entrevoir sa nudité. Elle attrapa une serviette et l’entoura autour d’elle mal à l’aise.

    • Qu’est-ce que vous cachez ? Ce n’est pas comme s’il y avait quelque chose à voir, répliqua-t-il en se levant de la baignoire sans prendre la peine de se cacher.

    Il tendit la main et arracha la serviette d’Hope pour se frotter son corps avec.

    • Je suis en enfer, maugréa la jeune femme qui cachait ses seins de sa main droite et ses parties intimes de sa main gauche tout en se dandinant sur une jambe.
    • L’enfer est plus doux que le paradis, esclave, répliqua-t-il en attrapant une serviette avant de lui lancer au visage.

    Hope la rattrapa de justesse en lâchant un léger cri de douleur. Avec tout ça elle avait oublié qu’elle avait un mal de chien partout. Elle enroula la serviette autour d’elle et regarda le Prince sortir, la serviette passée autour de sa taille. La jeune femme regarda la porte de la salle de bain puis sa tenue précaire. Devait-elle sortir ou rester cacher ? Elle prit une grande inspiration et choisis la première option. Pourquoi devrait-elle se cacher ? Elle était certes trempe et nue sous cette serviette mais personne ne pourrait s’imaginer des choses. Après tout elle n’était pas son genre de fille et qui plus est elle était humaine alors que lui non… Elle ouvrit la porte et sortit sur la pointe des pieds.

    • J’ignorais que vous étiez aussi en manque votre altesse. Si j’avais su, je serais venue plus tôt, gloussa-t-elle.

    Hope déglutit en voyant le regard gris métallique du prince. Était-il furieux qu’elle soit sortit de la salle de bain sans son accord ? Aurait-elle du se cacher et attendre qu’il finisse avec cette blondasse de vampire ? La femelle vampire se frotta contre Christopher et lui mordit le lobe de son oreille avant de l’embrasser dans le cou. Un sentiment de frustration envahit la jeune femme en voyant qu’il la fixait du regard sans rien dire alors que cette fille était à deux doigts de sauter sauvagement sur lui. Christopher attrapa la tignasse blonde de la fille dans sa main, puis embrassa sauvagement tout en continuant à fixer du regard Hope.

    La jeune femme détourna le regard puis sortit de la chambre furibonde. Elle se dirigea dans le salon et y trouva le majordome debout devant la porte d’entrée. Il tenait dans ses mains une poche qu’il tendit dans sa direction de façon nonchalante.

    • Le prince va être occupé pendant 3 bonnes heures. Mettez ceci et allez aider en cuisine.

    Hope arracha la poche des mains du vieillard et se rendit dans la misérable pièce qui lui servait de chambre. Elle sortit les vêtements de la poche et les étalas sur le lit.

    • Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

    Elle sortit un immense drap bleu ciel. À l’intérieur de la poche se trouvait un papier sur laquelle se trouvait en grand « Vêtement Rome antique ». Au revers du papier était inscrit la façon de mettre le vêtement.  Elle se débattit avec pendant plus de 30 minutes puis abandonna. De toute évidence, elle était loin d’être une couturière et encore moins une styliste du moyen âge. Elle enfila les sous vêtements bleus nuit avant d’enrouler le draps autour d’elle et de l’attacher avec des épingles. Une fois qu’elle eut fini de contrôler qu’aucun bout de chair était visible aux yeux de tous, elle descendit dans la cuisine. Lorsqu’elle franchit la porte une femme corpulente d’une soixantaine d’année vient l’accueillir et l’embaucher pour éplucher des patates. Elle se retrouva assis autour d’une table au côté d’une jeune femme d’une trentaine d’année aux cheveux longs noir.

    • On dirait que ton maître se prend un malin plaisir à s’amuser avec toi, dit-t-elle en montrant la tenue d’Hope.
    • Il ne s’amuse pas, c’est juste pour me punir d’avoir une trop grosse gueule.
    • Je m’appelle Ilana.
    • C’est ici qu’on t’a affecté ?
    • Je suis au service du garde du corps du prince.
    • Pourquoi es-tu ici alors ?
    • Pour la même raison que toi, je suppose.
    • Tu l’as traité de gamin capricieux, narcissique ?

    Ilana regarda Hope avant d’exploser de rire.

    • Il faut vraiment être suicidaire pour insulter un vampire de la sorte.
    • C’est ce qu’il m’a dit aussi, maugréa Hope.
    • Je suis ici parce qu’il a décidé qu’il ne voulait plus me voir. Ce doit être le genre de vampire à détester les humains… Je dois avouer que je ne m’en plains pas. Je préfère être ici plutôt qu’en présence de ce crétin.
    • Mais tu l’as servis avant non ? Alors pourquoi a-t-il décidé sur un coup de tête de ne plus te voir ? Si c’était à cause du fait que tu sois une humaine, il t’aurait renvoyé dès le premier jour.
    • Ceci est une très bonne question. Il était supportable au début mais à partir du moment où je l’ai vu tout nue dans la salle de bain il a disjoncté. Il est devenu furieux. Dit-elle en plongeant son regard dans le vide un léger sourire sur les lèvres. Si tu avais vu comment il est battit. C’est un dieu grec dans le corps d’un vampire insupportable. Avec des cicatrices dans le dos. Mais ça lui fait un petit charme, je dois avouer… Tu crois que c’est à cause de ça ? Les vampires doivent sûrement détester que les humains les voie à poil.

    Si ça avait été le cas alors le Prince l’aurait renvoyé dans les cachots ou aurait piqué une crise phénoménale lorsqu’elle s’était trouvé dans la salle de bain… Elle repensa à ses bras viriles encerclant sa taille au battement de son cœur s’accélérer légèrement contre son dos. Mais aussi à sa façon qu’il avait de la regarder avant d’embrasser cette vampire.

    • Je doute que ce soit ça, répondit Hope.

    Les deux jeunes femmes discutèrent ensemble pendant 2h de tout et de rien. Il se trouva qu’elle avait plus de point en commun qu’elle se l’aurait imaginé. Elles adoraient toutes les deux la musique, lire et détestaient au plus au point les vampires après qu’ils aient massacré un membre de leur famille. Le seul truc qui les dénotait c’était leur caractère. Ilana était du genre tête en l’air, rêveuse, et à laisser courir, tandis que Hope était réaliste et n’avait pas sa langue dans sa poche.

    • Mon maître est là, dit-elle en se dandinant sur la chaise.

    Hope leva furtivement les yeux vers le miroir crasseux en face d’elle et vit approcher le garde du corps privée du prince.

    • Jouet du prince.
    • J’ai un nom, répliqua froidement Hope.
    • Le Prince Christophe te demande.
    • Désolée mais je ne fais pas dans les parties à trois.

    Le garde du corps attrapa fermement le bras d’Hope l’intimant à se lever de son siège. Une douleur atroce se répercuta sur son côté droit.

    • Lâchez-la vous lui faites mal ! Cria subitement Ilana.

    Hope vit le corps du vampire se raidir et contracter la mâchoire. Il se tourna vers la jeune femme avant de déclarer froidement.

    • Si tu ne veux pas recevoir des coups de fouets. Je te conseille de rester à ta place.
    • Comme si vous allez le faire, ricana Hope qui comprit la raison pour laquelle il avait congédié la jeune femme.
    • Tu as la chance d’être le jouet du prince, dit-il en poussant la jeune femme devant lui l’obligeant à avancer.
    • Quand vous menacez Ilana de coup de fouet, vous l’imaginez attacher sur un lit ou sur un mur ?
    • Ferme là.
    • On dirait que j’ai touché un point sensible.
    • Je ne comprends décidément pas comment fait le Prince pour te supporter. Avance !
    • Oh, il ne le peut pas. À mon grand étonnement, il laisse couler à chaque fois au lieu de me tuer.
    • C’est ça que tu cherches en nous tenant tête ? À mourir ?
    • On peut dire ça oui.

    Dan fondit sur Hope la plaqua brutalement le dos contre le mur.

    • Si tu continues comme ça, j’exaucerai volontiers ton souhait.
    • Comme si ce gamin capricieux vous laisserez faire. Vous avez bien vu ce qu’il a fait à ses gardes ?

    Dan plissa des yeux se demandant si elle n’avait pas fait exprès de se faire prendre par les gardes pour espérer que le prince ne la laisse périr dans le cachot ou même qu’il la tue. Il lâcha la jeune femme et fit quelque pas en arrière en voyant le regard plein d’assurance de la jeune femme. Cette lionne n’était pas seulement sauvage de caractère, non, elle souhaitait mourir plutôt que de vivre en tant qu’esclave d’un vampire. Il devait en toucher un mot à Christopher car c’était ce genre d’humain les plus dangereux pour eux. Ils étaient imprévisibles et prêt à tout pour atteindre leur but, qui à foutre tout à feu et à sang.

    • Tu as laissé les gardes te passer à tabac dans l’espoir de mourir, n’est-ce pas ?
    • On dirait qu’il y a en fin de compte un vampire intelligent dans ce château, dit-elle avant de se remettre à marcher.

    Hope s’apprêta à pousser la porte des appartements privés du Prince mais celle-ci s’ouvrit laissant apparaître la vampire blonde à moitié fagoté. La vampire passa une main dans sa tignasse blonde comme pour essayer de se recoiffer puis passa devant Hope avant de la toiser de la tête au pied et de lâcher un sourire moqueur. Hope regarda la vampire descendre les marches en dandinant des fesses et un sentiment inattendu l’envahit. Celui de lui sauter dessus et la pousser dans les escaliers dans l’espoir qu’elle se brise la nuque.

    • N’y pense même pas, humaine, dit Dan avant de la pousser à l’intérieur.
    • De quoi ?
    • Tu as dans la tête de tuer cette vampire.
    • N’importe quoi.
    • Tu n’as pas besoin de parler. Tes yeux parlent d’eux même, humaine. Si tu pouvais avoir des flingues à la place des yeux tu la mitraillerais sur place.

    Hope s’imagina ce que ça ferait d’avoir ce genre de pouvoir  et se mit à sourire bêtement. Dan se pencha vers Hope et la regarda droit dans les yeux avant de chuchoter.

    • La question à se poser c’est : Est-ce que tu veux la tuer parce que tu as envie de mourir ou juste parce que le Prince s’est envoyé en l’air avec elle ?
    • Fermez là.
    • On dirait que j’ai touché un point sensible, ricana-t-il en s’éloignant d’Hope.
    • Quel point sensible tu as touché ?

    Hope tourna la tête et vit Christopher les bras croisés, appuyé nonchalamment contre l’encadrement de la porte de sa chambre. Il se redressa et alla se servir un verre d’eau sur la table du séjour. La jeune femme regarda le dos du Prince et arrêta son regard sur ses épaules magnifiquement sculptées et ses fesses rebondis.

    • Ta petite lionne avait l’intention de tuer la femelle vampire qui sortait de tes appartements.

    Hope tourna la tête et fusilla du regard le garde du corps qui avait un large sourire sur les lèvres. Le prince bu d’une traite le verre d’eau et se retourna vers la jeune femme en arquant ses sourcils, dubitatif.

    • Puis-je savoir ce qui vous a traversé l’esprit pour vouloir faire ça ?
    • Je n’aime pas les blondes, répondit-elle en plissant les yeux.
    • Devrais-je lui ordonner alors de se teindre les cheveux pour la prochaine fois ?
    • Faite donc. Vous aurez la fabuleuse découverte de voir à sa prochaine visite que son QI aura augmenté d’un chouya. Vous pourrez par la suite avoir une conversation un tant soit peu instructif avant de vous comportez comme des animaux.

    Hope se mordit la lèvre inférieure se maudissant intérieurement d’avoir continué dans son élan. Elle tourna légèrement les yeux et vit le garde du corps afficher un air triomphant. Elle était tellement occupée à maudire ce tas de muscle ambulant qu’elle ne vit pas le prince se déplacer pour se placer derrière elle. C’est au moment où elle sentit le parfum viril du prince qu’elle réalisa où il se trouvait.

    • Serais-ce de la jalousie ? lui chuchota-t-il à l’oreille.  

    Le corps entier de Hope fut parcouru d’un frisson lorsqu’il posa ses doigts sur l’épingle à nourrice de son épaule.

    • Devrais-je me comporter comme un animal avec vous aussi ? demanda-t-il en défaisant l’épingle.

    Hope arrêta de respirer lorsqu’il se posta devant elle. Les yeux bleus du prince virèrent au gris lorsque le drap sur son épaule droite tomba laissant apparaître la bretelle bleue de son soutien-gorge. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, essayant de se retenir pour ne plus le provoquer. S’il y avait bien une chose qu’elle avait apprise c’était qu’il ne fallait en aucun cas l’énerver lorsqu’il avait les yeux de cette couleur. Certes elle voulait en finir mais pas au point de mourir en agonisant. Pas la gorge à moitié arrachée gisant dans son propre sang…

    • Autant me jeter du haut du balcon que de reconnaître mon mépris envers votre race pour de la jalousie, ne pu-t-elle s’empêcher de lâcher.

    Hope s’attendit à ce qu’il la frappe à mort où l’égorge mais celui-ci afficha un sourire froid avant de se pencher à son oreille et de lui murmurer sèchement.

    • Je sais à quoi vous jouez mais vous apprendrez vite à rester à votre place. À moins que vous ne vouliez que ma race aille faire un tour dans votre village pour exterminer tout le monde.

    Hope ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Comment pouvait-il bien savoir son plan ? Et par-dessus tout depuis quand le savait-il ? Elle ne criait pas sur tous les toits qu’elle prévoyait de se sacrifier. Sacrifice qui s’était soit dit en passant extrêmement difficile vu que personne n’osait poser un doigt sur elle à cause de son nouveau statut de jouet du prince. Et ça allait l’être encore plus après qu’il ait tué les trois gardes qui l’avaient frappés… Elle tourna la tête vers le garde du corps se demandant s’il avait balancé leur discussion de tout à l’heure. Elle secoua la tête négativement. Comment aurait-il pu lui dire, il n’en avait pas fait illusion et à ce qu’elle sache les vampires n’avaient pas la capacité de lire dans les pensées des gens…

    • Me suis-je bien fait comprendre ? demanda-t-il en s’éloignant de son oreille.
    • Votre altesse.

    Hope poussa un soupir de soulagement lorsque le Prince tourna la tête vers son majordome. Elle ne pu s’empêcher de remarquer que ses yeux étaient redevenus bleu.

    • Quoi ? demanda-t-il sèchement.
    • Pardonnez mon intrusion, mais votre styliste pour la soirée vient d’arriver.
    • Revoyez le. Je suis occupé, répondit-il en reportant son attention sur Hope.
    • C’est que votre emploie du temps ne vous permettra pas de le placer à un autre moment.
    • Faites les venir, soupira-t-il avant de se diriger vers le canapé d’une démarche lasse.

    Le majordome disparu derrière la porte d’entrée et réapparu accompagné d’une dizaine de personnes. Hope se plaça sur le côté et les regarda s’affairer dans la pièce. Un type au cheveux violet qui devait certainement être le styliste se tenait recourbé devant Christopher et lui montraient les vêtements qu’il avait sélectionné pour la soirée de demain. Christopher qui se trouvait toujours sur le canapé regardait à moitié les tenus que le styliste lui montrait. Celui-ci était plongé dans un dossier sur lequel était inscrit sur la première page A/125.

    • Votre altesse. Pardonnez ma requête mais voudriez-vous essayer les tenus pour voir ce qui vous sierra le mieux. Bien que je n’ai aucun doute sur le fait que tout vous aille, dit-il précipitamment.

    Hope vit le prince pousser un soupir avant de se lever et d’arracher des mains la tenue que le styliste avait dans les mains.

    • Venez avec moi, dit-il à l’attention d’Hope.

    Il se dirigea dans sa chambre suivit de près par le styliste et la jeune femme.

    • Vous dehors, dit-il à l’attention du styliste. Mais apportez moi avant vos tenues.

    Le styliste s’inclina avant de se diriger en courant vers le salon pour revenir avec un portique chargé de vêtement. Il attendit que la porte se ferme pour enlever son jogging et le balancer sur le lit. Hope dont le regard était restée bloqué sur le caleçon noir Calvin Klein du Prince se fit violence pour mettre ses yeux ailleurs. Lorsqu’elle réussit enfin à reprendre le contrôle de son cerveau elle remarqua que le Prince la fixait intensément. Elle se gratta la nuque puis se racla la gorge, se maudissant de s’être fait attrapé en flagrant de matage.

    • La vue vous plait-elle ? Demanda-t-il d’une voix provocante.
    • Pourquoi m’avez-vous fait venir ici ?
    • Je préfère vous avoir à l’œil. Qui sait, vous pourrez sauter sur le styliste pour m’avoir un peu trop caressé le bras.

    Hope se raidit lorsque le prince tendit le bras vers elle pour attraper le premier vêtement qui se trouvait sur le portique. Il attrapa le pantalon à flanelle puis la chemise à carreau rouge et noire. Il arqua un sourcil puis balança la tenue au loin.

    • Rendez-vous utile et aidez moi à en finir avec ce calvaire.

    Hope attrapa le second cintre, où se trouvait un pantalon court marron clair et une chemise blanche.

    • Tenue suivante.

    C’est au bout de la 5ième tenue que le prince décida enfin d’enfiler les vêtements. Il avait du enlever le débardeur noir au grand malheur d’Hope qui ne cessait de fantasmer sur ses abdominaux parfait lorsqu’il avait le dos tourné.

    • Qu’avez-vous donc ? Pourquoi ne dites-vous rien depuis plus d’1h ? Vous qui avez la langue aussi fourchu qu’un serpent venimeux pourquoi gardez vous ainsi le silence ?
    • Vous m’avez ordonné de rester à ma place. J’exécute donc votre demande.
    • Et je vous ordonne de répondre.
    • Je préfère m’abstenir et garder le silence.
    • Si vous ne parlez pas maintenant vous garderez le silence jusqu’à la fin de votre vie. Parlez ou je vous soude ses magnifiques lèvres avec un fer chaud.
    • Vous ressemblez au bouffon du roi dans cette tenue.
    • J’abandonne, dit-il en s’enleva les vêtements pour les jeter au loin. Choisissez-vous et on restera sur ce choix.
    • Que je choisisse moi ? Demanda-t-elle en arquant son sourcil droit.
    • Vous voyez une autre personne dans la pièce ? questionna-t-il en s’allongeant dans son lit, les bras au dessus de la tête.

    Hope dévisagea le jeune homme de la tête au pied et lâcha une injure en voyant ses muscles se contracter à chaque respiration. Est-ce que les vampires n’avaient jamais froid ? Pourquoi diable ne renfilait-il pas ses vêtements au lieu de se tenir en caleçon sur son lit. Était-il en train de la punir de lui avoir dit que les vêtements qu’il choisissait étaient horribles ? Si c’était le cas cette punition était à la fois merveilleuse mais aussi un vrai supplice pour ses yeux. Hope attrapa un pantalon blanc sur le dernier cintre puis une chemise ainsi qu’une veste blanche et lui balança dessus sans la moindre délicatesse. Christopher ouvrit les yeux puis regarda les vêtements avant de reporter son attention sur la jeune femme.

    • Je m’attendais à ce que vous mettiez plus de temps que ça.
    • J’étais tellement écoeuré de vous voir à moitié nu que je voulais m’éviter la peine de vomir.

    Christopher se leva et se dirigea d’une démarche féline vers Hope.

    • Vous n’aviez pas vomi pourtant lorsque nous étions dans la baignoire tout à l’heure.
    • J’étais beaucoup trop concentrée sur ma douleur que sur votre petite personne. Vous m’en voyez navré.

    Hope manqua un battement lorsqu’elle vit le prince afficher un sourire amusé sur les lèvres.

    • Il semblerait qu’on ait trouvé cette foutu tenue, dit le prince une fois les vêtements enfilés.

    La jeune femme cligna des yeux et s’avança vers lui tout en ne quittant pas le reflet du prince dans le miroir. Comment un monstre pareil pouvait ressembler à un ange avec ce genre de vêtement ? Elle lui avait donné cette tenue dans l’espoir de se moquer de lui mais son plan s’était retourné contre elle.  

    • Suis-je tellement beau que vous en avez perdu la langue ?
    • Oui… Enfin non. Vous êtes affreusement laid. On ferait mieux de choisir autre chose, dit-elle en se tourna vers le portique.

    Hope déglutit en sentant le corps du Prince se coller contre son dos. Un frisson la parcouru lorsqu’il posa ses doigts sur son épaule pour ramener ses cheveux en arrière. Son cœur quand a lui commença à battre la chamade lorsqu’elle sentit son souffle sur sa peau.

    • Je croyais vous avoir dit que je détestais qu’on me mente.
    • Il y a beaucoup de chose que vous dites et qui me frôle pour aller se perdre dans le néant.
    • Devrais-je alors vous l’expliquer de façon à ce que ça ne vous frôle plus ? demanda-t-il en défaisant l’autre épingle qui se trouvait sur l’épaule gauche de Hope.

    Hope sentit un courant d’air frais parcourir ses épaules dénudées lorsque le drap tomba sur sa poitrine. Elle savait qu’elle devrait le repousser et remettre ce foutu vêtement mais son corps entier refusait de bouger. Ce traître demandait même à ce qu’il enlève entièrement ce chiffon qui lui servait de vêtement. Elle ouvrit la bouche pour lui envoyer une réplique cinglante mais rien ne sortit. Elle pencha la tête légèrement sur le côté et ferma les yeux lorsqu’il fit courir ses doigts le long de sa gorge pour s’arrêter sur l’entaille de sa nuque.

    • Votre altesse ? Appela le majordome derrière la porte avant d’entrée.
    • Quoi ? Demanda le prince froidement.
    • Vous allez être en retard à votre réunion.
    • Comme si ces vieux croûtons ne pouvaient pas attendre…

    Christopher poussa un long soupir avant de s’éloigner d’Hope. Il attrapa son jogging puis son débardeur et sortit en trombe de la chambre laissant la jeune femme en plan.

    • Ressaisis-toi Hope. Cet enfoiré est un vampire, dit-elle en regardant la porte derrière laquelle le prince venait de partir.

    Hope attrapa des bouts du drap et fit un nœud derrière sa nuque avant de sortir de la chambre.

    • Où allez-vous ? Demanda le styliste en voyant Hope se diriger vers la sortie.
    • Au cuisine.
    • Très drôle.

    Le styliste incita la jeune femme à s’asseoir sur le canapé puis se dirigea vers un portique sur lequel des tenues étaient cachés dans des housses.

    • Si vous voulez choisir un manteau pour le prince vous devriez voir avec lui, dit-elle sur ses gardes lorsqu’elle vit deux femmes apparaître avec deux grosses mallettes grises.
    • Ceci n’est pas pour le Prince Christopher mais pour vous.
    • Pour moi ? Vous devez certainement vous tromper de fille. Celle que vous cherchez vient de partir y à 2h. Elle est blonde, prétentieuse, et vulgaire. Vous la trouverez facilement. Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai des choses à faire.

    Un raclement de gorge attira son attention. C’était le majordome qui se tenait derrière elle.

    • Vous tombez bien. Vous pouvez dire à Bozo le clown qu’il se trompe de fille ?
    • Commencez par la coiffure et ensuite le maquillage, dit le majordome à l’attention des deux jeunes femmes avec les mallettes.
    • Commencez quoi ?
    • Vous êtes le jouet du Prince. Votre façon de vous comporter, de vous habiller, de parler, d’être, à des répercussions sur la réputation du Prince.
    • Vous…
    • Et si par malheur vous ternissez cette réputation. Je prendrai un malin plaisir à vous laisser parmi les vampires de troisième rang.

    Hope grinça des dents en entendant cette menace. Les vampires de troisième rang étaient des animaux sanguinaires. Ils étaient tenaillés par la soif et lorsqu’ils avaient l’autorisation de se nourrir, ils se jetaient sur leurs proies les vidant de leur sang mais aussi mangeant la chair de leur victime pour ne rien gaspiller. Il y avait plus douce comme mort…

    • Me suis-je bien fait comprendre ?
    • Occupez vous d’elle.

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  • Chapitre 2

     

    C’était bien la première fois qu’il rencontrait une personne aussi énigmatique, avec un tempérament de feu et des envies suicidaires. Pour lui les humains étaient tous ennuyeux à mourir, fragile et stupide d’où le fait qu’ils étaient dans la catégorie des espèces inférieures. Mais cette fille… Pour une raison qu’il ignorait avait le don à la fois de lui taper sur le système mais aussi de l’amuser en même temps. Était-ce à cause de sa façon de parler ? Ou celui de la regarder avec ses yeux remplis de haine. Il leva furtivement les yeux vers elle. Celle-ci se trouvait toujours assise sur la chaise et se dandinait dessus. Cela faisait 1h qu’elle se tenait affalé sur cette chaise à fulminer des insultes à mi-voix. Christopher grinça des dents lorsqu’elle vit la chemise remonter légèrement sur ses cuisses mais aussi lorsqu’un bouton au niveau de son décolleté s’ouvrit laissant apercevoir un peu plus sa poitrine bien en chair. Lorsqu’elle avait franchit la porte avec sa tenue de soubrette une vague de chaleur c’était emparé de lui l’espace de deux secondes. Sentiment qu’il avait vite étouffé en lui faisant enfiler une de ses chemises pour masquer son corps à la vue de tous. Manque de peau cette tenue était plus sexy que la précédente. La savoir dans une de ses chemises commençait à l’exciter au plus haut point.  Que lui arrivait-il ? Cette fille ne correspondait à aucun des critères qu’il avait. Elle n’était pas grande, maigre, ses cheveux en bataille avait le don de l’exaspérer, son manque de féminité lui faisait grincer les dents quant à son vocabulaire et sa façon de parlait était un outrage à la gente féminine. Depuis sa naissance c’était bien la première fois qu’il entendait une femme parler comme une charretière...

    • Pouvez-vous arrêter de gesticuler ? Cela devient agaçant à force.
    • Essayer de poser votre… vos fesses, rectifia-t-elle, sur une chaise sans bouger pendant une heure et on verra si vous ne gesticulez pas vous aussi.
    • Vous pouvez-vous lever.

    Christopher regarda la jeune femme se redresser tout en s’étirant.

    • Arrêtez de faire ça, maugréa-t-il en voyant la chemise se soulever.
    • Faire quoi ?
    • De vous étirez.
    • Si je comprends bien, je ne dois pas bouger, ne pas m’étirer et ne pas parler ? Suis-je autorisée à respirer au moins ?

    Christopher ferma violement son dossier ce qui fit sursauter la jeune femme.

    • Si vous continuez à parler vous risquez effectivement de ne plus respirer, dit-il d’une voix froide.
    • Si ça peu me délivrer de cet enfer… murmura Hope.

    En deux trois mouvements Christopher fondit sur Hope, lui serra le cou, ouvrit le balcon et la plongea dans le vide. La jeune femme posa ses deux mains sur le bras de Christopher pour essayer de le faire lâcher prise mais compris vite dans quel situation elle se trouvait.

    • Je vous conseille de ne pas oubliez à qui vous parlez, esclave. Votre vie ne tient qu’à un fil. Est-ce que c’est clair ?

    Christopher attendait qu’elle réponde, qu’elle hoche la tête pour confirmer mais celle –ci fit quelque chose qui le surpris au plus au point. Elle baissa les bras comme résigner à en finir au plus vite. Ce jeu ne l’amusait décidément plus. Le jeune homme claque sa langue contre son palais avant de balancer Hope dans le salon qui atterrit brutalement sur le canapé à angle.

    • Votre altesse, dit Alfonse avant de frapper à la porte.
    • Je vous ai apporté les vêtements que vous avez demandés.
    • Quelle sorte de ma vue, répondit Christopher avant de se diriger de nouveau vers son bureau.
    • Dois-je l’amener au garde mangé ?
    • Cette fille m’appartient, répliqua-t-il d’une voix froide.

    Alfonse s’inclina avant d’inviter la jeune femme à se lever. Christopher regarda son majordome et son jouet franchir les portes de ses quartiers sans un regard derrière elle.

     

    • J’ai entendu dire qu’une humaine t’en faisait voir des vertes et des pas mure… dit une voix masculine adossé à l’encadrement de la porte.

    Chistopher regarda son garde du corps mais aussi meilleur ami entrer dans son salon pour aller s’installer sur son canapé.

    • Qui t’as dit ça ?
    • Mon petit doigt.

    Christopher grinça des dents en voyant le large sourire moqueur de son ami. Lui qui avait assez de travail comme ça, il allait devoir mettre le haut là parmi ses servants avant que ses rumeurs totalement fondé n’arrive aux oreilles de son paternel.

    • Ton petit doigt à un nom ? demanda-t-il en croisant les bras.
    • Crétin.
    • Je t’ai vu tenir cette fille dans le vide, avant hier.
    • Tu es le seul à l’avoir vu ?
    • Des soldats et des serviteurs.
    • Donne moi leurs noms.
    • Je ne te comprends pas, dit Dan en jouant avec un couteau. Avant tu aurais tué n’importe quel humain qui t’aurait regardé de travers. Alors comment ça se fait qu’elle soit encore en vie ?
    • Quel est l’intérêt de la tuer rapidement quand je peux torturer et tuer à petit feu ?
    • J’éviterai de m’amuser à ce jeu avec cette humaine, mec. Cette fille est une lionne en cage prêt à sauter sur tout ce qui bouge.

    Christopher s’imagina la jeune femme dans une cage, tapant de toutes ses forces contre les barreaux tout en insultant la personne qui l’avait enfermé dedans. Soit… lui.

    • Les lions se domptent à coup de fouet. Et je ne manquerai pas de l’utiliser, s’il le faut.
    • Tu ferais mieux de l’utiliser le plus vite possible. Les gens parlent et disent qu’elle n’est pas le jouet du Prince mais le fauve du Prince. Tu sais ce que ça signifie ?

    Il savait parfaitement ce que ça signifiait. Que son père risquait de mettre la main sur elle juste pour assouvir ses fantasmes. Il devait vite inverser la rumeur et tuer ceux qui la colportaient le plus vite possible sous peine de perdre son nouveau jouet…

    • Au fait, où se trouve-t-elle ? N’est-elle pas censée être à ton service 24h/24, 7j/7 ?
    • Elle est dans sa chambre.
    • J’ose espérer que tu aies fermés sa porte à clé. Ça court vite les lionnes sauvages, ricana Dan.
    • Cette fille est peut être une humaine mais elle n’est pas stupide. Elle sait ce que sa famille encourt si elle s’enfuyait…
    • Votre altesse. Vos parents sont prêts à prendre la route.

    Christopher se leva et suivit son majordome accompagné de près par son garde du corps. Ils descendirent les marches et sortirent hors du château où les attendaient le couple Royal.

    • Père. Mère. Pardonnez mon retard, dit-il en tenant les deux mains de sa mère tout en l’embrassant sur les deux joues.
    • N’oublie pas de prendre tous tes repas.
    • Ne vous inquiétez pas mère. Faites attention à vous et surtout reposez vous.

    La Reine pinça la joue de son fils et entra dans la limousine suivit de près par son nouveau esclave personnel.

    • Où as-tu donc mis ton jouet ? Questionna le Roi.
    • Attaché à une roue des supplices, mentit-il.
    • Ça c’est bien, mon fils ! rigola son père en lui tapant le dos. J’ai hâte de la voir une fois asservie.

    Christopher serra les poings en voyant la flamme perverse dans les yeux de son père. Il aurait dû se douter qu’il aurait des vues sur cette humaine. Son père adorait les tempéraments fougueux, il en avait toujours collectionné à la pelle. Il en comptait plus de 10 dans son harem personnel. La plupart de ses filles avaient d’ailleurs perdues la tête tout comme sa mère… Ses pratiques de tortures et ses pratiques sexuelles étaient des plus diaboliques. Il ne respectait ni rien ni personne, et ne s’en privait pas pour le cacher. Qui pourrait croire qu’il était la progéniture d’un monstre plus cruel que Dracula lui-même ?

    • Je tâcherai de ne pas vous décevoir, père.
    • Je n’en doute pas, fils. Je n’en doute pas.

    Christopher regarda son père rentrer dans la limousine avant qu’elle ne démarre pour disparaître dans la nuit noire.

    • Il semblerait que tu aies un concurrent redoutable pour dresser ta petite lionne, dit Dan en se postant à ses côtés.
    • Il semblerait effectivement, répondit-il toujours le regard fixé sur le chemin.
    • Votre altesse. Nous avons un problème, lui murmura le majordome.
    • Qu’a-t-elle fait ?
    • Les gardes l’ont rattrapés alors qu’elle s’apprêtait à s’enfuir.

    Christopher tourna la tête vers son majordome et fut saisit d’une étrange sensation. Il savait parfaitement quel était le premier sentiment qui parcourait tout son corps de bas en haut. C’était la colère. Mais quelle était cette seconde chose ? La peur ?  L’inquiétude ?

    • Où est-elle ? demanda-t-il froidement.
    • Les gardes l’ont amenés dans un cachot.

    Le jeune homme suivit son majordome à travers le château. Lorsqu’ils descendirent l’escalier tortueux qui menait vers la prison, il retrouva deux gardes postés à l’entrée. Les cachots du château étaient un endroit lugubre, humide et nauséabond. Il longea le couloir tout en évitant de regarder les humains agonisants dans leur propre excrément. Un picotement le parcouru et une odeur de vanille vient lui chatouiller les narines lui signalant la présence à proximité de la jeune femme. Hope se tenait recroquevillé sur elle, la tête dans les genoux et était en train de chantonner un air, inconnu.

    • C’est à croire que vous êtes plus stupide que je ne le pensais.

    Christopher se tourna vers un garde, lui faisant signe d’ouvrir le cachot. 

    • Lève-toi, esclave.

    Il grinça des dents lorsqu’il vit qu’elle ne bougea pas d’un pouce. Comment pouvait-elle faire encore la forte tête alors qu’elle se trouvait enfermée dans une cage ! Il s’approcha d’elle, lui donna un léger coup avec son pied pour la faire réagir. Mais au lieu de crier comme il s’y attendait elle s’effondra au sol, en sueur, la main droite sur ses côtes.

    • Que vous arrive-t-il ?
    • Vous avez qu’à demander à vos sbires, dit-elle entre deux grimaces.
    • Mes sbires ne vous aurez jamais fait ça si vous n’aviez pas essayé de vous enfuir.
    • Je n’essayais pas de m’enfuir.
    • S’il y a bien une chose que je ne supporte pas c’est qu’on me mente.
    • Croyez ce que vous voulez, répliqua-t-elle froidement.

    Christopher s’accroupit vers Hope, plaça un bras sous ses jambes puis un autre derrière son dos et la souleva du sol. Il s’attendait à ce qu’elle lui hurle dessus de ne pas la toucher mais celle-ci le fixait sans rien dire. Une perle de sueur vient couler de sa tempe jusqu’au long de sa joue pour tomber sur le torse du jeune homme. Il approcha un peu plus la jeune femme contre son torse l’obligeant à s’accrocher à lui.

    • Votre altesse, vous ne pouvez pas…
    • Écartez-vous.

    Christopher traversa les cachots en ignorant les regards que les prisonniers lui lançaient ainsi que les deux vigiles.  Il traversa le château et se retrouva plus vite que prévus dans sa chambre. Lorsqu’il franchit la porte de la salle de bain, celle-ci venait de perdre connaissance. Il la posa sur la petite banquette de velours à côté de la baignoire puis s’entreprit à enlever sa chemise que la jeune femme portait. Lorsqu’il la retira, il ne pu s’empêcher de lâcher une injure en voyant les écorchures, les hématomes mais aussi les cicatrices qu’elle avait sur tout le corps.

    • Désirez-vous que je m’occupe d’elle, votre altesse ? Demanda le majordome qui ferma le robinet de la baignoire.
    • Et trouvez-moi les personnes qui lui ont fait ça, dit-il sans quitter du regard l’entaille sèche qui se trouvait sur son cou.

    Le majordome s’inclina avant de disparaître derrière la porte, laissant ainsi seul Christopher et la jeune femme. Il la porta et la glissa doucement dans l’eau de la baignoire tout en s’attelant à la tâche de la nettoyer. Tâche qui fut plus difficile que prévu à cause de la serviette qui flottait dans l’eau et qui cachait le corps de la jeune femme. Quelle idée, il avait eu de cacher sa pudeur alors qu’il avait besoin de voir l’étendu de ses plaies ! Il regarda le soutien gorge et la culotte qu’il avait arrachée à tâtons sous la serviette et se demanda s’il avait bien fait de les enlever. Il secoua la tête pour chasser son doute. Pourquoi se souciait-il de tout ça ? Après tout, il était le prince il n’avait pas à se justifier. S’il prenait l’initiative de voir un humain à poil alors il en avait tous les droits… Christopher redescendit sur terre en entendant la jeune femme gémir de douleur.

    • T’as besoin d’aide ?
    • Qu’est-ce que tu fous là Dan ?
    • J’ai croisé Alfonse qui se dirigeait vers les dortoirs des gardes, dit-il en s’avançant. On dirait que ta petite lionne a été dressée.

    Christopher attrapa le bras de Dan violement pour l’empêcher de toucher la serviette mouillée.

    • Sors de là.
    • Comme tu voudras.

    Il attendit que Dan sorte pour sortir Hope de la baignoire et l’amener dans son lit. Il attrapa le plateau argenté sur lequel était posé des crèmes cicatrisantes. Il baissa le drap en soie au niveau de la taille, laissant apparaître la poitrine généreuse de la jeune femme. Il hésita à la couvrir mais s’abstient. Il attrapa le premier pot et étala la crème sur ses plaies ouvertes. Il passa ainsi plus d’une demi heure à appliquer chacune des crèmes du plateau. Lorsqu’il referma le dernier pot, il entendit Alfonse franchir la porte. Il ramena le drap sur le corps de Hope, puis sortit de la chambre. Lorsqu’il arriva dans le salon il retrouva Dan assis sur le canapé, et son majordome accompagné de 4 gardes qui inclinaient leur tête.

    • Je veux savoir lequel d’entre vous a posé ses mains sur mon jouet.

    Christopher attendit qu’ils se désignent mais aucun ne bougea. Il se pencha vers Dan, lui attrapa son 9mm qui se trouvait sous sa veste et tira dans la tête du premier garde.

    • Qui a touché à mon jouet ? Répéta-t-il.

    Un autre coup de feu retentit et le deuxième garde tomba en poussière. Il s’apprêta à tirer sur le troisième garde mais son doigt s’arrêta sur la détente lorsqu’il sentit des effluves de vanilles arriver jusqu’à ses narines. Il tourna la tête et vit Hope devant la porte de sa chambre un draps autour d’elle.

    • Lequel d’entre eux vous a fait ça ? lui demanda-t-il.

    Le regard d’Hope bougea une fraction de seconde ce qui ne lui échappa aucunement. Il rendit le 9mm à Dan et s’avança vers le coupable avant de lui asséner un coup de poing dans la mâchoire le faisant voler à travers la pièce.

    • Qui t’as donné l’autorisation de poser la main sur elle ?
    • Pardonnez-moi votre altesse, balbutia le garde apeuré.

    Christopher plaça sa main sur le crâne du garde et lui arracha.

    • Fallait y penser avant de la toucher

    Il attrapa la serviette que son majordome lui tendit, s’essuya les mains puis se dirigea vers le dernier garde survivant qui tremblait comme une feuille.

    • Le prochain qui touche à mon jouet, je l’éventre et affiche ses tripes sur la place publique. Fais passer le message. Maintenant, hors de ma vue.

    Christopher tourna la tête à temps pour voir la jeune femme tourner de l’œil. Il se précipita vers elle et la rattrapa à temps avant qu’elle ne tombe au sol. Comment se débrouillait-il pour se la retrouver deux fois dans les bras en l’espace d’1h ? Il l’amena vers son lit et la posa dessus avant d’écarter une mèche de cheveux qui lui tombait sur le visage. Il repensa au regard qu’elle avait eu lorsqu’il avait arraché la tête de ce garde. Celle-ci avait troqué son regard rempli de haine contre un regard qu’elle n’avait jamais vu sur un humain.

     


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  • Les Héritiers de Rapsody, Tome 1, chapitre 1

     

    Chapitre 1

     

    Elvenpark était réputée pour ses joyaux hors de prix mais aussi pour accueillir la royauté vampirique du Royaume de Rapsody. Ils avaient élus domicile dans cette petite bourgade à la fin du 17ième siècle et y régnaient en maître réduisant les humains en esclavage ou en hors d’œuvre. Chaque année les soldats de la garde royale descendaient de la colline où ils vivaient, pour se rendre au village faire la récolte en chair fraîche. Et ce jour venait d’arriver…

    Hope tendit l’oreille puis s’appuya sur une branche de l’arbre pour mieux apercevoir la route et vit avec effroi, que l’heure était venue. La récolte allait bientôt avoir lieu et si elle ne se trouvait pas dans le village parmi l’appel, elle risquait de causer sa mort mais aussi celle de sa famille. Elle referma son livre, le rangea dans son sac et sauta de l’arbre avant de se mettre à courir direction le village tout en maudissant le soleil de ne pas l’avoir prévenue de sa disparition. Elle couru tout droit à travers la foret tout en plissant les yeux pour éviter de trébucher sur une racine. Lorsqu’elle arriva enfin devant l’entrée du village, le messager du roi sortit de la voiture de tête suivit de près par des soldats aux yeux rouges. Soit des vampires de second rang. Les vampires de second rang étaient des humains changés en vampires. Tous étaient dotés de yeux rouges et ne répondait qu’à une seule et même personne, leur créateur. Dans leur cas ce créateur était tout simplement le Roi Kilian ou ses progénitures de fils.

    Hope aperçut ses parents et sa sœur et se dirigea droit vers eux.

    -         Où étais-tu passée ? murmura sa mère en voyant Hope se poster à côté de son père.

    -         Je n’ai pas vu l’heure passé.

    -         C’était bien le moment !

    Le messager se racla la gorge et déplia un rouleau de papier avant de parler d’une voix haute et claire.

    -         Sa sainteté, le Roi Kilian a bien examiné la nouvelle liste de cette année et son choix a été fait. Trente villageois de Elvenpark seront appelés à servir la royauté mais aussi les autres dirigeants du royaume de Rapsody. À votre nom, merci de vous présentez devant le fourgon.

    -         Trente personnes, murmura la mère de Hope. C’est plus que l’année dernière.

    -         Le nombre leur importe peu à eux tant qu’ils ont quelque chose sous la dent, répliqua Hope amèrement. 

    -         Chut. Ils risquent de t’entendre.

    -          Et alors qu’est-ce que…

    Hope se raidit en entendant le nom de sa grande sœur.

    -         Non. Ils ne peuvent pas, dit la mère de Hope d’une voix chevrotante. Elle n’est pas en état…

    La jeune femme regarda sa sœur qui se balançait d’avant en arrière tout en croisant les bras sur elle. Un garde se dirigea vers elle et essaya de la toucher mais celle-ci se mit à crier tout en mettant ses mains sur ses oreilles.

    -         Ne la touchez pas ! Cria Hope en se mettant entre le garde et sa sœur qui se tapait sur la tête recroquevillée sur elle-même.

    -         Éloignez-vous, humaine.

    -         Vous ne voyez pas qu’elle n’est pas en état de vous suivre !

    -         Hope, chuchota son père.

    -         Que se passe-t-il ici ? Cria le messager.

    -         Cette humaine est folle et l’autre se rebelle.

    -         Tuez donc la folle et embarquez la rebelle, dit-il en poursuivant la liste.

    Le garde poussa Hope violement sur le côté et se dirigea vers sa sœur. Hope se redressa d’un bond et sauta sur le dos du garde qui essaya de la faire descendre mais peine perdu. Celle-ci avait planté ses doigts dans le cou du garde et le tapait de toutes ses forces. Elle lâcha un cri de satisfaction lorsque le garde poussa un cri de douleur. Son léger triomphe s’envola lorsqu’elle fut arrachée du dos du gardien pour se retrouver maintenu par deux gardes.

    -         Ne vous approchez pas d’elle ! Cracha Hope.

    Le garde attrapa sa sœur par le cou et la souleva du sol avant d’ouvrir la bouche révélant deux immenses canines.

    -         Angela ! Cria Hope qui essayait de se libérer de l’emprise des deux gardes.

    -         Il suffit.

    Le garde referma la bouche immédiatement avant de se prosterner tout en tenant toujours fermement Angela par la gorge.

    Hope se dévissa la tête pour essayer de voir qui venait de parler et aperçut un garçon d’une vingtaine d’année accoudé contre une Chevrolet décapotable rouge. Celui-ci était élancé, à la fois maigre mais musclé. La peau blanche comme la neige et des cheveux blonds comme les rayons du soleil. Ses yeux quant à eux étaient aussi bleus que les lagons de l’île de Malte. Le blondinet se redressa et marcha d’une démarche gracieuse vers Hope.

    -         Lâchez-la.

    Les gardes obéirent et lâchèrent Hope qui se rattrapa avec ses mains sous peine de se fracasser le nez contre le sol bitumé. Elle grimaça en sentant les écorchures sur ses paumes de mains mais reporta vite son attention sur sa sœur qui s’était de nouveau mis dans la position dans laquelle elle se trouvait avant que le garde ne se jette sur elle.

    -         Je dois dire que je n’ai pas vu pareille distraction depuis une éternité.

    -         Vous…

    Le blondinet leva la main et intima le messager à se taire. 

    -         Quel est ton nom, humaine ?

    -         Ne devriez-vous pas donner le votre en premier ? lui répondit Hope avec un regard plein de haine.

    -         Petite idiote, tu…

    Le messager s’arrêta de parler de nouveau lorsque le blondinet leva de nouveau la main.

    -         Ton assurance est impressionnante mais ma patience à des limites et je te conseille de ne pas l’atteindre, humaine. À moins que tu veuilles assister à la mort de ta famille.

    Hope se raidit en entendant ses paroles. Elle tourna la tête vers eux. Sa mère était en train de la supplier du regard de lui répondre sans faire de vague. Son père quant à lui  priait sûrement en silence résigner à voir bientôt leur propre fin arriver.

    -         Hope Overfire, répondit elle en posant ses yeux sur sa sœur.

    -         Je vais te donner le choix Hope Overfire. Qui souhaites-tu sauver ? Toi…ou ta famille ?

    -         Quoi ?

    -         Qui dois-je tuer ? Toi ou eux ? Choisis. Mais fait vite. Mon temps est précieux.

    Hope plissa des yeux essayant de trouver l’entourloupe dans tout ça. D’un côté, si elle disait sa famille, il allait les tuer pour ensuite la torture jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et si elle répondait, elle, alors il allait sûrement… les tuer tous les deux aussi. C’était un cercle vicieux. Dès l’instant où elle avait sauté sur ce garde royal, elle avait signé son arrêt de mort mais aussi celle de sa famille. Hope se mordit la joue en voyant le sourire en coin du jeune homme. Ce type était en train de jouer avec ses nerfs et il adorait ça.

    Elle compta jusqu’à cinq pour essayer de trouver une issue de secours à la situation désastreuse dans lequel elle venait de se fourrer à cause de son mauvais caractère mais

     au lieu de réfléchir son corps réagit à la place. Elle se jeta sur le blondinet qui la maintient sans la moindre difficulté un sourire satisfait sur le visage.

    -         On dirait qu’on va bien s’amuser ensemble, dit-il avant de s’adresser aux gardes qui la maintenait. Amenez-là et ne vous avisez pas à lui faire du mal.

    -         Votre altesse, le Roi a dit…

    Hope cligna des yeux à la fois surprise et choqué d’entendre le messager l’appeler ainsi. Elle compris enfin le regard que son père lui lançait tout à l’heure. Ce n’était pas des prières qu’il faisait mais il la mettait en garde sur qui il était. Elle tourna la tête et vit le garde qui avait agrippé le cou de sa sœur toujours prosterné. Comment avait-elle pu ne pas comprendre du premier coup en voyant cet enfoiré lâcher subitement sa sœur juste sur une simple demande ! Elle se maudit intérieurement elle et son sale caractère. Dans quel guêpier s’était-elle mise encore ? Elle qui croyait s’être mis à dos le fils d’un représentant du Royaume de Rapsody elle était loin du compte. Elle aurait préféré d’ailleurs tomber 10 000 fois sur la progéniture d’un représentant que sur un membre royal qui était réputée pour leur brutalité sanguinaire…

    -         Je me fiche de ce que mon père a dit. Cette fille est à moi. Est-ce clair ? Dit-il froidement.

    -         Très clair, votre altesse.  Que faisons nous de sa famille ?

    -         Laissez-la… pour l’instant, en ponctuant sur le dernier mot.

    Les deux vigiles poussèrent Hope vers la fourgonnette dans lequel étaient déjà agglutiné les 29 villageois.

    -         Tu es fier de toi ? Cracha la femme du boulanger. Tu as bien faillit nous tuer avec ton sale caractère.

    -         Tu crois peut être qu’ils vont nous épargner ? répliqua Hope froidement enlevant les cailloux de sa main égratigné.

    -         Si c’était le cas avant ça ne l’est plus maintenant, grâce à toi, répondit un garçon de son âge dont elle ne se souvenait plus le nom.

    -         Ce sont des vampires. Arrêtez de vous voilez la face. On finira soit en tant qu’esclave où soit en casse croûte ! s’énerva-t-elle devant la naïveté des habitants.

    La fourgonnette s’arrêta et les portes s’ouvrirent. Les gardes leur ordonnèrent de sortir et de s’aligner. Hope fut la dernière à descendre et fut choqué en voyant le nombre de personne assemblé dans la cours du palais royal. Il y avait plus de 100 000  personnes de toute âge. On leur intima à rentrer dans le palais sans la moindre délicatesse. Un vigile sur sa droite poussa violement une dame d’une soixantaine d’année qui tomba au sol et qui fut dans l’incapacité de se relever toute seule. Hope s’interposa entre le vigile et la vieille dame et reçut la gifle qui lui était destinée à sa place lui fendant la lèvre inférieure.

    -         Vous ne voyez pas qu’elle ne peut pas se lever toute seule ! Cria-t-elle.

    -         Écarte-toi humaine, siffla le vigile en levant son fouet vers elle.

    Hope ferma les yeux et attendit que le coup arrive mais rien ne vient.  Lorsqu’elle ouvrit de nouveau les yeux, le vigile avait la bouche grande ouverte et un bras à travers la poitrine dans lequel se trouvait au bout un cœur dans une main.

    -         Les gardes ne sont plus ce qu’ils étaient, soupira une voix derrière le type qui se désintégra dans une flamme bleu.

    -         Votre altesse… Hoqueta le messager. Vous ne pouvez pas tuer les membres de votre garde sans l’accord du Roi.

    Le prince passa une main dans les cheveux pensivement avant de répondre d’une voix lasse :

    -         Faites-moi un procès.

    Hope regarda le prince sanguinaire disparaître derrière les portes du palais accompagné par un molosse de 1m90 aux allures de Top model. La jeune femme cligna des yeux essayant de comprendre se qui venait de se passer. Pourquoi est-ce que le prince avait tué ce vigile tortionnaire ? Ce n’était pas à cause de sa façon de se comporter avec la vieille dame et encore moins à cause de la façon dont il lui avait parlé. Parce qu’elle voyait très bien que le prince ne la portait pas dans son cœur. Après tout, il l’avait amené ici pour la torturer avant de l’achever froidement. C’était la seule et unique raison pour laquelle elle était encore en vie de toute évidence… Elle aida la vieille dame à se relever et s’apprêta à franchir un rideau noir à l’entrée du palais dans lequel s’engouffrait le groupe d’humain lorsque le messager lui barra le passage.

    -         Où comptez-vous aller ? demanda-t-il en la toisant de toute sa hauteur.

    -         Vers mon destin funeste, dit-elle en montrant le rideau noir.

    -         Votre destin ne se trouve pas derrière ce rideau mais à l’étage dans les appartements privés du prince.

    Hope se raidit en entendant ce que venait de dire le messager. Ce type ne l’avait pas épargné pour mieux la torturer à l’abri des regards indiscrets. Non. Il l’avait épargné pour profiter d’elle physiquement jusqu’à ce que la raison n’en puisse plus et qu’elle le supplie à mettre fin à ses jours…

    -         Plutôt mourir.

    -         Cela pourrait se faire plus vite que vous ne l’espérez, mademoiselle. Surtout si vous tenez tête au prince, répondit le messager en faisant signe à deux gardes de l’escorter jusqu’au appartement du prince.

    Hope monta les escaliers sinueux, longea un long couloir avant de franchir une immense porte sertie d’or et de diamant. Elle ne pu s’empêcher de regarder d’un air ébahit ce qui se trouvait devant ses yeux. Un immense salon rempli d’un canapé en velours blanc avec en face une télévision écran plat de la taille d’un écran de cinéma. Une gigantesque table en bois et or massif se trouvait au fond de la pièce. Une table de billard siégeait fièrement devant la baie vitrée qui donnait directement sur la cour du parc.

    -         La discussion est close, Alfonse.

    Hope sursauta en entendant la voix du prince sur sa droite. Celui-ci jeta violement le torchon avec lequel il s’essuyait les mains sur le vieillard qui se trouvait à ses côtés avant de s’asseoir de façon désinvolte sur le canapé à angle.

    -         Il y a des personnes pourtant plus dociles…

    -         Plus docile mais moins amusante, ricana le prince.

    -         Vous…

    -         Foutez tous le camps, répliqua-t-il sèchement.

    Les deux gardes s’inclinèrent avant de sortir suivit de près par le vieillard qui lança un coup d’œil furtif à Hope qui s’apprêta à les suivre incognito.

    -         Pas toi, soupira le prince avant de se lever.

    Les portes se refermèrent au nez de la jeune femme au bord de la panique. Elle chercha des yeux un moyen de se défendre au cas où celui-ci se jetterait sur elle sans attendre mais ne vit rien de tranchant à part un énorme livre qui se trouvait sur le petit meuble sur sa droite. Le prince s’avança vers Hope qui déglutit en voyant le regard prédateur que celui-ci lui lançait.

    -         N’approchez pas, dit la jeune femme avant de jeter le bouquin en direction du prince qui tomba à quelques pas loin devant lui.

    -         Vous venez de détruire une édition limitée qui date de plus de 600 ans…

    -         Vous m’en voyez navrée, cracha-t-elle avant de jeter vers lui le vase en cristal sur sa gauche.

    -         Vous comptez détruire tout ce que vous touchez ?

    -         Si ça peut vous empêcher de me toucher oui ! Je mettrai même le feu s’il le faut.

    -         De vous toucher ? Cligna des yeux le prince avant de rire à gorge déployer.

    -         Qui y a-t-il d’aussi drôle !

    -         Vous vous êtes regardée ? Vous croyez vraiment que je puisse toucher une fille avec aussi peu de sex-appeal et qui est humaine de surcroît ?  lâcha-t-il avec dégoût. Ne suivez-vous donc pas un régime ? Votre mère ne vous a-t-elle donc jamais appris à vous maquiller ?

    La jeune femme cligna des yeux avant de comprendre que le blondinet l’avait traité de grosse et de moche en l’espace de 2 secondes.

    -         Vous vous croyez irrésistible peut être ?

    -         Vous ne me trouvez pas à votre goût ? demanda-t-il en arquant un sourcil septique.

    -         Arrêtez de prendre vos rêves pour la réalité.

    -         Vous êtes en train de dire que vous êtes insensible à mon charme ?

    -         Vous êtes sourds en plus d’être idiot ?

    Le prince fondit sur Hope la plaquant contre le mur de toute sa hauteur. Il s’approcha de son visage et plongea son regard dans le sien avant de remettre une mèche de cheveux de la jeune femme derrière son oreille.

    -         Si vous êtes insensible à mon charme alors pourquoi tremblez-vous ?

    Hope s’apprêta à l’envoyer balader mais le prince s’éloigna d’elle.

    -         J’ai enfin décidé, finit-il par dire avant de s’asseoir sur le canapé tout en croisant ses longues jambes sveltes.

    -         Décidé ? répéta Hope sur ses gardes.

    -         Ce que je vais faire de vous. Il y a une poche sur la table, prenez là et enfiler les vêtements qui se trouve dedans. Oh et avant tout chose. La prochaine fois que vous me reparlez sur ce ton, je trancherai cette magnifique gorge pour qu’elle ne puisse plus parler, dit-il froidement avant d’appeler Alfonse qui surgit de nulle part. Amenez là dans ses quartiers.

     

    Le majordome conduisit Hope hors du quartier du prince longea un couloir puis monta un petit escalier tortueux qui se trouvait derrière une petite porte en bois et qui grimpait vers le toit.

    -         Voici, vos quartiers, déclara le vieil homme en poussant une petite porte en bois qui était à deux doigts de se briser en deux sous l’effort.

    Hope entra sur ses gardes et aperçut un petit lit de camps sur sa droite et un minuscule lavabo à côté. Aucune fenêtre à l’horizon aucun moyen échappatoire possible…

    -         Votre chambre est la plus près des appartements du prince Christopher afin de répondre au mieux à ses attentes.

    -         Ses attentes ? répéta-t-elle perdu.

    -         N’avez-vous donc pas regardé le contenue de la poche ? Le prince Christopher a fait de vous son esclave personnelle. Vous devrez répondre à n’importe quel de ses désirs à tout heure de la journée ou de la nuit.

    La jeune femme ouvrit la poche et sortit une tenue de soubrette. Elle grinça des dents en voyant la tenue ultra courte qui allait certainement lui arriver au milieu des cuisses et lui serrer la poitrine au point de ne pas pouvoir respirer.

    -         Il est hors de question que je mette ce truc.

    -         Vous allez le mettre. Sauf si vous voulez que votre famille soit exécutée ? C’est bien ce que je pensais. Lorsque vous aurez terminée de vous changer, remontez dans les quartier du prince Christopher et tenez vous droite devant la porte d’entrée. Surtout ne bougez pas et ne parlez aucunement sauf s’il vous l’ordonne.

    Hope regarda le vieillard sortir en clopinant. Elle enfila la mini robe de soubrette mais laissa ses chaussettes montantes en laine vert fluo qui lui arrivait jusqu’en haut des cuisses. Une fois habillée, elle sortit de sa chambre pour se diriger dans les appartements du prince. Elle passa devant les gardes qui surveillaient sa porte et entra sans frapper.

    -         Votre mère ne vous a pas appris les bonnes manières en plus du reste à ce que je vois, dit le prince plongé sous une pile de paperasse.

    -         Elle a décidé de mettre mon éducation en suspens lorsqu’elle a découvert que j’étais moche, mal poli et vulgaire…

    Le prince Christopher s’arrêta d’écrire et leva la tête vers Hope qui était en train de regarder les livres qui se trouvaient dans la bibliothèque.

    -         Vous vous prenez pour un crapaud ? Enlevez moi ses chaussettes hideuses.

    -         Seulement si vous me donnez une tenue décente, dit-elle en le fusillant du regard.

    Le prince s’adossa contre le dossier de son fauteuil et croisa les bras.

    -         En quoi cette tenue est indécente ?

    -         J’ai l’air d’une catin !

    -         Une catin sans la moindre once de charme alors, ricana le prince.

    -         Vous…

    -         Suivez-moi, dit-il en se levant de son fauteuil pour se diriger vers la porte situé derrière le billard.

    Ils se trouvèrent dans une pièce qui devait certainement être la chambre à coucher. Il se dirigea derrière une penderie qui était deux fois plus grande que la maison de la jeune femme puis balança une veste blanche.

    -         Mettez ça.

    Hope plissa des yeux avant de prendre la chemise blanche d’une main tremblante. Elle s’apprêta à la mettre sur sa robe de soubrette mais s’arrêta en voyant le jeune homme secouer la tête négativement.

    -         Enlevez la robe et ses chaussettes.

    -         Autant me promener à poils parmi vos gardes avec un écriteau « venez vous servir s’est gratuit ! »

    Hope crut discerner un sourire en coin sur le visage du prince avant de sortir du dressing.

    -         Faites-ce que je vous dis.

    La jeune femme maugréa des insultes tout en enlevant sa robe de soubrette. Elle enfila la chemise du jeune homme qui lui arrivait jusqu’au genou et la boutonna de haut en bas. Lorsqu’elle sortit du dressing, le prince se trouvait sur son lit les jambes croisées, son menton appuyé dans sa main droite, le regard plongé dans le vide. Le prince finit enfin par sortir de ses songes quand Hope se posta devant lui. Celui-ci se leva, tourna autour d’elle, pencha la tête sur le côté avant d’ouvrir trois boutons de la chemise faisant entrevoir la naissance de ses seins.

    -         Voilà qui est mieux.

    -         Espèce de pervers, maugréa-t-elle.

    Elle retient sa respiration lorsqu’elle le vit enlever la ceinture autour de sa taille. Qu’allait-il faire avec ça ? La fouetter jusqu’au sang ? Elle ferma les yeux et se rendit compte qu’il était penché sur elle. Elle ouvrit les yeux et déglutit difficilement lorsqu’elle sentit les doigts du prince la toucher pour lui mettre sa ceinture. Lorsqu’il recula son visage pour attacher la ceinture, Hope cru discerner l’espace de quelques secondes un changement de couleur au niveau de ses yeux. Ils n’étaient plus d’un bleu lagon mais avait vire au gris cendré.

    -         Ça fera l’affaire, jusqu’à ce qu’Alfonse aille vous chercher une autre tenue.

    -         Votre altesse, dit Alfonse depuis le salon. Le roi est arrivé.

    -         Allons-y.

    Le prince fit signe à Hope de passer devant lui pour sortir de la chambre. Lorsqu’ils sortirent des appartements privés de Christopher, Alfonse ralentit le pas et murmura d’une voix à peine audible.

    -         Surtout gardez la tête baissée et n’ouvrez aucunement la bouche. Le prince est peut être indulgent face à votre sale caractère mais le Roi ne laissera jamais passer ça.

    Ils descendirent les escaliers en hors massif jusqu’à arriver devant une immense pièce dans lequel se trouvait au bout quatre immense siège. Les deux fauteuils du centre étaient occupés par un homme assez trapu au teint pale avec des cheveux courts noirs et des yeux bleu ciel. Sur sa droite se trouvait une femme avec de longs cheveux blonds et des yeux saphir. Tous les deux étaient en train d’écouter le messager qui était venue au village de Elvenpark. Celui-ci énumérait les noms des villageois sélectionné. À chaque nom donné un garde poussait la personne en question au pied du roi qui leur donnait une affectation.

    -         Le garde mangé, dit le Roi en regardant à peine la femme du boulanger.

    -         Ça veut dire quoi garde mangé ? murmura Hope à l’attention de Alfonse.

    -         Un endroit dont vous risquez d’atterrir si vous n’apprenez pas assez vite où est votre place !  Rester ici et ne bronchez aucunement !

    Alfonse laissa Hope avec le groupe de villageois puis alla rejoindre le prince Christopher qui avait pris place à côté de son père.

    -         Garde mangé, répéta le Roi en voyant une femme d’un certain âge de forte corpulence.

    -         Grégory Malfrey.

    Un garde poussa un garçon d’une vingtaine d’année au milieu de la pièce. La reine se redressa de son siège et passa sa langue sur ses lèvres. Le roi qui aperçut sa reine se redressa de toute sa hauteur puis descendit les trois marches qui menaient vers le garçon. Celui-ci lui redressa le menton puis pencha sa tête à droite et à gauche avant de se retourner vers sa femme.

    -         Vous plaît-il ma reine ?

    -         Très, mon roi, répondit-elle en se dandinant sur son fauteuil.

    -         Jouet de la reine, dit-il avant de se retourner à son siège.

    La reine se mit à taper des mains tout enthousiaste sous le regard ébahit de Hope. C’était quoi son problème ? Était-elle cinglée ? Et qu’est-ce que ça voulait bien pouvoir dire Jouet de la reine ? Allait-elle fait de lui son esclave sexuel ?  Ou lui mettre des tenus extravagantes avant de le torturer et de boire son sang. Elle tourna la tête à la recherche d’une personne qui aurait la réponse à ses questions mais ne trouva personne. Aucun n’osait broncher ni lever les yeux du sol. Le messager appela cinq autres personnes qui fut envoyé comme esclave à des représentants du royaume.

    - Hope Overfire, appela le messager. 

    La jeune femme avança d’elle-même la tête droite regardant droit devant elle. Le Roi se redressa de son siège avant de se lever pour aller à son encore. Il pinça son menton pour contempler son visage avant de déclarer.

    -         Ça fait longtemps que je n’avais pas vu tel regard, dit le Roi d’une voix amusée.

    -         Je n’aime vraiment pas son regard, chuchota la Reine d’une voix boudeuse. Envoie là au garde mangé.

    -         Mon instinct me pousse à savoir combien de temps elle tiendra ce regard haineux.

    -         Allez-vous…

    -         Père… dit le prince en se levant de son siège. Permettez moi de me charger de cette tâche.

    -         Tu veux te charger de la dresser ? Demanda le Roi septique.

    -         Oui. Je suis curieux également de savoir combien de temps elle maintiendra son assurance.

    -         Je suis contre ! ronchonna la reine. Envoyez la au garde mangé, mon roi !

    Le roi se gratta sa barge naissance puis rejoignit son siège avant de lâcher.

    -         Le jouet du prince.

    Un soldat la poussa vers le prince l’obligeant à s’asseoir à ses pieds. Elle tourna la tête et regarda le jeune homme qui avait été déclaré le jouet de la Reine. Celui-ci avait autour de son cou un collier en métal relié à une énorme chaîne qui était tenu par une femme. Un vigile s’approcha d’elle avec à ses mains le même collier que portait son collègue. Elle ouvrit la bouche pour menacer le garde de ne pas s’approcher mais une main glaciale vient se plaquer sur ses lèvres et un souffle mentholé vient caresser ses oreilles.

    -         Est-ce trop demandé de vous tenir tranquille ? Dois-je envoyer un garde au village ?

    Hope se raidit en entendant la menace du Prince. Si elle continuait comme ça elle allait vraiment finir par faire tuer sa famille.

    -         Si vous me le permettez père, je dois terminer mon travail, dit Christopher en se levant de son siège.

    Hope leva les yeux vers le jeune homme qui lui fit signe discrètement de se lever.

    -         Vas-y, fils.

    Christopher s’inclina légèrement puis posa sa tête derrière la jeune femme l’obligeant à se courber devant son père qui rigola devant la scène.

    -         Il semblerait que tu n’aies pas choisis la plus docile des esclaves, fils.

    -         Il semblerait effectivement, répondit-il en foudroyant Hope des yeux.

    Le prince partit à grande enjambé vers la porte suivit de près par Alfonse qui tirait par le bras Hope tout en maugréant des injures dans une langue qu’elle ne connaissait pas.

    -         Vous auriez dû écouter votre mère et la laisser au garde mangé, votre Altesse, dit Alfonse une fois la porte des appartements du prince franchis.

    -         Ne recommence pas.

    -         Vous avez vu ce qu’elle a osé faire ? Devant le Roi qui plus est ! Que diable serait-elle capable de faire la prochaine fois ?

    -         Il est vrai que sa façon de nous regarder a été magistrale. Si j’avais été un être inférieur tel que vous, j’en aurais sûrement frémis de peur, ricana Christopher en toisant Hope de la tête au pied.

    -         Votre Altesse. Cette esclave va vous attirer des problèmes.

    -         C’est vrai. Et je suis impatient de savoir comment elle se sortira de ses problèmes. Allez lui chercher une tenue qui puisse la rendre moins hideuse qu’elle ne l’est déjà.

    -         Bien votre altesse.

    -         Oh et éviter, les mini jupe, les robes courtes, les bustier. Chercher des trucs avec des cols roulés et quelque chose qui puisse couvrir ses jambes hideuses, dit-il avant de se diriger vers son bureau.

    -         Mes quoi ? répéta Hope qui ferma les yeux pour essayer de canaliser sa colère.

    -         Comme il vous plaira.

    Hope s’apprêta à suivre le majordome mais s’arrêta net lorsque le prince l’interpella :

    -         Où comptez-vous aller comme ça ?

    -         J’allais suivre votre majordome pour que vous ne puissiez pas avoir sous les yeux mes jambes hideuses, cracha-t-elle.

    -         Etes-vous fâchée de ne pas pouvoir garder votre tenue de soubrette ?

    -         Un col roulé et quelque chose qui puisse cacher mes jambes ? Vous aviez cas lui dire de m’acheter un voile qui puisse me recouvrir de la tête au pied, ça vous éviterez de me regarder. J’ai mieux encore. Vous avez cas me laisser partir. Vous aurez plus à regarder ma tronche !

    -         Au risque de m’ennuyer de nouveau ? Non merci. J’opte pour l’option voile intégrale alors.

    -         Vous…

    -         Je quoi ?

    Hope déglutit en voyant ses pupilles changés de couleur de nouveau. Comment pouvait-il faire ça ? Cela faisait la deuxième fois que ça se produisait. Hope se demanda si c’était lié au fait qu’il soit assoiffé de sang ou à son changement brusque d’humeur. Elle se mordit la lèvre pour lui poser la question mais jugea bon de se taire à en juger la façon meurtrière dont celui-ci la regardait.

    -         C’est bien ce que je pensais. Allez vous asseoir et ne dites plus un mot.

    Elle se dirigea vers le siège près de la porte d’entrée et regarda les minutes s’engrainer les une après les autres.


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