• Chapitre 13

     

    Pourquoi le sort s’acharnait-il contre lui ? D’abord il avait privé son frère jumeau et lui de leur parent, après il lui avait enlevé le seul soutien qu’il avait eu depuis sa naissance et maintenant il voulait lui prendre la femme qu’il aimait. Il était prêt à le crier haut et fort. Il aimait cette femme éperdument au point de sacrifier sa propre vie. Il tourna sur le côté et regarda Neyla qui était en train de dormir.
    Comment avait-il pu ne pas voir sa souffrance ? Comment n’avait-il pu pas voir ses avertissements ? Les paroles que la jeune femme lui disait prenaient enfin un sens. Elle n’avait pas essayé de le lui cacher.
    Elle ne l’avait juste pas mis dans la confidence. Il comprit enfin pourquoi elle était autant obnubilée par le temps. Il tendit la main et caressa sa joue. Le temps… Combien lui restait-elle ? Neyla ouvrit les yeux et plongea son regard dans le sien.
    - Tu n’as pas rencontré le gérant du magasin de paintball de Fort Meyer lors d’une réunion de fan star wars, n’est-ce pas ? Demanda-t-il soudainement.
    - Il a eu une tumeur au cerveau.
    - Il a eu ?
    - Il est en rémission. Sa trithérapie a marché sur lui.
    - Tu as essayé d’en faire une ?
    - J’ai tout essayé, petit pirate.
    - Sauf l’option que ce chirurgien te propose.
    Neyla soupira, sortit du lit et croisa les bras tout en secouant négativement la tête.
    - Je ne ferais pas cette opération, Joshua.
    - Pourquoi ? Demanda-t-il en se levant à son tour.
    - Parce que mis à part toi, il m’est rien arrivé de bien dans ma vie. Le destin s’acharne sur moi depuis ma naissance. Si je fais cette opération alors je pourrais avoir des séquelles.
    - Mais tu vivrais !
    - Tu ne comprends pas. Je ne veux pas vivre dans un monde où je ne puisse plus pouvoir te voir, ni t’entendre ou même toucher. Je préfèrerai être morte plutôt que d’avoir à subir cette torture.
    - Et moi, je préfèrerai mourir plutôt que de ne plus te savoir dans ce monde à mes côtés.
    - Je t’interdis de dire ça.
    Joshua s’avança et essuya une larme qui roulait sur sa joue.
    - Je t’ai prévenu Neyla, murmura-t-il. Je ne laisserai personne nous séparer. Même pas la mort.
    - Tu n’as pas le droit de faire ça. Tu n’as pas le droit de me menacer de faire ça.
    - Je ne te menace pas, Sweety. Je te préviens juste que si tu meurs alors je te suivrais, dit-il en posant son front contre le sien.
    - Je refuse que tu me suives.
    - Tu ne seras plus là pour m’en empêcher.
    - Je ne veux pas devenir un légume.
    - Et moi, je ne veux pas te perdre. Fais cette opération, murmura-t-il.

     

    - Vous avez bien compris les risques ? demanda le chirurgien pour la 10ième fois en 2h.

    - C’est plutôt à moi de vous poser cette question. Répliqua sèchement Joshua.
    - Comment pourrais-je l’oublier Mr Storm ? dit le chirurgien en rigolant.
    Joshua avait menacé de tuer le chirurgien le jour où les deux jeunes gens s’étaient rendus à l’hôpital pour accepter la solution du médecin. Médecin qui avait laissé mourir sa grand-mère quelques jours plus tôt…
    - J’ai plus trop envie de faire cette opération, finalement. Dit Neyla en essayant de sortir du lit.
    - Tu vas faire cette opération, ma belle.
    Joshua fusilla du regard le chirurgien et rajouta :
    - Et tout se passera bien.
    - Bien entendu.
    Un brancardier et une infirmière virent frapper à la porte.
    - Tout est prêt ?
    - Oui docteur. Le docteur Wiverdean, vous attend en salle d’opération.
    - Bien. Allons-y.
    Joshua regarda le chirurgien sortir de la chambre et balança des injures.
    - Ne balance pas le mauvais oeil sur mon chirurgien, petit pirate.
    - Si cet enfoiré te…
    - Tout se passera bien.
    Joshua se pencha et embrassa Neyla puis posa son front sur le sien.
    - Chaque chose mérite qu’on se batte pour elle.
    - Tu t’en souviens ?
    - Tu étais en train de te battre pour attraper un chiffon sous un fauteuil.
    - C’était une peluche, dit-elle en souriant.
    - J’étais venu me chercher un soda à la place, j’ai vu les plus magnifiques fesses que je n’ai jamais vu se dandiner sous un fauteuil.
    - Et tu m’as demandé si je voulais de l’aide.
    - Tu m’as répondu que si je n’étais pas un magicien alors je pouvais passer mon chemin. J’ai cru que tu étais une folle sortit tout droit du pavillon psychiatrique.
    - Je sortais du pavillon psychiatrique. J’étais allée voir un employé de ma tante.
    - Tu n’imagines pas à quel point j’aimerai être un magicien en ce moment-même, dit-il en l’embrassant tendrement.
    - Tu es bien plus puissant qu’un magicien, petit pirate.
    L’infirmière s’approcha et posa une main sur le bras de Neyla.
    - Nous devons y aller Neyla.
    Elle se tourna vers le brancardier et lui fit un signe de tête. Il enleva les freins et sortit de la chambre.
    - Reviens-nous en pleine forme, dit Nick en l’embrassant sur la tête.
    - Je t’adore, ma poule, poursuivit Abbygael en l’enlaçant.
    Le brancardier avança quelques mettre et du s’arrêter de nouveau.
    - Neyla… renifla Lana.
    - Tu avais promis de ne pas pleurer.
    - La ferme Will.
    - À très vite, ma petite sweety. Dit Alan en se penchant pour l’embrasser sur la joue.
    - Ne pousse pas le bouchon, maugréa Joshua.
    - Relax, petit frère. Tout le monde ici sait que Neyla, t’appartient. Répondit-il avec un sourire espiègle.
    - Excusez-moi, dit le brancardier. Mais nous devons y aller.
    Les jeunes gens se poussèrent du passage pour laisser passer le lit.
    - Souris, petit pirate.
    Joshua se pencha une dernière fois et lui murmura.
    - Je t’aime.
    Le brancardier poussa le lit à l’intérieur de l’ascenseur et appuya sur le bouton.
    - Moi aussi, dit-elle lorsque les portes se refermèrent sur eux.

     

    2 mois plus tard.

    Joshua s’allongea à même le sol au milieu des pierres tombales. Cet endroit était devenu son refuge.
    Un moyen pour défier la mort. Pour lui dire : tu as pris les gens que j’aime mais je n’abandonnerai pas. Il tiendrait sa promesse quoi qu’il arrive, jusqu’à ce qu’il n’en ait plus la force. Il sortit un vieux bout de papier et le regarda.

    « Bon pour une virée nocturne valable un mois. »

    Le jour où Neyla lui avait donné ce mot, il n’avait pas compris à quel point ce bon était précieux.
    Maintenant il le savait…
    - Que fais-tu ici ? demanda une voix féminine.
    Joshua tourna la tête et tomba nez à nez avec une paire de boots rouges. Il leva les yeux et analysa ce qu’il avait sous les yeux. La plus merveilleuse des choses.
    - J’attendais que mon rencard arrive. Dit-il en tendant le bout de papier.
    - Et comment est ton rencard ?
    - Petite, avec des formes à se damner, un sourire angélique mais des idées perverses et elle fait que chanter des chansons de dessin animée.
    - Ce soit être une petite amie extraordinaire.
    - Qui a dit que c’était ma petite amie ?
    - Elle ne l’est pas ?
    - Non, c’est ma fiancée, dit-il en se levant pour enlacer la jeune femme. Une fiancée qui n’arrive jamais à l’heure.
    - Ça c’est parce que mon cher fiancé, a refusé d’être le digne propriétaire d’une agence.
    - Tu fais tellement bien ton travail, ma belle.
    - Et je vais le faire encore mieux à partir d’aujourd’hui, petit pirate.
    - Qu’est-ce que tu as fait ? Demanda-t-il en plissant des yeux.
    - J’ai fait de Neyla mon bras droit. Répondit-elle en faisant le signe rock avec ses doigts.
    - Tu as osé voler mon manager ?
    - Elle a volé jusqu’à moi, telle une petite fée, petit pirate.
    Joshua l’attira contre lui et l’embrassa tendrement. Cette fille déjantée était à lui et personne ne lui enlèverait même pas la mort.
    - Je t’aime, Neyla Prime White.
    - Je t’aime aussi, Joshua Peter Storm

     

     


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  • Chapitre 12


    - Neyla Prime White !
    Neyla leva les yeux de son bouquin et aperçut Nick qui se trouvait à l’encadrement de la porte. Pourquoi
    le regardait-il aussi furieusement ? Avait-elle oublié de faire quelque chose qu’il lui avait demandé ?
    Elle tourna la tête vers Abbygaelle qui était à ce moment-là en train de cuisiner des lasagnes.
    - Ça ne va pas de t’exciter comme ça ?! Cria Abbygaelle qui avait manqué de se couper un doigt. Qu’estce
    qui te prend !
    - Tu comptais me le dire quand ? Demanda-t-il en s’avançant vers Neyla.
    - Te dire quoi ?
    - Je suis au courant de ce que le chirurgien t’a dit !
    - Tu es allé à l’hôpital pour m’espionner, doc ?
    - Je voulais savoir où en était ses recherches !
    Abbygaelle posa son couteau, se leva les mains et se dirigea vers eux.
    - Qu’est-ce qui se passe ?
    - Le chirurgien a trouvé une solution.
    - Pourquoi tu ne nous l’as pas dit ?
    - Parce que madame a refusé !
    Neyla soupira, ferma son bouquin et leva les yeux vers Nick. Même si elle n’avait aucune idée de
    l’endroit où il se trouvait en cet instant précis.
    - Je n’ai pas besoin de sa solution. Je vais très bien.
    - Regarde Abbygaelle dans les yeux et dis-lui que tout va bien.
    Neyla se retient de donner un coup de pied à son colocataire. Non pas pour lui éviter une douleur
    fulgurante mais parce qu’elle ignorait où taper et qu’il y avait de forte chance que si elle envoyait valser
    son pied, elle allait finir les 4 fers en l’air.
    - Je vais bien.
    - Neyla ! Cria Abbygaelle. Tu n’y vois rien ?
    - N’importe quoi, dit-elle en tournant la tête pour éviter de se faire démasquer.
    - Ton regard était dirigé sur ses seins, répliqua Nick.
    - Depuis quand ton état s’est aggravé ?
    - Il ne s’est pas aggravé !
    - Tu lâches presque tout ce que tu touches. Tu entends un mot sur 10 et tu passes ton temps à te cogner. Si
    ton état ne s’est pas aggravé, qu’est-ce que c’est alors ?
    - la fatigue.
    - Neyla Prime White ! Tu crois que c’est le moment de rigoler ! Cria Nick pour la première fois. Tu vas
    venir avec moi pour qu’on aille voir ce foutu chirurgien.
    - Non.
    - Non ? Je ne crois pas que tu aies ton mot à dire, dit-il froidement.
    - Nick. Calme-toi. Nous sommes des personnes civilités.
    Elle leva la main et tapa Neyla au bras en se mettant à crier.
    - Tu attendais quoi pour nous le dire ! Qu’on te retrouve alité dans un lit d’hôpital branché à des tuyaux !
    - Techniquement, je n’aurais qu’un tuyau.
    - Et tu te trouves drôle !
    - Abbygael, calme-toi.
    - Que je me calme ? ! Cette idiote est en train de mourir et elle ne fait rien pour l’empêcher !
    - De quoi est-ce que vous parlez ?!
    Neyla se raidit en entendant la voix de Joshua. Depuis quand était-il ici ? Où était-il ? Elle entendit des
    pas se rapprocher d’eux et bientôt son odeur arriva jusqu’à elle. Il se tenait là. À quelques centimètres de
    lui mais où ? Elle mourrait d’envie de tendre les mains vers lui mais elle ne savait pas vers où aller. Un
    sentiment de panique l’envahit.
    - De quoi est-ce que vous parlez ! Cria-t-il.
    - Je vais mourir, petit pirate.
    - Tu te trouves amusantes ? Ma grand-mère vient de mourir et toi tu trouves le moyen de plaisanter avec
    ça ?! Va te faire soigner ! cria-t-il avant de sortir de la pièce.
    - Joshua ! Cria la voix de Lana.
    Neyla ferma les yeux et essaya de se concentrer. Combien diable y avait-il de personne dans cette salle à
    manger !
    - Je vais lui parler, dit la voix d’Alan.
    - Tu aurais pu faire une phrase plus complète.
    - Qu'est-ce que j'aurais dû dire ? Au fait, on m'a diagnostiqué une tumeur dans ma tête. Une tumeur
    extrêmement rare que personne n’a, mais qui est arrivé à moi. C'est super tu ne trouves pas ? Ah et c'est
    cette tumeur aussi qui m'empêche d'entendre, de voir et de mobiliser mes mains comme bon me semble...
    - Neyla.
    - Mais ne t'en fais pas petit pirate. Cette tumeur n'est pas contagieuse et je vais bientôt rejoindre ta grandmère...
    - Neyla !
    - Je lui tiendrai compagnie jusqu'à ce que tu deviennes vieux fripé et que tu passes l'arme à gauche.
    - Neyla ! Arrête ça ! Cria Nick. Ton sens de l'humour n'est vraiment pas marrant !
    - Je ne rigolais pas Nick.
    Nick fit un pas vers Neyla et la serra fort dans ses bras. Il s'attendait à ce qu'elle s'effondre mais elle ne
    fit rien à part mettre ses bras autour de lui à son tour.
    - Nick... dit-elle d'une voix tremblante.
    - Je sais, ma beauté. Je sais.
    Il posa un baiser sur sa tête et la serra un peu plus fort. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps
    qu'il savait ce qu'elle éprouvait. Elle n'avait pas besoin de parler, de formuler une phrase, un mot....Il
    savait. Pourquoi la vie était-elle aussi injuste ? S'il avait pu, il aurait donné sa vie pour ce brin de femme
    qui lui avait tendu les bras lorsqu'il en avait eu besoin. Mais c'était impossible. Le destin en avait décidé
    autrement.
    - Il n’y a rien à faire ? Demanda William qui s’était décidé à enfin ouvrir la bouche.
    - Le chirurgien a peut-être trouvé une solution. Dit Nick.
    - Laquelle ? Questionna Lana.
    - De me faire opérer. Il aurait trouvé un chirurgien assez dingue pour faire l’opération. Apparemment il
    aurait retiré le même genre de tumeur sur un patient.
    - C’est génial ! Sauta de joie Lana.
    - Le patient est quasiment un légume.
    - Les légumes ne communiquent pas.
    - Il est enfermé dans son propre corps et ne peut communiquer que grâce à un ordinateur qui décode ses
    battements de cil, Nick. Si ce n’est pas un légume qu’est-ce que c’est ?
    - Neyla. Toutes les personnes sont différentes. Il se pourrait même que tu ne termines pas comme lui.
    - Il y a 1 chance sur 10.
    - Tant qu’il y a de l’espoir, il y a toujours de la vie. Dit Abbygael.
    - Est-ce que tu m’as déjà vu avoir de la chance, Abbygael ? Mon père est mort dans un accident de
    voiture, ma mère est morte de la même maladie que j’ai, mon frère et Alec sont mort noyés…
    - La chance tourne !
    - Elle ne tournera jamais pour moi.
    - Depuis quand es-tu devenu aussi pessimiste ?
    Neyla se raidit en entendant la voix de Joshua au pas de la porte. Depuis quand était-il ici ? Qu’avait-il
    entendu ? S’était-il calmé ? La prenait-il toujours pour une menteuse complètement dingue ? Neyla ferma
    les yeux, pris une grande inspiration. Lorsqu’elle les ouvrit de nouveau, un immense soulagement la
    submergea. Sa vue était revenue mais ce qu’elle avait devant elle lui glaçait le sang. Lana était dans les
    bras de William et pleurait en silence. Abbygael et Nick la regardait d’un regard inquiet. Elle leva les
    yeux vers Joshua et aperçut la souffrance sur son visage. Ses yeux étaient rouge, et sa main ensanglanté. À
    côté de lui se tenait Alan. Il lui fit un hochement de tête pour lui dire qu’il avait mis son frère au courant
    et posa la main sur son bras pour le soutenir.
    - On va vous laisser. Dit Abbygael en se levant tout en tirant Nick pour qu’il se redresse.
    Lana hocha la tête en signe d’approbation, suivit de William. Ils passèrent à côté de Joshua et refermèrent
    la porte derrière eux.
    - Pourquoi tu ne m’as rien dit ? Demanda-t-il d’une voix chevrotante.
    - C’est pas le genre de discussion qu’on peut aborder dans une discussion normale, petit pirate.
    Joshua s’avança vers elle et s’arrêta à quelque centimètre.
    - Tu aurais dû essayer ! Merde Neyla ! Tu comptais me le dire sur ton lit de mort !
    - C’était le but, répondit-elle avec un léger sourire
    - Je ne trouve pas ça drôle !
    Neyla ferma les yeux lorsqu’elle vit le jeune homme contracter sa mâchoire. Dieu seul sait à quel point
    elle adorait le voir faire ça.
    - Pourquoi tu ne m’as rien dit ?!
    - J’ai essayé de te faire comprendre, petit pirate. De te prévenir. J’ai tout fait aussi pour t’éloigner de moi
    mais tu revenais comme un aimant. Un aimant contre lequel je ne pouvais résister.
    Neyla tendit sa main et toucha la joue de Joshua
    - Avant de te rencontrer, je m’étais fait à mon destin. J’étais prête. Prête à quitter ce monde après avoir
    fait tout ce qui me passait par la tête. Mais le sort en a décidé autrement.
    Neyla baissa sa main et la posa sur torse du jeune homme au niveau du coeur. Elle pouvait sentir les
    battements de son coeur à travers son sweet…
    - Tu es apparu sur mon chemin et capturé mon coeur. À cause de toi, Joshua Storm, le mur que j’avais mis
    tant d’année à ériger et que je croyais indestructible s’est mis à se fissurer jusqu’à voler en éclat. Tu
    n’imagines pas à quel point ça en est effrayant. Entendre son coeur battre alors qu’on le croit mort depuis
    longtemps. Croire à un miracle alors qu’on a abandonné tout espoir depuis des années. Espérer à un
    lendemain. Tout ça, en est effrayant, dit-elle d’une voix chevrotante, parce que je sais qu’on ne peut
    défier le destin. J’ai tellement peur de ne plus te voir, de te laisser seul, de…
    Joshua attira Neyla contre lui et la serra dans ses bras.
    - J’emmerde le destin, murmura-t-il. Tu es à moi, Neyla Prime White et je ne laisserai personne nous
    séparer. Même pas la mort.


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  • Chapitre 11

     

    - Où est-elle ? Demanda Joshua à ses frères qui attendaient hors de la chambre de leur grand-mère.
    - Ils l’ont amené faire un scanner, répondit Alan.
    - Pourquoi ?
    - On en sait rien, répondit Lana.
    Elle tendit un verre de café à William et Alan.
    - Ils veulent voir jusqu’où son cancer c’est répandu.
    Joshua ouvrit la bouche pour lui demander comment elle pouvait savoir ça mais le chirurgien de leur grand-mère fit leur apparition.
    - C’est exact... Messieurs. Mademoiselle.
    Le chirurgien tourna la tête vers Neyla et la salua d’un signe de tête. Que signifiait ce signe de tête ? Se connaissait-il ? Ça n’avait rien d’étonnant vu que Neyla arpentait les couloirs des hôpitaux pour faire passer le temps…
    - Je croyais que le traitement que vous lui avait donné faisait régresser ses cellules cancéreuses ? Dit Joshua.
    Le chirurgien ouvrit la porte de la chambre de leur grand-mère et les invita à entrer.
    - Le traitement que nous avons donné à votre grand-mère fonctionnait au début…
    - Au début ? Répéta William. Ça veut dire qu’il fonctionne plus ?
    - Les cellules cancéreuses sont devenues résistantes.
    - Pourquoi nous avoir dit que son état était bon alors !
    - Parce que c’était la volonté de votre grand-mère.
    - Et la volonté de la famille, vous en faites quoi !
    - Le patient prime en priorité, Joshua, murmura Neyla. Quand un patient désire de ne pas le dire alors les médecins et le personnel soignant sont obligés de le respecter.
    - C’est complètement stupide, répliqua froidement Joshua au médecin.
    - Qu’est-ce que vous comptez faire maintenant ? Demanda Alan. Commencer un autre traitement ?
    - Je crains qu’il n’y ait plus rien à faire.
    - Comment ça, il n’y a plus rien à faire ? Cria William. Bouger votre cul et chercher quelque chose ! On ne vous paie pas pour passer votre temps à glander !
    - Son cancer est beaucoup trop avancé. Nous avons plongé votre grand-mère dans un coma artificiel pour éviter qu’elle souffre. Je suis navré. Dit-il.
    - Merci docteur, dit Lana en lui ouvrant la porte.
    - Si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas.
    - Je crois que vous en avez assez fait comme ça. Répliqua froidement Joshua.
    - Neyla. J’aimerai te parler un instant.
    Joshua dévisagea tour à tour le chirurgien et Neyla. Ces deux-là ce connaissait au point qu’il connaisse son prénom ? Comment avaient-ils fait connaissance ? Avait-elle chanté pour les cancéreux du service ? Neyla suivit le chirurgien d’un pas trainant après lui avoir jeté un regard rassurant.

     

    - Je sais comment vous vous sentez mais ce n'est pas une raison pour tout casser !  cria une infirmière.

    Et pas qu’un peu qu’il allait tout casser. Il allait foutre cet hôpital à feu et à sang ! Il attrapa le téléphone et le balança à côté de l’infirmière qui lâcha un cri de surprise.
    - Vous feriez mieux de sortir de cette pièce. Dit Lana qui lui ouvrit la porte.
    L’infirmière sursauta lorsque le mini coffre-fort percuta le mur.
    - Ne vous en faites pas. Nous paierons pour les dommages. Poursuivit Lana calmement avant de refermer la porte au nez de l’infirmière.
    Plongé dans un coma artificiel ! Leur grand-mère ? C’était impossible. Depuis qu’ils étaient gosses leur grand-mère était leur pilier. La personne la plus fiable et la plus forte qu’ils connaissent. Elle ne mourrait pas de ce foutu cancer. C’était impossible ! Il attrapa le verre qui se trouvait sur la commode et l’envoya valser à travers la pièce. Il s’apprêta à s’attaquer aux rideaux lorsque deux bras l’encerclèrent à la taille, le serrant fermement. Il posa ses mains sur le bras de la personne pour les éloigner de son corps mais une voix se mit à fredonner une chanson.
    - Mon petit démon pourquoi pleures-tu. Tes ombres ne me font plus peur…
    Cette chanson… C’était la berceuse que Neyla chantait au bord de la piscine…
    - car je sais qu’elles te protègeront comme moi je le fais. Mon petit démon ne soit pas triste…
    À sa grande surprise, il se vit fermer les yeux et ses muscles se détendirent. Sa colère ainsi que sa
    tristesse laissa la place à une plénitude. Elle posa sa tête contre son dos et serra un peu plus son étreinte tout en continuant à chanter.
    - Je serais la lune qui veillera sur toi. J’éclairerai la nuit morte et écouterai tes prières.
    Une fois le berceuse terminée, il ouvrit les yeux, posa ses mains sur celle de Neyla l’obligeant à
    desserrer son étreinte et se retourna.
    - Tu croyais trouver du butin dans le coffre-fort, petit pirate ?
    - J’avais dans l’espoir de trouver un remède. Dit-il en s’asseyant sur le fauteuil placé à côté de la fenêtre.
    - L’espoir fait vivre, petit pirate. Ne l’oublie jamais.
    - Comment fais-tu ? Demanda Joshua en leva ses yeux vers Neyla. Comment fais-tu, pour me calmer avec une berceuse morbide ?
    - Ma voix a le don d’endormir les gens.
    Joshua attrapa la main de Neyla et la tira vers lui. Une fois qu’elle fut assez près d’elle. Il posa son front contre son ventre. Il retient sa respiration lorsque ses doigts virent se loger dans ses cheveux puis caresser sa nuque.
    - Pourquoi m’as-tu chanté cette chanson ?
    - Cette berceuse m’apaise quand je me sens triste ou perdu. J’ai pensé que ça te calmerai aussi.
    - Et si ça n’avait pas marché ?
    - Je t’aurais alors fait un striptease. Un striptease calme n’importe quel pervers excité.
    Joshua ne put s’empêcher de sourire. Comment faisait-elle ? Comment pouvait-elle lui redonner le sourire alors que tout son être criait la souffrance ?
    - Je n’ai pas envie de la perdre, Neyla.
    - Je sais, petit pirate. Je sais, murmura-t-elle.
    Quelqu’un vient taper à la porte. Était-ce la sécurité pour le foutre dehors ? Ça ne l’étonnerait pas après tout il avait détruit la chambre d’hôpital en moins de 5 secondes et avait essayé d’amoché une employer particulièrement conne soit dit en passant. La porte s’ouvrit et un brancardier accompagné de cette idiote d’infirmière entrèrent en poussant un lit à l’intérieur avec sa grand-mère. L’infirmière regarda d’un oeil mauvais le jeune homme et alla brancher les machines qui étaient reliées à la vieille dame.

    5 Jours. Il avait fallu attendre 5 abominables jours pour voir tous ses espoirs s’envoler. Ils étaient restés au chevet de leur grand-mère tout en espérant qu’un miracle se produise mais le miracle ne vient pas. Leur grand-mère s’en alla paisiblement sans aucune souffrance. À sa grande surprise, il ne perdit pas le contrôle de son corps comme le soir où il avait appris que sa grand-mère allait mourir. Non, il n’avait rien fait parce qu’il avait son calmant avec lui. Neyla. Elle s’était tenue à côté de lui, lui caressant la main, lui apportant à manger ou à boire, chantant des chansons qui s’avéraient être les chansons préférés de sa grand-mère. Oui, il n’avait pas sombré dans la folie grâce à elle. Il ne pouvait pas en dire autant pour William. Lorsque le monitoring annonça la fin, celui-ci c’était mis à hurler et tout casser à son tour autour de lui. Joshua et Alan avaient dû se mettre à deux sur lui pour le retenir de tout péter. Au final, c’était Neyla qui avait réussi à le calmer. Il ignorait si elle avait fait intentionnellement ou si c’était par hasard mais il se souviendrait toujours de ce qui s’était passé. Elle était assise sur le fauteuil et regardait
    son téléphone sans se soucier du carnage que faisait son frère jumeau. Téléphone qui s’avéra par la suite être celui de leur grand-mère.

    « Ça marche ou pas ? demanda la voix de la vieille femme. On devrait peut-être, appeler quelqu’un qui s’y connait… D’accord, ne me regarde pas avec ses yeux, jeune fille. J’y vais. Dit-elle en se grattant la gorge. Si vous regardez ce message, ça veut dire que je ne suis plus parmi vous, mes petits morveux. J’aurais aimé assister à vos mariages, découvrir l’idiote de femme qui vous aurait dit oui ou encore voir vos enfants. Je me serais bien amusé de vous voir vieillir pour devenir de vieux croutons tout ridé, mais le destin en a décidé autrement... Joshua Storm, je te conseille de poser cet objet et d’arrêter de le balancer. Cria-t-elle subitement. Avant de m’éteindre, poursuivit-elle d’une voix posée. Je voudrais que vous vous souveniez de mes derniers conseils. Lana, apprend à être plus patiente. Il va-t’en falloir de la patience pour prendre soin de ses morveux… Alan, l’amour n’a pas d’âge alors arrête de t’enfuir comme un eunuque… William, quand l’amour frappera à ta porte surtout ouvre lui. Ne laisse pas la rancoeur que tu as à l’égard de tes parents te pourrir la vie… Joshua, je suis si heureuse que tu aies pu te libérer enfin de cette cage et que tu aies enfin découvert le bonheur… Quant à toi, dit la vieille dame en regardant la personne qui tenait le téléphone. Merci pour tout ce que tu as fait... »

    - Josh. La crémation va commencer, dit Lana en apparaissant devant lui.

    - C’est toi qui filmais ? Demanda-t-il subitement.
    Lana secoua négativement la tête. Depuis le jour où ils avaient vu cette vidéo, il ne cessait d’y penser.
    Pourquoi avait-elle remercié cette personne. Et qu’avait-elle fait pour avoir cette gratitude ? Il repensa au mot cage. Pourquoi avait-elle dit ça ? Pourquoi elle aussi parlait-elle de cage ? Il tourna les yeux vers Neyla. Celle-ci était en train de remettre correctement la cravate de son frère jumeau. Se pourrait-il que cette personne soit… Non, c’était impossible.
    - Mon coeur…
    Joshua contracta sa mâchoire en entendant la voix de la dernière personne qu’il aurait souhaitait voir aujourd’hui.
    - Qu’est-ce que tu fais ici ? Demanda-t-il sèchement.
    - Je suis venu pour lui dire au revoir.
    - Tu détestais ma grand-mère. Tout comme tu détestes le reste de ma famille.
    - Mon amour est entièrement tourné vers toi, bébé. Tu devrais le comprendre. Je ne suis pas avec ta famille mais avec toi.
    - On est plus ensemble. Qu’est-ce que je dois faire pour que tu le comprennes ?
    - Pour l’instant, on ne l’est plus. Mais tu me reviendras, bébé. Une fois que tu sauras la vérité. Dit-elle en lui caressant le visage.
    Joshua se raidit en sentant le regard de Neyla se poser sur lui. Il fallait qu’il se débarrasse de Julia et vite avant que Neyla ne l’interprète mal.
    - Tu n’es pas la bienvenue ici, Julia. Dégage.
    Julia afficha un rictus et lui tendit une enveloppe.
    - Regarde ceci bébé, après tu pourras dire si je suis ou non la bienvenue ici, dit-elle en s’éloignant vers sa Mercedes rouge.
    - Qu’est-ce qu’elle voulait ? Demanda Alan en surgissant à côté de lui.
    - Rien.
    Joshua rangea l’enveloppe à l’intérieur de sa veste puis se dirigea vers Neyla et William.

    Pourquoi avait-il ouvert cette foutu enveloppe ? Pourquoi était-il aussi curieux ?! Il repensa aux paroles de Julia. « Mais tu me reviendras, bébé. Une fois que tu sauras la vérité. » Il eut un rire amer face au mot « vérité ». Quel était la vérité dans tout ça ? Sa vie n’avait été que mensonge, jusqu’à ce qu’il la prenne en main. Et maintenant qu’il avait décidé de vivre librement, il se sentait idiot. Il franchit la porte de sa chambre ou y trouva Neyla allongé sur son lit en train de lire un bouquin.
    - Qui es-tu ? lui demanda-t-il.
    Neyla baissa les yeux vers les mains de Joshua, ferma son livre et plongea son regard dans le sien.
    - On dirait que tu as déjà la réponse, petit pirate.
    - Je n’ai pas cette foutu réponse, c’est pour ça que je te la pose ! Dit-il en posant les photos en face d’elle.
    Neyla attrapa une photo et afficha un large sourire. Qu’est-ce qu’il y avait de drôle la dedans !
    - Ce jour-là, ta grand-mère avait invité le serveur de la cafeteria à boire un verre. Il devait avoir dans la vingtaine. Il ne savait vraiment plus où se mettre.
    Joshua fronça les sourcils. Elle connaissait donc vraiment sa grand-mère ? Neyla attrapa une autre photo. Sur celle-ci se trouvait Neyla en train de pousser le fauteuil de la vieille dame.
    - Là, c’était quand elle avait piqué une boite de chocolat aux magasins. On s’est fait prendre avant même d’avoir franchis le seuil de la chambre. Poursuivit-elle en souriant.
    - Tu connaissais ma grand-mère.
    - Oui.
    - Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? Pourquoi avez-vous fait semblant de ne pas vous connaitre ?!
    - Parce qu’elle me l’a demandé.
    - Pourquoi ?
    - Elle avait peur que son rêve tombe à l’eau si tu venais à apprendre la vérité.
    - Quelle vérité ?
    - C’est elle qui m’a envoyé, Joshua.
    - Quoi ?
    - Je fais partie de l’association les anges gardiens.
    - C’est quoi ça ?
    - Quand un patient est en phase terminal, il se voit exaucer 5 voeux. Les anges gardiens font tout ce qui est en leur pouvoir pour exaucer les dernières volontés. Ta grand-mère a rédigé ses voeux lorsqu’elle a appris pour son cancer. Au début, j’ai refusé d’être son ange gardien mais quand je t’ai vu à Portland, désemparé et en colère, quelque chose m’a convaincu de le faire. Dit Neyla en sortant du lit.
    - C’était quoi ses voeux ? demanda-t-il sèchement.
    - Draguer un type plus jeune qu’elle. Faire tout ce qu’elle voulait. Trouver l’exemplaire original de Peter Pan pour votre anniversaire…
    - Quels étaient les deux derniers voeux ?
    - Elle n’en avait fait que 4, petit pirate.
    - C’était quoi son dernier voeux ?
    - C’était briser ta cage dorée.
    - Quoi ?
    - Elle voulait que tu voies le monde tel je le vois. Que tu arrêtes d’être sur tes gardes et que tu accordes ta confiance en l’espèce humaine. Que tu commences à vivre ta vie comme tu l’enchantes. Que tu cesses de regarder en arrière et te projette dans l’avenir. Que tu souris sans avoir le moindre remords. Que tu puisses aimer sans la moindre contrainte.
    - Tu… tout ça n’était en fin de compte qu’une mascarade ?!
    - J’aurais tant aimé que s’en soit une, petit pirate. Tu n’as pas idée combien… dit-elle en lui caressant son visage.
    Joshua déglutit en voyant une once de tristesse traverser son visage.
    - Pourquoi ?
    - Parce que si ça avait été une mascarade… je n’aurais pas aussi peur, dit-elle en lui tournant le dos. Si ça avait été une mascarade, j’aurais inventé une vie plus joyeuse que la mienne. Je n’aurais fait que te dire des mensonges et cacher la noirceur de mon âme au lieu de tout te dévoiler…
    Joshua s’avança et enlaça Neyla par derrière.
    - Si ton âme est noire alors de quelle coulour est la mienne ?
    - Elle brille de mille éclats, Joshua.
    Neyla se libéra de l’étreinte du jeune homme, se retourna et posa sa main sur sa joue. Il adorait qu’elle le touche ainsi, qu’elle le regarde avec cette lueur dans ses yeux…
    - J’aimerai tant que tu puisses la voir à travers mes yeux, murmura-t-elle. Tu es la personne la plus gentille et la plus pure que je n’ai jamais rencontrée. Ma mission principale était de te sauver mais au final c’est toi qui est en train d’essayer me sauver et ça me fait peur.
    Joshua fut ébranlé par la détresse de Neyla. Celle-ci était encore plus effrayée par ses sentiments que lui.
    Il avait perdu sa confidente, la seule personne qu’il eut jamais compris mais il avait gagné au change. Il avait trouvé sa moitié. Et tout ça grâce à sa grand-mère. Elle avait manigancé tout ça sans se soucier du reste ni des conséquences. Elle avait mis la jeune femme sur sa route en sachant pertinemment qu’il tomberait sous son charme dès le premier regard. Elle l’avait poussé dans ses bras en sachant comment ça finirait… Elle devait bien se marrer là où elle se trouvait. Elle devait être en train de sautiller dans tous les sens en criant haut et fort que c’était grâce à elle que son petit fils avait trouvé la chaussure à son pied.
    - Tu n’as pas à avoir peur, dit Joshua en levant le menton de Neyla pour l’obliger à le regarder. Une flèche a traversé mon coeur dès le premier jour où j’ai posé mes yeux sur toi. Je suis amoureux de toi Neyla Prime White, alors laisse-moi te sauver. dit-il avant de l’embrasser tendrement.

    Joshua se réveilla en sursaut et tourna la tête vers l’oreiller d’à côté. Il se redressa et parcouru sa chambre du regard. Celle-ci était plongée dans le noir. Il posa ses yeux sur son réveil. 4h du matin. Où était-elle partit ? Était-elle rentrée ? Avait-elle fui après avoir déclaré ses sentiments ?
    - Tu as perdu quelque chose, petit pirate ?
    - Qu’est-ce que tu fais sur le fauteuil ?
    - Je regarde ton magnifique corps.
    - Tu peux le regarder de plus près.
    - Je n’aurais pas une aussi jolie vue d’aussi près, répondit-elle avec un sourire plein de malice.
    Un air froid s’abattit sur le corps nu de Joshua lorsqu’il sortit hors du lit pour se diriger vers Neyla. Celle-ci était en train de boire dans une tasse et ne le quittait pas des yeux.
    - Est-ce que tu apprécies la vue ? Dit-il en prenant la tasse des mains de Neyla pour la porter à ses lèvres.
    - Très, répondit-elle en tendant la main pour toucher l’érection de Joshua.
    - Vous êtes vraiment insatiable, madame la directrice.
    - Madame la directrice ? Répéta Neyla en levant les yeux vers le visage de Joshua. Tu n’as pas signé les papiers ?
    - Non. Et je ne compte pas les signer, ma belle.
    Neyla plissa des yeux et afficha une moue. À en juger par sa tête il aurait donné sa main à couper qu’elle n’était pas contente.
    - Pourquoi tu ne veux pas signer ?
    - Parce que ce n’est pas moi qui l’ai acheté.
    Il tendit la main vers Neyla pour qu’elle se lève, s’assit sur le fauteuil et attira la jeune femme vers lui pour qu’elle s’asseye à califourchon sur lui.
    - Donne-moi un euros alors et elle sera à toi.
    - Ce n’est pas comme ça que ça marche, ma belle, dit-il en glissant une main sous son t-shirt.
    - Dans mon monde, ça marche comme ça.
    - Ton cadeau me va droit au coeur, Neyla. Mais je ne peux pas accepter. Le jour où je voudrais diriger une agence de musique alors j’en créerais une.
    - Joshua…
    - Tu ne peux pas savoir à quel point ça m’excite de te voir dans mes fringues. Dit-il en empoignant les fesses de la jeune femme pour qu’elle se rapproche de son érection.
    - C’est déloyal, petit pirate, gémit-elle lorsque son gland alla frotter son clitoris.
    - Vas-tu te décider un jour à me dire pourquoi tu me traites de pirate ?
    - Plus tard, murmura-t-elle en plaçant l’érection de Joshua devant son vagin.
    - Non, maintenant, dit-il en remontant les fesses de Neyla pour l’éloigner de son érection.
    - Ce n’est vraiment pas le moment de parler de ça, petit pirate, ronchonna-t-elle.
    - Répond-moi, ma belle. Aussi non, pas de gâterie.
    - Je veux une gâterie. J’adore les gâteries, dit-elle en l’embrassant dans le cou.
    Joshua contracta sa mâchoire pour essayer de résister. Celle-ci faisait exprès pour l’exciter rien que pour avoir ce qu’elle voulait. Elle était vraiment le diable incarnée…
    - Réponds-moi alors. Dit-il en l’éloignant de sa clavicule.
    - Peter.
    - Peter ?
    - Auriez-vous oublié le prénom que vous aviez à votre naissance, Mr Storm ?
    Comment avait-il pu oublier le prénom que sa mère lui avait donné à sa naissance ? Il avait décidé de changer de prénom à la mort de sa mère. En fait ça ne changeait pas grand-chose vu que tout le monde l’appelait Joshua depuis qu’il était gosse. Personne ne connaissait son vrai prénom. À par ses frères et sa grand-mère.
    - Comment sais-tu ?
    - Ta grand-mère me l’a dit quand on cherchait le livre de Peter Pan.
    - Tu sais vraiment tout sur moi à ce que je vois.
    - Non, je ne sais pas tout, petit pirate. Je ne sais pas pourquoi tu as choisis Joshua comme prénom.
    - C’était le prénom de mon grand-père. Il est mort à mes 10 ans. C’est lui qui m’a offert ma première guitare ainsi que la première batterie à William. Quand il est mort, j’ai voulu rayer le prénom que ma mère m’avait filé pour le remplacer par celui-là.
    - Pour n’avoir plus aucun lien de rattachement avec ta mère.
    - Ouais.
    Neyla s’apprêta à poser une autre question, mais Joshua ne lui en laissa pas le temps, il attrapa ses fesses le positionna sur son érection et entra en elle lui arrachant un cri d’extase.
    - Oh bordel, maugréa-t-il lorsqu’elle se mit à bouger.
    Que c’était bon de la sentir contre lui. De sentir sa chair contre la sienne.
    - Tu prends la pilule ? Questionna-t-il lorsqu’il se rend compte qu’il était entré en elle sans préservatif.
    - Tu me poses la question que maintenant ? Demanda Neyla en affichant un sourire amusé.
    - En quoi ma question est drôle ? Bon sang, ma belle, ralenti le rythme.
    - On fait que coucher ensemble et tu me poses la question que maintenant. Il semblerait que je commence à déteindre sur toi, petit pirate.
    Joshua posa ses mains sur les hanches de la jeune femme et repris la cadence en main. Si elle continuait comme ça elle allait finir par lui faire perdre les pieds.
    - Si je te disais non, petit pirate. Arrêterais-tu de t’amuser avec moi ?
    Joshua contracta sa mâchoire. Elle était en train de s’amuser avec lui. De le torturer et elle adorait ça.
    Neyla lâcha un cri de protestation lorsqu’il se retira d’elle pour se lever. La jeune femme dans ses bras.
    - Tu veux savoir si j’arrêterai de m’amuser avec toi ?
    Il se dirigea sur le bureau l’allongea dessus, se positionna devant son vagin tout en lui écartant les jambes un peu plus et la pilonna sauvagement. Neyla essaya de s’agripper au recoin du bureau mais les assauts de Joshua l’en empêchait. Joshua attrapa les bras de Neyla pour la maintenir en place et l’empêcher de glisser.
    - Joshua… cria-t-elle.
    - Qu’est-ce qu’il y a douce Neyla ? Tu veux que j’arrête de m’amuser avec toi ?
    - Non, continue…
    - Prends-tu la pilule ma belle ?
    - Oui.
    - Enfin une réponse. Si tu m’avais répondu, nous ne serions pas dans cette position inconfortable, susurra-t- il à son oreille.
    - Plus vite, gémit Neyla.
    - Vous êtes vraiment intransigeante, madame la directrice.
    Joshua accéléra la cadence et finirent par jouir tous les deux à l’unisson. Il s’éloigna de Neyla, se dirigea dans la salle de bain puis revient avec un gant de toilette pour essuyer le sperme qui trônait fièrement sur la peau de Neyla.
    - Je crois qu’une de tes partitions est foutue.
    - Arrête de te tortiller, ma belle, dit-il en passant le gant sur son intimité.
    - Tu es en train de m’exciter plus qu’autre chose.
    Joshua souleva Neyla et la dirigea dans la salle de bain. Ouvrit le robinet de la baignoire et la glissa à l’intérieur après lui avoir enlevé son t-shirt. Une fois Neyla installé dans la baignoire il s’y glissa à l’intérieur. Il attrapa un autre gant et entreprit de laver chaque centimètre du corps de Neyla.
    - Prime est ton nom ou prénom ?
    - Le nom de ma mère. Quand elle s’est mariée, elle a voulu garder son nom et prendre celui de mon père.
    - Pourquoi t’être présentée comme Neyla Prime alors ?
    - Parce qu’il me fallait un nom d’espion.
    - Tu n’arrives jamais à être sérieuse plus de deux secondes à ce que je vois, dit-il en glissant le gant au niveau de son intimité lui arrachant par la même occasion un gémissement. Je vais être dans l’obligation de m’amuser avec toi comme on s’est amusé sur mon bureau tout à l’heure.
    - Je ne me suis jamais amusée, dans une baignoire, répondit-elle avec un sourire malicieux.

     

     


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  • Chapitre 10


    - Bonsoir, que désirez-vous boire.
    - Un Shoot tequila et laissez-moi la bouteille, répondit Joshua.
    - Ne lui donnez pas la bouteille, dit Julia en arrêtant le geste du barman.
    - Donnez-moi cette foutu bouteille.
    - Non. Les invités vont penser que tu es un ivrogne.
    - Je n’en ai rien à faire de ce que pense les invités, répondit-il en arrachant la bouteille de tequila des mains du barman.
    - Je peux savoir pourquoi tu t’énerves contre moi ?
    - Qu’est-ce que tu fais là, Julia ?
    - Je sors avec mon petit ami.
    - On est plus ensemble Julia.
    - Qui en a décidé ? Toi ? C’est toujours la même chose avec toi. Quand je reviens de tournée, tu me largues et tu me sautes ensuite dessus deux jours plus tard. Je suis trop vieille pour continuer ce petit jeu mon coeur.
    - Ce n’est pas un jeu Julia, dit-il froidement. Je t’ai trompé. J’ai couché avec une fille et j’y ai pris mon pied.
    - C’était juste un petit écart de conduite. J’en suis sûr que tu ne le referas pas.
    Ça il en doutait fort. Quand il avait vu Neyla apparaitre au pas de la porte vêtue de cette robe rouge, son coeur avait loupé un battement et son corps entier s’était raidit. Il la désirait encore malgré tout ce qu’elle avait fait et dit. Une rage l’envahit de nouveau en repensant à tout ça. Comment avait-elle pu coucher avec ce vendeur de guitare ou même Alf ! Comment peut-elle être à l’opposé de ce qu’il croyait d’elle ?!
    Il tourna la tête et chercha des yeux la jeune femme. Elle était toujours en compagnie d’Alf. Celui-ci laissait courir ses mains le long de son dos. Il plissa des yeux et se concentra sur ce magnifique dos qu’il avait touché à plusieurs reprises lorsqu’ils étaient dans cette chambre d’hôtel. Comment se faisait-il qu’il n’ait pas remarqué son tatouage ? Il recouvrait entièrement son dos… C’était des ailes d’anges déployées
    avec en bas de son dos les initiales : J, B, S et A. Le J, B et S devait certainement être les initiales de ses parents et son petit frère mais que signifier le A ? Était-ce le nom d’un de ses animaux qu’elle avait perdu ? Avait-elle d’autres tatouages ? Lui qui pensait avoir parcouru son corps en entier… Il repensa à son débardeur qu’elle n’avait pas enlevé une seule fois et à sa micro-jupe blanche que l’hôtel lui avait achetée. En avait-elle au niveau des fesses ? Des hanches ? Du ventre ? Une envie irrésistible lui intima de vérifier.
    - Bébé. Évitons de perdre notre temps pour des broutilles, dit Julia en venant se frotter contre Joshua.
    - Pour des broutilles ? Répéta Joshua.
    - Je sais que tu es mal de m’avoir trompé et je te comprends. C’est très difficile de rester fidèle alors que tu as une multitude de gars autour de toi.
    - Une multitude de gars ?
    - De fille, je veux dire. Rectifia Julia en se mordant la lèvre inférieure.
    - Tu m’as trompé ? Et moi qui avais peur de te blesser…
    - C’est arrivé que deux fois, bébé. Je me sentais seule et tu me manquais.
    - Julia. Je crois que tu n’as pas bien compris ce que je t’ai dit hier. J’ai couché avec cette fille parce que j’en avais envie et non pas parce que tu me manquais. Je n’ai même pas pensé à toi une seule fois. Pas une seule. Dit-il en reportant son attention vers Neyla.
    Pourquoi diable son regard faisait que se fixer sur elle ! Pourquoi faisait-il que penser à cette foutu soirée dans cette hôtel ?! Cette fille n’était pas faite pour elle. C’était une nymphomane mythomane…
    - Tu…
    - Tu n’as pas compris mon frangin on dirait.
    William apparut une bière à la main et une rouquine dans l’autre bras.
    - Il en a assez de toi. Poursuivit-il. Tu as dépassé la date de péremption, ricana-t-il.
    - Tu vas le laisser me parler comme ça ? cria Julia.
    - Oui. Répondit-il en buvant son shoot d’un trait net.
    - Un jour tu le regretteras Joshua. Dit-elle sèchement. Et quand ce moment sera venue. Ce ne sera pas la peine de venir frapper à ma porte !
    Joshua n’eut pas besoin de lever les yeux de son verre pour s’avoir que la jeune femme avait pris la direction de la porte. Quel bien ça faisait… Le voilà libéré d’un poids. Il pouvait enfin respirer.
    La musique s’arrêta et un bruit de guitare se fit entendre. Il tourna les yeux et aperçut sur une mini scène Neyla assit sur un tabouret, à ses côtés, se trouvait Alan avec une guitare acoustique.
    Que faisaient-ils tous les deux ainsi. Neyla attrapa un micro et se mit à chanter When you're Gone d'Avril Lavigne.
    - I always needed time on my own. I never thought I'd need you there when I cry
    And the days feel like years when I'm alone ?
    - Cette chanson. Ce n’est pas la chanson que Lana écoutait lorsqu’on était ado ? Demanda William. J’ignorais qu’Alan savait la jouer à la guitare.
    - Ils ont répété pendant 6 jours sans relâche pour le cadeau d’anniversaire de votre manager.
    Joshua tourna vers une fille gothique avec une mini-jupe sur laquelle était dessinée des têtes de morts.
    - Tu es…
    - Tu es vraiment le stéréotype des beaux gosses. Tout en muscles et zéro cerveau.
    - Salut, beauté, moi c’est William.
    - Avant que tu débarques et ne la traite de nymphomane, elle répétait sans relâche chez Alan. Poursuivit Abbygaelle en ignorant William. C’est pour cette raison que ton frère sait jouer cette musique.
    - Quoi ?
    - Oups. Aurais-je fait une gaffe ? dit Abbygaelle en faignant d’être désolé.
    - Qu’est-ce que tu racontes ?
    - Je dis que tu es un crétin.
    - Ouais. J’ai été un crétin de m’être fait avoir par une fille comme elle.
    - On est deux. Si j’avais su que tu étais aussi con, je ne me serais pas tapée 2h de route avec Neyla pour payer en avance un vieux grincheux… Dit-elle s’étirant.
    - Comment ça payer en avance ?
    - Oh, ça aussi c’était un secret ? Zut alors. Je fais que faire des lapsus ce soir. Je ne sais pas ce qui
    m’arrive. Ce doit être cette menthe à l’eau… Dit-elle en s’éloignant.
    Était-elle en train de dire que Neyla n’avait pas couché avec ce vendeur de Fort Myers ? Ni avec son frère par la même occasion ? Ça voudrait dire alors qu’il avait mal jugé ? Dans ce cas-là pourquoi avait-elle dit qu’elle s’était tapée tous ses gars ? Il repensa à la façon dont Alf faisait que la toucher et à cette étincelle dans les yeux lorsqu’il était apparu. S’ils n’avaient pas couché ensemble alors pourquoi avait-elle ce regard ?! Il s’ébouriffa les cheveux sentant une migraine affublé. Elle n’avait peut-être pas couché avec ce vieux et son frère mais il n’était pas certain qu’elle l'avait fait avec les autres. Après tout c’était elle qui avait crié haut et fort qu’elle était une nymphomane et qu’elle s’était juste amusée avec lui…
    Joshua fusilla son frère du regard lorsque celui-ci se mit à siffler à la fin de la chanson. Il tourna la tête et croisa le regard de la jeune femme. Celle-ci le regardait intensément avec cette étincelle dans les yeux.
    - Bonsoir, Mr Storm. Je suis ravi de faire votre connaissance. Je suis Milles Miders, avocat de la USA Stars Compagnie.
    - Salut. Répondit Joshua sans prendre la carte de visite que le vieil homme chauve lui tendait.
    - Je sais que le moment est mal venu mais j’aimerai discuter avec-vous de vos projets.
    - Comment ça mes projets ?
    - Comptez-vous prendre la place du PDG ou restez musicien ?
    Que diable lui racontait ce type ? Était-il bourré au point d’avoir les neurones qui déraillent ? Où était-ce une farce de son frère jumeau ? Il se retourna vers William qui haussa des épaules en guise de réponse. Il ne savait pas plus que lui de ce qu’il racontait.
    - De quoi vous parlez ? Demanda William devenu tout d’un coup sobre.
    - Je parle de l’acquisition de Mr Storm.
    - T’as acheté une nouvelle villa, frangin ?
    - Non, pas que je sache.
    - Votre nouvelle acquisition est bien plus onéreuse qu’une simple villa, messieurs.
    - Je ne suis pas d’humeur à plaisanter, boule de billard, dit froidement Joshua.
    - On se calme les gars, intervient Lana qui les avait rejoints avec Alan.
    - Qu’est-ce qu’il raconte ce con ? Demanda William.
    - Allons parler au calme. Dit-elle en se dirigeant vers la bibliothèque.
    Elle ouvrit les portes s’écarta pour les laisser entrer et referma derrière elle. William alla s’assoir dans un immense fauteuil du 19ième siècle tandis que Joshua alla se poster devant la fenêtre.
    - C’était nécessaire d’aborder ça aujourd’hui ? Questionna Lana.
    - Melle White, désire régler cette affaire le plus vite possible. Dit-il en posa sa mallette sur un bureau.
    - C’est qui Melle White ? Demanda William.
    - La personne qui a acheté votre agence et qui a fait de votre frère le digne propriétaire. Bien entendu. Vous avez également vos parts dans les actions de l’agence. Tous les 4. répondit-il en distribuant des feuilles à tout le monde.
    Joshua cligna des yeux et parcouru le contrat que l’avocat venait de lui donner. Que signifiait tout ce charabia ? Lui. Patron de son agence ? C’était une caméra caché ? Si s’en était une, ce n’était vraiment pas drôle du tout.
    - Les papiers sont déjà pré-remplir. Il faut seulement répondre à la question du PDG. Comptez-vous être
    PDG ou laisser l’actuel PDG ?
    - Attendez une minute. Vous ne déconnez pas ? questionna Joshua.
    - Ce n’est pas dans mon tempérament de déconner, Mr Storm.
    - Josh, murmura Lana.
    - C’est qui cette Melle White ? Répéta William.
    - Tu le savais Lana ? Demanda Alan. Tu savais que l’agence avait été rachetée et qu’elle nous avait mis principaux actionnaires ?
    - Oui.
    Joshua s’éloigna de la fenêtre et s’avança vers son frère aîné.
    - Qui elle ?
    - C’était quoi les papiers qu’elle t’avait demandé ? Continua Alan sans se soucier du regard assassin que lui lançait Joshua.
    - Des papiers que l’avocat demandait sur Joshua pour faire le transfert d’acquéreur.
    - Putain de merde, je peux savoir de qui vous parlez ?! Demanda Joshua.
    Alan ouvrit le document à la dernière page et le plaça devant ses yeux. William s’avança et lu le nom de la signature écrit en toute lettre par-dessus l’épaule de son frère.
    - Neyla Prime White.
    Pourquoi le nom de Neyla figurait en bas de la page ? Il devait y avoir une erreur. Neyla ne pouvait en aucun cas s’acheter une entreprise en un claquement de doigt… Elle vivait dans un quartier malfamé et portait des vêtements sortit tout droit de magasin bon marché. Si elle avait autant d’argent alors pourquoi n’achetait-elle pas une maison ou des fringues convenables ? Cet avocat se payait sa tête. Il parcourut la pièce des yeux à la recherche de caméra caché. Il devait certainement y en avoir une.
    - Qu’est-ce que tu cherches ? Demanda Lana.
    - Une caméra.
    - Ce n’est pas une blague Joshua. Neyla a acheté l’agence, il y a 6 jours. Et tu en es le digne acquéreur.
    - Pourquoi elle aurait fait ça ? Et par-dessus tout comment elle aurait pu faire ça ? Elle n’a même pas d’argent !
    - Elle a de l’argent Joshua. Beaucoup d’argent… Pour ce qui est du pourquoi… Je ne sais pas.
    - Je ne te crois pas. Dit Joshua en s’avançant vers elle. Tu le sais mais tu ne veux pas me le dire.
    - Pour une fois, contente toi d’accepter sans te poser de question, Joshua.
    - Tu me demandes de signer sans réfléchir ?
    - Oui.
    - Pourquoi êtes-vous autant pressés de signer ses foutus papier ?
    - Il faut que je rejoigne mes invités.
    - Tu serais plus convaincante si tu me regardais dans les yeux en disant ça.
    - Calme-toi petit frère.
    - D’abord Boule de billard apparait comme si de rien était pour me balancer qu’est-ce que je veux faire et maintenant tu me demandes de signer. Qu’est-ce que vous me dites pas ?
    - Joshua, signe ses foutus papiers, dit-elle en lui tendant les feuilles.
    Joshua écarta la main de Lana et se dirigea hors de la bibliothèque.
    - Joshua ! Quelle tête de mule, maugréa Lana.
    - Où est-elle ? Demanda-t-il.
    - Elle est venue me dire au revoir après avoir fini de chanter.

    - Bon sang, encore toi, maugréa Nick devant la porte. Rentre chez toi, Storm.

    Joshua posa son pied entre la porte pour l’empêcher de la fermer.
    - Où est-elle ?
    - Tu crois vraiment que je vais te le dire ? répondit Nick. À cause de toi, Storm. J’ai vu pour la première fois Neyla triste et déboussolé. J’ai laissé courir la première fois que tu lui as fait de la peine. La deuxième fois, j’ai failli te retrouver pour faire comprendre ta douleur. Et maintenant, j’ai bien envie de t’envoyer à l’hosto mais comme je suis une personne civilisé, je vais fermer cette foutu porte et faire comme si tu n’étais jamais venu. Dégage. Dit-il froidement.
    - Tu as couché avec elle ?
    - Nous y voilà. Soupira Nick. Non, je n’ai pas couché avec elle. Et non, elle n’est pas une nymphomane. Tu es le second type avec qui elle ait couché. Le premier est mort en mer dans l’exercice de ses fonctions.
    - Quoi ?
    - Il était sauveteur en mer.
    - Je dois lui parler.
    - Pas question.
    - Je ne t’ai pas demandé ton avis.
    Il poussa Nick et se dirigea vers la chambre de Neyla. Lorsqu’il ouvrit, celle-ci se tenait debout face à lui et était en train d’enfiler un débardeur. Qu’est-ce que c’était que ces cicatrices ?
    - Qu’est-ce que tu fais ici, petit pirate ? Demanda-t-elle en baissant son débardeur rapidement.
    - Qu’est-ce qui tes arrivée ?
    Joshua s’avança vers elle, tendit la main vers le pan de son débardeur et le souleva. Une énorme cicatrice recouvrait la moitié de son ventre, ainsi que sur ses hanches. Comment se faisait-il qu’il ne les avait jamais vus avant ? Neyla poussa la main de Joshua et baissa son débardeur avant d’enfiler un pull ample.
    - Tout le monde a ses petits secrets, petit pirate.
    - Tes petits secrets sont tous des mensonges, on dirait.
    Voyant que Neyla ne le contredisait pas il poursuivit.
    - Pourquoi m’as-tu fait croire que tu avais couché avec tous ses types alors que c’est faux ?
    - Le seul inconvénient qu’il y a, quand on a des amis, c’est qu’on ne peut plus avoir de petit secret. Ils ouvrent toujours la bouche quand elle devrait rester close.
    - Neyla !
    - Qui a vendu la mèche ? Abbygaelle ?... Nick ?
    - Ne change pas de sujet.
    - Les deux… J’aurais dû m’en douter.
    - Pourquoi tu as mentit ?!
    - Tu devrais m’être reconnaissant petit pirate au lieu de me crier dessus.
    - Reconnaissant ?
    - Je t’ai évité la prise de tête pour trouver une excuse pour arrêter ce qu’on avait commencé. Je t’ai aussi évité d’avoir des remords envers Julia.
    - Qui t’a demandé de faire ça ?!
    - Moi, petit pirate. Dit-elle calmement. Te demander d’entrer dans mon monde était une grossière erreur. Il est temps maintenant pour toi d’en sortir et vite avant d’être blessé.
    - J’en sortirais quand je le voudrai et sache que je ne t’abandonnerai jamais comme ce type mort en mer. répliqua-t-il sèchement.
    Joshua vit la jeune femme se raidir en entendant ses paroles. Était-il allé trop loin.
    - Comment sais-tu pour Alec ?
    Une envie irrésistible l’envahit lui intimant de la prendre dans ses bras lorsqu’il vit une once de chagrin traverser son visage.
    - Faut vraiment que quelqu’un leur apprenne à se taire, maugréa-t-elle.
    - Et il faut vraiment que quelqu’un t’apprenne à te faire dire la vérité.
    - Nick, s’évertue à m’apprendre mais ça m’est impossible. Ma place aux enfers est réservée depuis longtemps.
    - Tu te trouves drôles ?
    - Assez.
    - Arrête de te cacher et répond à mes questions !
    - J’ai répondu à ta question.
    - Je ne t’en ai pas posé qu’une.
    - Que veux-tu savoir, petit pirate ?
    - J’en ai tellement que je ne sais pas par où commencer.
    - Tu as un nombre de question limité, petit pirate.
    Joshua contracta sa mâchoire pour s’empêcher de lui crier dessus. Il ne devait pas s’énerver.
    - Ces cicatrices…
    - J’ai eu plus de chance que mon père. Un morceau de pare-brise est allé se loger directement dans son coeur, tandis que moi, il s’est juste logé gentiment plus bas. Pour ce qui est des autres cicatrices, c’est dû aux éclats de verre et des débris de la voiture.
    - Tu étais dans la voiture ?
    Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Et comment pouvait-elle conduire aussi imprudemment alors qu’elle avait été victime d’un accident de voiture et vue son père mourir sous ses yeux ?
    - Plus que deux questions petits pirates.
    - Comment as-tu acheté l’agence. Je veux dire tu as vu dans quel endroit tu vies. Si tu as autant d’argent pourquoi tu ne déménages pas ?
    - Je préfère vivre dans un endroit qui a vécu une histoire plutôt que dans un endroit sans âme, petit pirate. Les maisons neuves ne m’intéressent pas.
    - Et comment as-tu acheté l’agence ?
    - Est-ce ta troisième question ?
    - Ma deuxième question comprenait un tout.
    - Tu es devenu un vrai pirate à ce que je vois, dit-elle avec un rictus.
    - J’ai un bon professeur.
    - Mon frère et moi avions touché une grosse somme de compensation pour la mort de notre père.
    - Grosse comment ?
    - Plus que tu ne l’oses imaginer, petit pirate. Quel est ta troisième question ?
    - Pourquoi as-tu acheté cette agence pour me la donner ensuite ?
    - Je suis déçu petit pirate. Je m’attendais à une question plus amusante.
    - Réponds à ma question.
    - Parce que je veux que tu voles librement, petit pirate. Je veux que tu sois libre de décider, ce que tu as envie de faire, ce que tu as envie de chanter. Quel musicien engager. Où même de ne pas venir travailler si tu n’en as pas envie.
    - Si tout le monde faisait comme toi, aucune agence ne serait en vie à l’heure qu’il est.
    - Il est là tout ton problème, petit pirate. Tu te soucies du regard des autres, de leur agissement alors que tu ne devrais te soucier que de toi.
    Neyla s’avança vers Joshua et posa une main sur sa joue.
    - La vie est courte, murmura-t-elle. Trop courte. Si tu la gaspilles pour des choses aussi futiles tu ne vas pas faire long feu.
    - Pourquoi es-tu autant obnubiler par la durée de ton existence ?
    - Les trois questions sont terminées. Dit-elle en s’éloignant de Joshua pour se diriger vers la porte. J’ai été ravie de discuter avec toi ce soir, mais ma robe et moi devons sortir parcourir les trottoirs.
    - Neyla…
    - Ne me regarde pas avec ses yeux, petits pirates.
    - Aussi non quoi ? Demanda-t-il en s’avançant vers elle.
    Il posa sa main sur sa mèche de cheveux et l’entortilla dans ses doigts.
    - Tu ne peux imaginer à quel point, j’ai failli faire un massacre ce soir. Quand je t’ai vu arriver dans cette robe rouge et que tous les regards se sont tournés vers toi, j’ai failli péter une durite. J’étais même à deux doigts de frapper Alan lorsqu’il a osé poser ses mains sur toi. Chuchota-t-il. Et je ne parle même pas d’Alf. Poursuivit-il en touchant la lèvre inférieure de son pouce.
    Neyla ferma les yeux et poussa un gémissement. Elle avait envie de lui tout comme il avait envie d’elle. Il baissa les yeux et vit ses tétons pointer sous son pull.
    - Tu étais vraiment magnifique dans cette robe, dit-il en lui embrassant le cou. Mais j’étais furieux parce que je voulais être le seul à pouvoir regarder ton magnifique corps. Poursuivit-il en embrassant la commissure de ses lèvres tout en l’attirant vers lui pour qu’elle sente son érection.
    - Joshua…
    - Je sais que tu en meurs d’envie autant que moi, ma belle, dit-il en déposant un baiser sur ses lèvres.
    - Tu devrais partir, petit pirate, répondit-elle
    - Je partirai ma belle… une fois que j’en aurais fini avec toi.
    Il la poussa contre la porte qui se ferma violemment et l’embrassa avec avidité. Mon dieu que ses lèvres l’avaient manqué. Il avait cru devenir fous ses 6 derniers jours. Ne pas pouvoir la toucher. Ne pas pouvoir l’embrasser ou se retenir de lui parler avait été la chose la plus horrible qu’il eut jamais à faire de toute sa vie. À côté, dire la vérité à Julia et rompre avec elle avait été un jeu d’enfant. Même s’il avait eu besoin de son frère jumeau pour qu’elle comprenne que ce qu’il avait dit la veille n’était pas des paroles en l’air…
    Il posa ses mains sur ses fesses et la souleva du sol. Neyla passa ses bras autour de son cou et enroula ses jambes autour des hanches de Joshua. Elle poussa un gémissement lorsque l’érection du jeune homme frotta le tissus de son bas de pyjama. Il s’assit sur le lit avec Neyla toujours dans ses bras. Il abandonna ses lèvres pour embrasser, son cou, sa clavicule et la naissance de ses seins. Cette magnifique paire de jumeau qui le hantait depuis 6 jours. Il baissa ses mains sur le pan de son débardeur et commença à le lever, mais Neyla arrêta son geste. Elle ne voulait pas qu’il la regarder. Qu’il regarde ses cicatrices.
    C’était pour ça qu’elle avait gardé son haut lorsqu’ils étaient dans cette suite d’hôtel. C’était aussi pour ça qu’elle ne l’avait pas rejoint dans la douche malgré son envie de se trouver sous l’eau avec lui. Il attrapa les mains de Neyla et les embrassa tout en la regardant dans les yeux. Il ne voulait pas qu’elle ait honte de son corps. Il ne voulait pas qu’elle ait honte de ses magnifiques rondeurs, ni de ses cicatrices qui faisaient partie intégrante de son passé et de ce qu’elle était devenue.
    - Tu ne peux pas imaginer à quel point, tu es belle, douce Neyla. Chuchota-t-il avant de lever le
    débardeur. Tu ne devrais pas te cacher avec un morceau de tissus.
    Neyla ferma les yeux et déglutit mal à l’aise. Elle n’avait jamais dû se montrer ainsi devant une autre personne… Il la fit basculer sur le lit et la contempla avec pour seul vêtement le bas de son pyjama. Il afficha un léger sourire en voyant ses tétons pointer à l’air libre. Il tendit la main et laissa courir ses doigts le long de la cicatrice qui se trouvait sur son ventre. Neyla posa sa main sur celle de Joshua et ouvrit les yeux.
    - Ai confiance, ma belle.
    Joshua se pencha vers ses lèvres et l’embrassa avant de descendre vers le sud. Il déposa un baiser sur chaque sein, laissa courir ses lèvres sur chaque centimètre de sa cicatrice et s’arrêta une fois arrivée devant le pyjama.
    - Je crois qu’il est temps de libérer ce pauvre bas de pyjama de son kidnappeur.
    Il tendit ses mains et tira dessus, dévoilant l’intimité de Neyla. Une fois, enlevé il s’écarta pour
    contempler la jeune femme allongé sur le lit. Celle-ci haletait et le regardait avec cette lueur dans les yeux.
    Il se redressa, enleva ses vêtements, attrapa un préservatif avant de s’allonger sur la jeune femme.
    - Tu es tellement belle…dit-il avant de l’embrasser sensuellement.
    - Joshua, gémit-elle lorsqu’il glissa son doigt dans son intimité.
    - Tellement douce.
    Neyla se cambra, permettant à Joshua d’enfoncer son doigt plus loin en elle.
    - Tellement mouillée…
    Joshua abandonna ses lèvres pour se diriger vers le sud.
    - Tu n’imagines pas à quel point ton odeur m’a manqué, susurra-t-il en embrassant l’intérieur de sa cuisse.
    Neyla enfouit ses mains dans les cheveux de Joshua puis lâcha un gémissement lorsqu’il parcourut son intimité avec sa langue.
    - Ne te retiens pas, ma belle, dit-il en titillant son clitoris.
    Sans comprendre ce qu’il lui arrivait, il se retrouva projeté sur le dos et Neyla sur lui. Elle se mordit sa lèvre inférieure en observant ses abdominaux. Le jeune homme afficha un sourire triomphant en la voyant le regarder ainsi. Il adorait qu’elle le dévore des yeux ainsi. Qu’elle le regarde sans retenue. Qu’elle le dévisage comme s’il était à elle et à personne d’autre…
    Neyla se pencha et laissa courir sa langue en suivant la forme de ses abdominaux. Joshua enfonça sa tête dans le coussin en contracta sa mâchoire. Personne ne lui avait faire ce genre de chose. Aucune fille ne s’était attardée sur chaque parcelle de son corps. Aucune fille ne lui avait donné autant de plaisir sans avoir à se donner la peine de toucher sa queue…
    - Bordel de merde… Maugréa-t-il lorsqu’elle attrapa son érection dans sa main avant de la porter à ses lèvres.
    Elle ouvrit la bouche et le suça frénétiquement. Si elle continuait comme ça, il n’allait pas tenir bien longtemps… Elle libéra son sexe de sa bouche et lécha son gland lorsqu’un liquide blanc fit son apparition. Il retient sa respiration lorsqu’il vit apparaitre un léger sourire sur ses lèvres. Il ne pouvait plus tenir. Il devait entrer en elle avant de devenir fou. Il s’apprêta à la retourner mais Neyla ne le vit pas de cette manière. Elle se pencha, attrapa le préservatif, l’ouvrit et le posa sur son érection sans que Joshua n’ait eu le temps de réagir. Venait-elle de lui mettre le préservatif elle ? C’était bien la première fois qu’une fille le faisait à sa place… En 6 mois de relation avec Julia, pas une seule fois, elle n’avait pris l’initiative de le mettre elle. Elle disait détester avoir les mains poisseuses…
    - Je m’en voudrais qu’il attrape froid, dit-elle avec un sourire en coin.
    - Crois-moi, ma belle…
    Il se redressa pour se mettre en position assise et toucha ses lèvres.
    - Entre tes mains expertes, il n’attrapera jamais froid, dit-il en l’embrassant.
    Il posa ses mains sur le bassin de la jeune femme et la positionna sur son érection. Neyla s’accrocha aux épaules de Joshua et descendit le long de son membre l’engloutissant entièrement.
    - Bordel… dit-il les dents serrées lorsqu’elle commença à bouger.
    Il serra Neyla dans ses bras tandis qu’elle faisait des allées et venue sur sa queue frétillante. Si elle continuait comme ça, elle allait finir par l’achever. Il posa sa main sur le buste de la jeune femme qui se cambra jusqu’à poser sa tête sur le matelas.
    - Tellement belle, murmura-t-il en se penchant pour embrasser ses seins puis sa cicatrice.
    Joshua se pencha sur la jeune femme l’obligeant à s’allonger sur le lit. Il leva les deux jambes de Neyla et prit les commandes. Il commença à bouger lentement puis rapidement pour enfin revenir à un rythme lent. Il sortit jusqu’à l’entrée de son vagin puis frotta son clitoris avec le bout de son gland.
    - Joshua, gémit-elle en plaquant ses mains sur ses fesses pour l’obliger à entrer de nouveau en elle.
    - Ne sois pas si pressé, douce Neyla.
    Il se pencha vers son intimité et fit courir sa langue. Il écarta ses lèvres pour exposer son clitoris et le lécha avec avidité, arrachant un cri d’extase à Neyla. Qu’il adorait l’entendre crier ainsi. Il titilla, lécha, happa son clitoris sous les cris de plus en plus fort de Neyla. Joshua afficha un sourire diabolique en la voyant jouir sous sa bouche. Quel magnifique spectacle. Il se repositionna sur elle, et l’embrassa sur les lèvres. Était-elle prêt pour un second round ?
    - Tu es devenu un pirate, pur et dur. Dit-elle en tendant la main vers la queue de Joshua.
    - Si tu ne veux pas mettre un terme à ce qu’on a commencé, je te déconseille de me toucher la, douce Neyla.
    Il se pencha et embrassa ses lèvres puis lécha ses seins les attaquant chacun leur tour.
    - Joshua, gémit-elle en se dandinant sous lui.
    - Qui y a-t-il douce Neyla ?
    - Je vais devenir folle…
    - Seul un fou peu en connaitre un autre.
    Joshua leva les yeux vers Neyla qui avait toujours cette lueur étrange dans les yeux. Celle-ci souriait surement dû à la remarque qu’il lui avait dite. Il se leva, lui intimant faire de même. Il la positionna à 4 pattes et se positionna derrière elle. Il écarta un peu ses jambes dévoilant son intimité rosie et ruisselant de désir. Il plongea un doigt en elle, arrachant par la même occasion un gémissement à Neyla. Il se plaçaà l’entrée de son vagin et entra en elle en poussa un gémissement à son tour. Mon dieu que c’était bon.Elle était si étroite. Si réceptive… Il plaça ses mains sur ses hanches et commença à bouger en elle.
    Neyla poussa des cris de plus en plus fort sous les martellements de Joshua.
    - Ne te retiens pas, ma belle. Je veux t’entendre crier. Je veux que mon nom sorte de tes lèvres
    magnifiques. Dit-il en attrapant le buste de Neyla pour la ramener vers lui.
    Elle tourna la tête à la recherche de ses lèvres et l’embrassant langoureusement.
    - Bordel, maugréa-t-il en sentant l’extase l’envahir.
    - Joshua… cria Neyla avant d’être parcouru d’un second orgasme.
    Les deux jeunes gens s’écroulèrent dans le lit, en sueur et exténuer. Il se retira d’elle, enleva son
    préservatif, fit un noeud et le balança au sol puis serra Neyla dans ses bras après avoir rabattu les draps sur eux.
    - Ne me refais plus jamais ça, Neyla, chuchota Joshua le front posé contre le sien. Rester éloigné de toi pendant autant de jour a été un vrai supplice.
    Neyla tendit la main et la posa sur sa joue. Pourquoi affichait-elle un visage aussi triste ? Avait-elle autant souffert que lui ? Il la serra dans ses bras, respirant son odeur. Cette odeur qui l’avait suivi sans relâche durant ses 6 jours…
    Joshua la tient fermement dans ses bras jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Depuis combien de temps dormait-elle ? 1h ? 2h ? Pouvait-il la lâcher et attraper son téléphone qui clignotait pour indiquer qu’il avait reçu un sms ? Il posa délicatement Neyla sur le dos et se pencha pour attraper son portable. 9 messages. Qui diable était en train de le harceler. Était-ce Julia ? Il ouvrit le message et découvrit un message de sa grand-mère.

    « Ton morveux de frère m’a dit que tu étais partie

    retrouver Neyla. As-tu réussi à réparer ta bêtise ? »

    Il secoua la tête et répondit :

    « Je n’ai pas fait de bêtise »

    Il ouvrit le second message qui venait aussi de sa grand-mère

    « Tu es en train de m’ignorer petit merdeux ?! »

    Joshua maugréa en voyant que les 7 autres messages provenaient aussi de sa grand-mère. Qui diable avait eu l’idée de lui filer un téléphone portable ! Il ouvrit et lu tous les messages.

    « Tu vas me répondre, petit morveux ! »

    « Je vais finir par mourir à force de poiroter »,

    « Tu as de la chance que ce foutu docteur ne veuille pas que je sorte de mon lit aussi non je serai déjà en train de te botter ton petit cul de rockeur !»,

    « Réponds à ta grand-mère !»,

    « Surtout n’oublie pas de mettre un préservatif, je suis trop jeune pour être arrière grand-mère ! »,

    « Tu as intérêt à avoir bien fait ton travail et l’avoir fait jouir, aussi non je te renie !… »

    - Espèce de vieille folle, murmura-t-il avant d’ouvrir le dernier sms.

    « Je suis tellement fier de vous, mes petits morveux, ne l’oubliez jamais… »

    Que signifiait ce dernier message ? Pourquoi ressemblait-il à un message d’adieu ? Il enfila son boxer et son jean puis sortit de la chambre avant de jeter un coup d’oeil vers Neyla qui dormait.
    Il appuya sur la touche appel de sa grand-mère et tomba sur la messagerie. C’était-elle endormie ? Il en doutait fort. Sa grand-mère était une insomniaque. Elle rechargeait ses batteries en dormant que seulement 2h de temps. Il décida d’appeler le service de garde. Au bout de 6 sonneries une voix féminine répondit.
    - Bonsoir. C’est Joshua Storm….
    - Mr Storm, dit une voix chevrotante.
    - Qu’est-ce qui se passe ?
    - Je comptais vous appeler à la première heure…
    - Qu’est-ce qui se passe ? Répéta-t-il froidement.
    - Votre grand-mère a arrêté de respirer pendant un moment. Nous avons réussi à refaire partir son coeur mais…
    - J’arrive immédiatement. Dit-il en raccrochant.
    Il s’apprêta à retourner dans la chambre pour récupérer ses affaires mais s’arrêta en voyant Neyla devant le pas de la porte. Elle tenait dans ses mains, son t-shirt et son sweet. Il attrapa ses affaires et les enfila à la hâte.
    - Je suis désolé. Je dois y aller. Ma grand-mère est…
    - Je sais. Je vais conduire.
    - Reste ici. Je t’appelle tout à l’heure. Dit-il en l’embrassant avant de se diriger vers la porte.
    - Je ne t’ai pas demandé ton avis Joshua Storm, murmura Neyla. Je viens avec toi.
    Joshua se retourna et dévisagea Neyla. Comment avait-il pu ne pas remarquer qu’elle était habillée ? Il ouvrit la bouche pour lui dire hors de question mais elle franchit la porte sans attendre, avant de lui piquer ses clés de voitures des mains.
    - Aucune fille ne conduit ma voiture, ma belle, dit-il en la rejoignant.
    - Y a toujours un début à tout, petit pirate, répondit-elle en plongeant pour éviter son assaut.
    - Rends-moi mes clés.
    - Tu conduits comme un escargot.
    - Et toi comme un danger public.
    - Un danger public plus rapide que l’éclair.
    - Neyla !
    - Joshua ?
    - Je ne plaisante pas.
    - Moi non plus. Tu es tellement inquiet que tu pourrais causer un accident. Il est hors de question que tu conduises dans ton état.
    Neyla ouvrit la voiture et grimpa derrière le volant sous le regard outré de Joshua. Il avait vraiment cette fille dans la peau pour la laisser dire ou faire ce qu’elle voulait. Il grimpa sur le siège passager et composa le numéro de son frère ainé.
    - C’est moi. Y a un problème avec grand-mère. On se rend à l’hôpital… Neyla et moi… Oui… Je crois que ce n’est pas le moment adéquat pour parler de ça maintenant… Alan, maugréa-t-il. Ouais, à tout à l’heure.
    Joshua jeta un regard en coin à Neyla. Celle-ci avait perdu son étincelle dans ses yeux et regardait la route avec une concentration étonnante. Il regarda ses doigts qui étaient devenus blanc à force de serrer trop fort le volant.
    - Je devrais peut être, appeler Lana.
    - Laisse ton frère l’appeler, petit pirate.
    - Pourquoi ?
    - Parce que leur relation est tellement tendu qu’ils ne savent plus quoi se dire.
    Joshua ouvrit la bouche mais le referma. Elle avait raison. Leur relation était vraiment tendue depuis qu’ils avaient couché ensemble. Elle ignorait son frère royalement depuis et n’avait plus aucune conversation en dehors de leur travail. Il tourna la tête vers la fenêtre et plongea son regard dans le vide.
    Est-ce que ça grand –mère était au courant de ce qu’Alan avait fait à Lana ? Il en doutait car si elle avait été au courant, il n’aurait plus de tête à l’heure qu’il est.
    Sa grand-mère considérait Lana comme sa petite fille et elle ne supporterait pas de la voir blesser à cause d’un de ses morveux de petits enfants comme elle dirait. Il sortit de ses réflexions lorsqu’une main froide vient se poser sur la sienne. Joshua regarda Neyla et serra sa main dans la sienne. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour se faire comprendre. Un simple contact, un simple regard suffisait. C’était comme s’ils avaient vécu ensemble toute leur vie. Comme si leur âme se comprenait sans la moindre difficulté. Comme si son coeur était connecté au sien. Neyla s’arrêta au feu et tourna la tête vers lui.
    Lorsque son regard plongea dans le sien son coeur manqua un battement. Il porta sa main vers son coeur et se massa la poitrine.
    - Ça va ? Demanda-t-elle inquiète.
    - Oui. C’est juste que je suis…
    Il venait de comprendre pourquoi son coeur se comportait ainsi à chaque fois qu’elle le regardait. Il était devenu accroc à cette fille. Il était accroc à son regard brillant, à ses idées farfelues, à son comportement bizarre, à ses lèvres pulpeuses, à son magnifique corps, à sa voix mélodieuse. Il était accroc et…
    - dingue de toi.
    Neyla se pencha, l’embrassa tendrement sur ses lèvres.
    - Seul un dingue peut en connaitre un autre... Et je crois que tu en es effectivement devenu un, dit-elle avec un léger sourire.

     


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  • Chapitre 9

    - Qu’est-ce qui s’est passé ? Questionna Nick en regardant le rockeur sortir d’un pas furibond.

    - Je lui ai dit que j’ai couché avec toi et avec d’autres personnes.
    - Pourquoi ?
    - Parce que c’est ce qu’il voulait entendre.
    - C’est ce qu’il voulait entendre ou c’est ce que toi tu voulais lui faire entendre ?
    Nick fusilla la jeune femme du regard. Elle était vraiment désespérante quand elle s’y mettait.
    - Tu pourrais te comporter comme une fille normale de temps en temps ?
    - Je ne suis pas normale, doc. Grand-mère a appelé ?
    - Ne change pas de discussion. Va le voir pour lui dire la vérité.
    - Je vais me doucher.
    - Neyla Prime, n’espère pas t’esquiver, dit Nick en la suivant à la salle de bain. Neyla ? Demanda-t-il inquiet en voyant la jeune femme lâcher le flacon de shampoing.
    - Ça va.
    - Tu es sur ?
    - Oui.
    - Quand ça a commencé.
    - Je te dis que ça va.
    - Neyla !
    - Doc ?
    - Tu es vraiment bornée, soupira-t-il.
    Neyla entra dans la douche, balança ses affaires par-dessus bord et activa le robinet. Pourquoi se sentait-elle aussi mal ? Elle repensa à la tête qu’avait fait Joshua lorsqu’elle lui avait dit tous ses mensonges. Si son coeur ne s’était pas érigé une forteresse alors il serait en 1000 morceaux à l’heure qu’il est…
    Elle entra la tête sous le jais d’eau et chassa ses doutes. Elle ne devait pas vivre dans le doute, ni dans l’incertitude...
    Quand elle eut terminé de se doucher, elle se sécha, enfila un pyjama puis se dirigea sous les couettes. Une fois dans son lit, elle éteignit la lumière et fixa le plafond de sa chambre tout en se remettant à voter le pour et le contre. Au final, elle se convainc qu’elle avait fait le bon choix. Car après tout elle n’avait pas de temps à perdre pour des choses futiles tel qu’un petit ami ou des disputes inutiles. Oui. Son temps était beaucoup trop précieux pour ça.

    5 jours passèrent. Neyla s’évertuait à faire comme si de rien était. Et Joshua s’évertuait à l’ignorer quand il la croisait ou se trouvait dans une même pièce. Il ne lui adressait plus la parole. Ne la regardait plus. En gros faisait comme si elle était invisible. Ça ne la gênait pas, du moins c’est ce qu’elle s’était dit au bout du 2ième jour…
    - Mon sucre d’orge ! Cria William en sautant au coup de Neyla.
    - Tu es en retard, dit froidement Joshua sans lever les yeux de sa guitare.
    Neyla afficha un léger sourire en entendant de nouveau la voix du jeune homme. 4 mots en 5 jours c’était un record.
    - Désolée du retard, petit pirate. Mais le chanteur du groupe BVA m’a pris dans l’ascenseur.
    - Tu baisais avec Denis ? Cria William. Pourquoi tu es allée le voir lui et pas moi ! Je peux te faire
    grimper au rideau autant que lui.
    - Si tu as envie de baiser fais-le en dehors du travail, dit-il froidement en se levant et sortant hors de la pièce.
    - Je peux savoir ce qui se passe ? Demanda Lana à l’encadrement de la porte.
    - Salut, dit Alan en voyant leur manager.
    - Qu’est-ce qui se passe ? dit Lana en ignorant le jeune homme.
    - Joshua a besoin de baiser, répondit le frère jumeau en s’asseyant dans le fauteuil.
    - Neyla. Voici les papiers que tu as demandés.
    - Merci.
    - J’ai été ravis de travailler avec toi.
    - Comment ça, tu as été ravis ? Demanda Alan.
    - Je m’en vais, grande asperge.
    - Quoi ?
    - Neyla a signé un contrat de remplaçante.
    - Qu’est-ce que ça veut dire ? Demanda William.
    - Ça veut dire que maintenant que l’agence a trouvé une musicienne pour le groupe, Neyla peut partir. Bien entendu, Neyla nous a donné son accord pour utiliser sa voix.
    - Je suis largué. Dit William.
    - Ça veut dire que mon travail est fini petit ninja.
    - Attends, un peu. Vous n’aviez jamais envisagé qu’elle fasse partie du groupe ?
    Lana hocha négativement la tête.
    - Pourquoi avoir fait ses photos alors ?!
    - C’était une clause du contrat de Neyla.
    - Une clause ? Répéta Alan.
    - Je voulais avoir un souvenir de vous trois avant de partir.
    - Pourquoi tu veux partir ? Demanda William. Tu es bien avec nous ! Reste ! Si tu t’en vas, je vais faire une dépression, ronchonna William.
    - Tu survivras ! maugréa Lana.
    - Elle ne peut pas partir, elle n’a pas fini d’enregistrer ses parties. Dit subitement Joshua dans le dos de Lana.
    Neyla retient sa respiration en voyant le regard glacial que lui lançait le jeune homme. Depuis quand était-il ici ? Qu’avait-il entendu ? Et elle qui espérait sortir par la grande porte incognito, c’était loupé.
    - Joshua ! hurla une voix féminine dans le couloir.
    Le jeune homme tourna la tête à temps avant de subir l’assaut d’une bouche d’une brune plantureuse.
    - Julia ? Demanda-t-il surpris. Tu es brune ?
    - Tu aimes mon coeur ? Je l’ai fait pour toi. Dit-elle en tournant sur elle-même avant de se coller sur son corps. Salut les mecs.
    - Qu’est-ce qu’elle fou là cette truie ? Ronchonna William.
    - Salut à toi aussi espèce de cloporte, répliqua-t-elle sèchement.
    - Ta tournée ne devait pas finir dans une semaine ?
    - On a du annulé, Jackson s’est fait une tendinite.
    - Tu permets morue mais on était en train de parler de chose sérieuse.
    - Joshua tu vas le laisser me parler comme ça ?
    - Will, parle-lui autrement.
    Il se tourna vers Julia et libéra son bras de ses mains baladeuses.
    - Attends-moi en salle de pause. Il faut qu’on parle.
    - Il n’y a rien à lui dire, petit pirate.
    - Je ne t’ai pas demandé ton avis.
    - Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Julia ravis de le voir parler aussi sèchement.
    - Fais ce que je te dis.
    Julia fit semblant d’être vexée et se dirigea vers l’ascenseur.
    - Tu finis d’enregistrer tes parties et tu te casses.
    - Au revoir, petit pirate.
    - Je ne plaisante pas.
    - Je te raccompagne. Dit Lana en fusillant Joshua du regard.
    Neyla attrapa sa guitare, fit un signe de la main à Alan et à William, puis passa devant Joshua sans lui accorder un moindre regard. Lorsqu’elle fut sortie du studio d’enregistrement un immense soulagement la submergea. Elle était libérée. Libérée de cette torture qui commençait à détruire ses défenses. Si elle était restée une minute de plus dans ce studio elle aurait finir par craquer.
    - Ça va ? Demanda Lana en voyant la jeune femme perdu dans ses réflexions.
    - Oui, répondit Neyla avec un large sourire.
    - Je veux dire comment tu te sens…
    Neyla s’arrêta de marcher et serra Lana dans ses bras pour la faire taire.
    - Merci. De n’avoir rien dit.
    - Vous avez couché ensemble, n’est-ce pas ? Demanda-t-elle subitement. Il ne m’a rien dit, s’empressa-telle de dire… on avait fait un pari. Je devais me tenir éloigner d’Alan, si j’échouai alors je devais lui acheter la première guitare B.B King qu’il avait toujours rêvé d’avoir. Joshua quant à lui devait se tenir éloigner de toi. S’il échouait, il devait me filer sa voiture. Au final, on a perdu tous les deux. En tout cas, j’ai gagné au change. Je n’ai pas eu besoin de lui acheter sa guitare puisque tu l’as fait… C’est toi qui lui as acheté, n’est-ce pas ?
    - Qu’est-ce qui te fait croire que c’est moi qui l’ai acheté.
    - J’ai été voir Grand-mère Annie. Elle m’a dit que tu avais acheté cette fameuse guitare et que tu lui avais dit d’écrire ce mot.
    Neyla afficha un léger sourire en entendant les dire de la jeune femme. Elle savait qu’elle mentait car la vieille dame ignorait que Neyla avait acheté cette fameuse guitare. La vieille dame pensait qu’elle avait acheté le premier ouvrage de Peter Pan. Chose qu’elle avait fait dès l’instant où elle lui en avait parlé. Une fois acheté, elle avait marqué le nom de William sur le papier cadeau et non de Joshua car elle avait autre chose en tête pour lui. Cette fameuse guitare dont il avait rêvé depuis qu’il était gosse. Comment l’avait-elle su ? Tout simplement grâce au moyen de communication le plus rapide. La page du groupe dédié à leurs fans. Page où une multitude de personne marquent toutes les choses sur leurs idoles. Au début elle pensait que c’était des ragots mais elle était tombée sur un commentaire que Joshua avait fait sur leur page et tout c’est éclairé. Elle devait trouver cette guitare. Et elle l’avait trouvé.
    - Tu es une piètre menteuse, petite fée, finit-elle par dire.
    - Pas autant que toi.
    Qu’est-ce qui la rendait aussi sur d’elle ? Elle n’aimait pas son regard perçant. Ses yeux ressemblaient un peu trop à son chat. Ne disait-on pas que les yeux d’un chat sont le reflet d’une âme ? Était-elle en train de lire en elle comme une télépathe ?
    - Il t’a donné sa voiture ? demanda-t-elle subitement.
    - Ouais. Et dieu seul sait qu’il adore sa voiture. Joshua tient toujours ses promesses. Quand il dit quelque chose il le fait vraiment. C’est ce que j’admire chez lui. Dit-elle en fixant Neyla.
    Pourquoi la regardait-elle ainsi. Essayait-elle de lui faire passer un message ? Elle détestait vraiment vivre dans ce monde… Il fallait qu’elle parte et vite. Qu’elle s’éloigne de cet endroit, de ses gens, et qu’elle revienne dans son monde. Elle était navrée de ne pas pouvoir tenir la promesse qu’elle avait faite à grand-mère Annie. Mais elle ne pouvait pas continuer. C’était beaucoup trop risqué. Si elle restait alors elle finirait par changer le coeur pur et innocent de Joshua en pierre. Et elle ne voulait pas ça…
    - Merci de m’avoir raccompagné, petite fée.
    - J’ai failli oublier. Dit-elle en lui tendant un carton. Je fête mon anniversaire demain. J’aimerai que tu viennes.
    Neyla attrapa le carton, l’analysa puis reporta son attention sur la jeune femme. Que manigançait-elle ? Cette petite fée était aussi diabolique qu’elle. Sa conscience lui criait d’être sur ses gardes mais son cerveau criait l’inverse.
    - Merci, petite fée.
    - Tu as intérêt à venir. Si je ne te vois pas avant 21h je viendrais te chercher par la peau du cul. dit-elle avant de partir.

     

    - Va te préparer, dit Abbygaelle en envoyant une robe au visage de Neyla.

    - Je suis déjà habillée, ma petite Abby.
    - Tu comptes aller à cette fête ? Demanda-t-elle en tapant des pieds impatients.
    - Et toi quand est-ce que tu comptes te remettre à écrire ? dit-elle en levant les yeux de son livre.
    - Je t’ai dit que je prenais une année sabbatique.
    - Retourne voir ta plume, petite Abby. Je n’ai pas besoin de nourrice.
    - Et toi, va à cette foutu fête.
    Neyla posa son livre, se leva et se dirigea vers la penderie pour ranger la robe qu’Abbygaelle lui avait lancé au visage.
    - Tu es en train de faire l’autruche Neyla et ça ne te ressemble pas.
    - Ma tête est hors du sable, petite Abby.
    Abbygaelle ferma les yeux et essaya de se contrôler pour ne pas frapper son amie avec son sac en forme de tête de mort. S’il y avait bien une chose qu’elle détestait c’était qu’on fasse référence à sa taille et Neyla se prenait un malin plaisir à la provoquer pour enclencher une dispute et ainsi changer de sujet. Il fallait qu’elle se contrôle. Ce n’était pas le moment de s’énerver. Elle ouvrit les yeux et se dirigea de nouveau vers sa penderie pour sortir une autre robe.
    - Tu sais très bien ce que je veux dire. Qu’as-tu fait de ta citation ; « je vie l’instant présent sans me soucier du lendemain » ?
    - Elle est partie à la poubelle. Répondit Neyla en reprenant son livre.
    - C’est vrai. J’avais oublié que ta nouvelle citation était « planque toi et vie le restant de ta vie comme une lâche ».
    - Ta citation n’est pas poétique, petite Abby.
    - Tu veux une citation poétique ? Si tu veux garder toutes tes dents arrête d’essayer de faire exploser mon âme de volcan.
    - Tu m’écriras un poème ? Tu ne m’as jamais écrit de poème. Faut que je le rajoute à ma liste…
    - Neyla !
    - Je n’ai pas envie d’y aller, Abby, murmura-t-elle.
    Abbygaelle vient s’assoir à côté d’elle et lui caressa le dos.
    - Tu as peur de les voir ensemble, c’est ça ?
    Neyla posa sa tête contre l’épaule de son amie et se mit à fredonner la berceuse que sa mère lui chantait lorsqu’elle était enfant.
    - Pourquoi tu lui as dit toutes ses choses alors qu’elles étaient fausses toi aussi ! soupira Abbygaelle.
    - Tu sais très bien pourquoi.
    - Ce n’est pas une raison valable ! Si Juliette avait réagi pareil que toi alors on n’aurait jamais eu de Roméo et Juliette !
    - Juliette était une bourgeoise, écervelée et complètement idiote.
    - Je ne veux même pas savoir comment tu perçois Roméo… grommela-t-elle. Lève-toi et habille-toi. On va aller à cette fête toutes les deux. On va picoler comme des trous, et faire en sorte que tes mensonges soient vrais.
    - Abby.
    - Tu risques d’aller tout droit en enfers avec tous ses mensonges que tu déblatères à longueur de journée. Autant faire en sorte que certains de tes mensonges deviennent vrais.

     

    - Puis-je prendre vos manteaux, dit un majordome à l’entrée.

    Abbygaelle lui tendit son manteau ainsi que son écharpe, puis se tourna vers Neyla pour lui enlever son manteau de force.
    - Arrête de te cacher, lui dit-elle avant de la tirer à l’intérieur.
    - Je vais me faire charger par des taureaux avec cette robe rouge.
    - C’est le but, ma poule. Je veux que les taureaux te regardent et puisse voir cette pancarte lumineuse au dessus de ta tête qui dit : « baisez-moi »
    - Je n’ai pas envie d’avoir une pancarte au-dessus de moi qui dit « baisez-moi », ronchonna Neyla.
    - Avance et sourit. Dit-elle en la poussant devant elle.
    - Tu veux que je souris alors que j’ai la moitié d’une robe dessus ? J’ai le dos à l’air, une fente au niveau de la cuisse, un décolleté plongeant et pas de culotte !
    - Tu portes un tanga, ma poule.
    - C’est comme si je portais rien du tout, maugréa-t-elle. Ah ! Je sens les courants d’air.
    - C’est génial. Tu auras les tétons qui pointent comme ça. Les mecs adorent ça. Avance.
    - Neyla ! Je suis contente que tu aies pu venir.
    - Petite fée, je te présente ma fée carabosse. Fée carabosse, voilà petite fée.
    - Abbygaelle, répondit Abby en donnant un coup de coude à Neyla avant de tendre la main vers Lana.
    - Lana Johns. Enchanté. Les rafraichissements sont par là. N’hésitez pas à vous servir. Il y en a assez pour tout le monde.
    Neyla se raidit en voyant les yeux de Lana se poser sur elle.
    - Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente que tu sois là.
    Que signifiait ce sourire en coin ? Allait-on lui tendre un piège ? Il fallait qu’elle parte d’ici et vite. Elle s’apprêta à prendre la poudre d’escampette mais tomba nez à nez sur William, Joshua et Julia.
    - Mon sucre d’orge ! Cria William en lui sautant dessus. J’ignorais que tu allais venir. Et cette tenue…
    William se mit à hurler à la lune.
    - Ce n’est pas vrai quel crétin, maugréa Julia aux bras de Joshua.
    Neyla chercha des yeux son amie et la trouva au niveau du bar en train de rigoler avec un gars de
    l’agence.
    - J’ai appris qu’on t’avait renvoyé. Tu m’en vois navré, dit-elle avec un sourire hypocrite.
    - Elle n’a pas été renvoyée mais est partie d’elle-même.
    Alan qui était apparu se pencha vers Neyla et l’embrassa sur la joue.
    - Tu es magnifique ce soir. Ma douce Sweety.
    Neyla afficha un sourire et remercia Alan tout en mettant ses mains devant elle pour éviter qu’un courant d’air ne fasse bouger sa robe ou plutôt sa moitié de robe. Elle leva les yeux vers Joshua lorsqu’elle entendit avoir un rictus :
    - Magnifique…
    Magnifique, fut également sa seule pensée lorsque ses yeux rencontrèrent les siens. Cette lueur de colère et de désir était une douce torture. Elle avait envie de lui sauter dessus pour l’embrasser et lui arracher ses vêtements mais le chien de garde accroché à son bras la mordrait avant qu’elle ne fasse un seul geste. Et puis elle avait pris sa décision. Elle avait choisi de continuer sans lui. Elle ne devait cette situation qu’à elle-même.
    - On dirait une prostituée, acheva-t-il froidement.
    - Une magnifique prostituée, hurla William.
    - Avec un sexappeal étonnement grand, poursuivit Alan en tendant les mains pour toucher une mèche de cheveux de Neyla.
    - Elle a autant de sexappeal que ma petite nièce, pouffa Julia.
    - Neyla.
    La jeune femme tourna la tête vers la personne qui l’appelait et aperçut Alf. Celui-ci se frayait un chemin parmi les invités. Lorsqu’il fut à porter de la jeune femme, il attrapa la main de Neyla et l’embrassa sur la joue.
    - Salut, Alf.
    - J’ignorais que tu venais…
    Alf fit un pas à reculons puis détailla de la tête au pied Neyla.
    - Tu es vraiment magnifique ce soir.
    - Où tu vas frangin ? Cria William.
    Neyla regarda Joshua s’éloigner vers le bar avec à son bras Julia. Au moins, il n’avait pas foutu son poing dans la figure ni insulter Alf… Peut-être que son coup de tête n’était pas une aussi bonne chose au final…

     

     


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